Quand Abella Danger s’acoquine avec Kanye West

Parce qu’il n’y a pas que Kim Kardashian dans la vie, c’est notre tendre Abella Danger que Kanye West a choisi pour incarner la sixième collection de sa ligne de fripes Yeezy. On dit OUI.

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On peut souffler de belles choses sur cette série de fringues. Sa promo, déjà. West a choisi de rendre hommage aux photos de sa dulcinée prises par les paparazzis pour illustrer son sens du stylisme. Un exercice de style ironique et narquois comme il faut. Mieux encore : son casting sulfureux. Aux côtés de Paris Hilton, les porn stars Abella Danger et Lela Star font office d’égéries. Un sacré coup marketing. « Le tournage a duré de huit à dix heures, c’était plus long que pour tourner des films pornos » déplore Danger à AVN, où l’on apprend que West aurait flashé sur le charisme de Danger en tombant sur une parodie estampillée Brazzers de son clip FadeRésultat ? On est plutôt envoûté par ces photos fashion, leur lumière crue très homevideo, ce décor de parking un peu cracra sur les bords, la teneur fantasmagorique et borderline de la mystérieuse Abella, à la blondeur diaphane si irréelle.

Mais il y a anguille sous roche. Selon le site spécialisé TheFashionLaw.com, évoqué par AVN, une campagne promotionnelle doit, suivant le FTC Act (une loi fédérale) explicitement s’affirmer comme telle – à coups de hashtags (type #ad), officialisant l’événement aux yeux du public sans faux semblant. Mais l’ambiguïté est plus ténue quand la principale source de communication publicitaire consiste à voir les modèles concernés balancer des photos random sur Twitter, sans vraiment préciser leur caractère marketing. « Il suffit qu’une minorité signifiante de consommateurs reste confuse face à la véritable nature d’une campagne pour que le campagne soit trompeuse » nous précise la loi fédérale. Oups.

Mais c’est justement là que réside tout l’intérêt de la chose. Les clichés viraux lâchés par Danger sur Twitter puisent leur force d’un formalisme séduisant : le côté « images volées« , cette transgression tranquille au caractère à la fois esthète et voyeuriste. D’un côté, la mise en scène, très élaborée, de l’autre, cette fausseté du « pris sur le vif ». Une spontanéité travaillée qui fait tout le charme de cette Abella Danger grimée en icône people. On like.

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