Les histoires cul-tes de Kantoutacou, le jeu cadavre es-Q

L’orgasme est une « petite mort« , à en lire Georges Bataille (Madame Edwarda, 1937). D’accord, mais quid du « mort de rire » alors ? Ouf, les loustics de Kantoutacou viennent justement éclaircir ce dilemme existentiel, merci à eux, avec un jeu de société et d’obscénité pour petits et (surtout) pour grands. Chaleur humaine garantie.

Si vos plus cul-tes soirées arrosées d’alcool se résument à enchaîner les parties de Blanc Manger Coco entre ami(es), le concept de Kantoutacou vous sera familier. Ce « jeu de cartes dont le monde a besoin« , dixit Kassovitz (oui, rien que ça), repose sur un principe simple et plutôt identique : on commence par piocher des cartes, en majorité délirantes, à base de « gang bang« , de « lubrification » et de « dans le cul« . Puis à la carte-pivot déposée par le maître de cérémonie viennent s’ajouter les cartes personnalisées des autres joueurs, ponctuées des noms de proches, de people, de descriptions du quotidien. Le tout provoque les combinaisons les plus absurdes. Le plus drôle des mixs remporte un point, et ainsi de suite – il vous en faut trois pour gagner la partie. C’est un peu le cadavre exquis des poètes surréalistes remanié à la sauce paillarde bien de chez nous, pour amateurs d’apéros grivois.

L’un des points forts du jeu est ce décalage constant entre les dessins d’enfants recouvrant les cartes et les potacheries d’adolescent potache écrites dessus. Une bonne façon de transgresser les tabous à coups de combos, comme lors d’une bonne vieille partie de Limite Limite, ce jeu à succès « que vous aurez honte d’aimer ». Sur KickStarter, ce projet collégial monté à huit mains a déjà passé le cap des 100 %. Il ne tient qu’à vous pour qu’il caresse celui des 150.

 

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