La vie tourmentée de Tori Black

Dans le septième numéro du magazine Richardson dédié à la mort, Tori Black donne une interview saisissante de sincérité, en plus d’apparaître sur de superbes clichés bondage du photographe Nobuyoshi Araki.

Tori Black met sa carrière d’actrice entre parenthèses à chacune de ses grossesses. Depuis que sa fille est née l’été dernier (elle a eu un garçon en 2011), Tori a repris le sport, les shows à travers l’Amérique et fait aussi des sexcams à l’occasion. Son retour sur les plateaux californiens semble pourtant compromis, pour l’instant elle se consacre à sa famille. Tori mérite bien d’appuyer sur pause, car sa vie n’a pas été un conte de fées.

Dans l’entretien réalisé par Karley Sciortino, qui tient slutever.com, Tori revient sur son histoire traumatisante. Violée depuis l’âge de quatre ans, expérimentant les drogues à partir de douze, défigurant une ado qui lui voulait du mal, foutue dehors par sa mère, envoyée en pension pour filles douées mais psychotiques par ses grands-parents, celle qui deviendra l’icône d’un porn chic et intense n’a connu que des galères dans sa vie personnelle et s’est retrouvée souvent à la rue. Elle raconte la fois où, prisonnière d’un gang de maquereaux, elle aurait pu finir pute asservie dans les demeures de riches clients hollywoodiens. C’était une soirée plutôt sympa au départ, elle avait décidé de rester alors que sa copine rentrait. Erreur fatale, elle fut retenue cinq jours, violée, droguée, battue. Les coupables n’ont même pas été inquiétés par la police, dur de croire une camée.

Tori confesse que le porno l’a aidée à reprendre possession de son corps mis à mal par les abus. En s’exhibant, elle affirme que sa sexualité lui appartient, qu’elle fait ce qu’elle désire et que personne ne lui dictera sa conduite. La jeune mère explique que, sur les tournages, elle se donnait à fond pour séduire son partenaire, l’équipe technique et les futurs spectateurs, que cette passion visible dans les scènes vient de là, elle vient du mal, Tori souhaite contrôler, avoir le pouvoir et rendre fou de désir le monde entier, devenir l’objet de convoitise parfait. On peut dire qu’elle a réussi.

Tori Black s’exprime aussi sur la prostitution dans l’industrie du X, pour elle, 85 à 90 % des actrices ne tournent que pour promouvoir leur activité d’escorte, plutôt péremptoire comme jugement. On lui a proposé la bagatelle maintes fois pour des sommes mirobolantes (de 50 000 à 100 000 $), en sus de vols en jet privé, elle a toujours refusé.

La belle au tatouage s’engage également sur l’éthique du milieu (Stoya n’est pas la seule). Elle a lutté contre l’idée que certaines pratiques sont moins valorisantes et empêcheraient de mener une carrière couronnée de succès. Refuser l’anal et l’interracial engendrerait bonne réputation et contrats en masse, mais c’est faux. La sincérité dans la démarche, voilà ce qui rend célèbre, ce qui a rendu Tori si chère à nos cœurs de fappeurs.

Tori Black a été gâtée par la nature, mais elle a morflé en société. Le porno l’a aidée à se rependre en main, le porno représente parfois de l’espoir.

Photos réalisées par Nobuyoshi Araki pour Richarson Magazine

2 commentaires Voir les commentaires

  • en tout cas elle est pour moi l’une des plus belles filles du porn !!

  • Pareil, et pour ce qui est de « la sincérité rend célébre » je plussoie meme si c pas forcement gratifiant à court terme c, pour dans toute les branches, ce qui fait la différence entre les gens doues et les gens remarquable
    Etre soi, etre sa nature es toujours la bonne voie :) le reste … fake
    Belle route à toi Tori et merci pour la ballade

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