Strokemon, la parodie porno de Pokemon

Aux charmants et balbutiants débuts du Tag, il y a maintenant 5 ans (putain…), l’ami Spock Buckton nous parlait déjà de ce qu’il pensait de la tendance à la parodie qu’avait le porn US. On n’est pas allé lui re-poser la question puisqu’il a depuis un moment lâché le gouvernail de Popporn, mais en regardant le paysage actuel, j’ose croire que son avis n’aura pas vraiment changé. Mais quoi que nous puissions en penser, le vieux Spock et moi-même, il est impossible de nier que la porn parody reste une niche lucrative, qui ne cesse de trouver son public – celui-ci étant le plus souvent, évidemment, la clientèle originale de la matière parodiée, désireuse de se faire peur ou de s’encanailler un peu.

Le phénomène n’est, certes, pas nouveau, et comme on en a déjà souvent parlé ici, inutile de s’appesantir. Mais comme les petits malins de chez Woodrocket jouent encore une fois la carte du WTF, il va bien falloir y revenir.

Fidèle à lui-même et à sa solide stratégie marketing, Lee Roy Myers vise encore une fois le buzz mainstream en allant taper à la limite du 34 et en désacralisant une figure bien aimée de notre enfance. Celle-ci parlera à tous ceux de ma génération (à savoir celle qui voit la trentaine arriver de très près), une figure qui était à nos côtés lors de notre entrée brutale dans la puberté, qui était l’animal de compagnie idéal, la fidélité incarnée, le meilleur copain qu’on voulait tous avoir : Pikachu.

strokemon

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C’est effectivement avec une parodie de Pokémon – astucieusement renommé Strokemon pour l’occasion (si vous ne comprenez pas le calembour, rassurez-vous : vous ne loupez pas grand-chose) – que Myers s’amuse cette fois-ci. Et il a fait ses devoirs, comme toujours. Tous les éléments du dessin animé devant lequel on croquait nos Kellogg’s le mercredi matin y sont : un Sacha un peu teubé, une Ondine un peu slutty, une Team Rocket un peu androgyne, et des bestioles moches au point de se demander aujourd’hui ce qu’on avait bien pu leur trouver d’attachant dans nos jeunes années. Le tout filmé dans une seule pièce avec des plans un peu feignasses et tartinés de vannes, disons… un poil faibles (d’ailleurs si quelqu’un peut m’expliquer ce que les références à Dr. Oz et à la carrière de Brian Williams viennent faire là, je suis preneur).

Bref, on est en droit de trouver ça bon enfant, mais permettez moi de douter sérieusement du potentiel masturbatoire de l’ensemble. Mais de toute façon, pour Woodrocket – et quoi qu’en dise Myers – ce n’est pas là que réside l’intérêt. Tant que le buzz est assez fort pour faire du clic et que les placements de produit rapportent assez, tout ira bien. Et qu’importe qu’on soit lassé de l’humour.

On répondrait bien avec un meme du genre I don’t wanna live on this planet anymore, mais avec Lee Roy Myers, ça finirait encore en parodie porn

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