La cumpilation de la semaine #8

Le vendredi à la rédaction c’est journée de cumpilation. Comme Saint-Sernin est parti tourner avec Pascal Op une vidéo étrange dont on ne veut pas connaitre la nature, on est restés avec Le Serbe mixer les infos de la semaine qu’on vous a épargné. Au menu cette semaine, des retours de porn stars, des poings levés, des infos pas toujours marrantes mais un final en trois vidéos qui devraient ambiancer votre open-space comme il se doit.

Le porn c’est mal

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• Le concept de Date my Porn Star tient en une phrase : Kevin, Danny et Jonathan sont trois britanniques « obsédés du porno » partis à la recherche de leurs performeuses favorites sous le soleil de la cité des anges. L’émission, produite par Channel 4, prétend également révéler les côtés sombre de l’industrie pornographique. Il y a quelques jours, c’est Alexa Cruz qui discutait avec les trois larrons. L’actrice de vingt-cinq ans a quitté le milieu en mars dernier après sept ans de service, et fait désormais partie d’une organisation anti-porno. Tout y passe : infections sexuellement transmissibles variées, déchirures diverses, sang, sodomie et antalgiques… il faut avouer qu’on est un peu pris de pitié pour elle. C’est le but : Date my Porn Star est clairement un programme anti-porno. Il faut croire qu’en Angleterre, on déteste vraiment ça.

• Dans un article pour le Daily Beast, Aurora Snow décortique l’impact de la vidéo sur l’industrie pornographique des 70’s. L’idée est claire : VHS killed the porn star. Explication. Quand les cassettes n’existaient pas encore, on allait tout simplement au cinéma pour voir Marilyn Chambers prendre son pied contre son gré dans Behind the Green Door. Il y avait une intrigue, un véritable jeu d’acteur, une idée derrière chaque production. Hollywood et son star system n’étaient alors pas si loin pour les pornographes. Puis les magnétoscopes sont arrivés et avec eux le Fast Forward, qui permettait de foncer directement sur les scènes intéressantes. Les salles obscures se sont vidées, le gonzo est apparu, on a arrêté de prendre son temps et les porn stars à l’ancienne ont été balayées par des starlettes éphémères, consommées et oubliés en un clin d’oeil. Ça se discute.

Fat Come Back

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• Interviewée ce lundi par les génies de la Fox à l’occasion de la sortie de son roman érotique Sugar, Jenna Jameson a rempli nos cœurs de honte et de tristesse. On ne voulait même pas vous montrer ça mais on le fait quand même, pour vous, dans un courageux élan cathartique. Vraisemblablement défoncée (« Alcool et médicaments ! » analyse le patron), The Queen of Porn a bien foiré son coup. Réponses à côté de la plaque, air absent et petits cris d’excitation embarrassants ; la totale. Tant et si bien que l’interview a été écourtée. Depuis, les ricains s’enflamment un peu, les questions fusent, on fait les fonds de tiroir au sujet des vieux problèmes d’addiction de Jenna… qui est restée silencieuse depuis lundi. Mais pourquoi, Jenna ? Pourquoi la chirurgie, pourquoi les UV, pourquoi tout ça ?

• Ça s’agite autour du compte Twitter de Tori Black. Des news sur son site, des livecams, des RT en provenance de MimeFreak, le nouveau réa maison d’Elegant Angel (qui n’est autre que son mec). Bon en fait l’info est un peu old. Sur son blog “perso” on apprend qu’elle est de retour depuis cet été dans le porn game. Mais on n’en sait pas tellement plus puisqu’en voulant s’inscrire, internet nous a lâché un sympathique “Security breach, your attempt to access a secure form has been denied!”. Ok. Et bien démerdez-vous ça, mais il semblerait bien qu’elle soit définitivement de retour.

Toujours le poing levé

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La 9e cérémonie des Feminist Porn Awards se déroulera les 3 et 4 avril 2014 à Toronto pour célébrer la sexualité sous toutes ses formes, comme alternative au porno mainstream sur-représenté. Cette cérémonie est participative et vous pouvez envoyer vos créations et vos pornos jusqu’au 17 janvier 2014. A noter que la seconde conférence annuelle du porno féministe suivra la cérémonie (les 5 et 6 avril) où s’enchaineront critiques, étudiants, activistes, fans, acteurs, réa… et leur vision d’un porno féministe, riche et différent.

• Si vous voulez soutenir les travailleuses et travailleurs du sexe, une manifestation nationale à l’initiative du STRASS est prévue demain contre la pénalisation des clients qui reviendrait à marginaliser encore plus la prostitution, qui on le rappelle est légale en France. Le rassemblement est prévu à 13h sur la place de Clichy à Paris et 15h à l’hôtel de ville de Lyon. Pour lire le manifeste ça se passe par ici.

L’amour en vidéo

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• Dans cette vieille vidéo qu’eFukt a ressorti du placard à balais, on voit un puceau bedonnant perdre sa virginité avec une porn star devant une équipe venue le filmer (pour que ça finisse dans un porn, on se demande bien qui peut bien fapper là-dessus, mais on ne juge pas). Le génie se trouve encore une fois dans le montage, simple, précis, efficace ; l’école du rire de la culture porn.

• Julia Ann est considérée comme une MILF mais peut tout aussi bien enfiler son costume de cougar à l’occasion. Il faut savoir – car on a tendance à l’oublier – que la différence entre une MILF et une cougar n’est pas une histoire d’âge mais bien de posture sociale. Si la MILF est dans l’imaginaire pornographique la mère d’un pote, la cougar elle, est une femme célibataire active attirée par les jeunes hommes sur lesquelles elle exerce souvent son pouvoir de domination pour séduire. L’exemple le plus parlant étant l’épisode 6 de la saison 2 de la série How I Met Your Mother.

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Dans cette publicité datant de mai dernier pour le site de rencontre CougarLife, Julia campe donc le personnage d’une cougar un poil vénère envers les autres femmes plus jeunes. Sans doute trop au goût du bureau de la vérification de la publicité australien qui vient d’interdire la publicité jugée car trop agressive : “Le bureau a sa majorité considère que ces deux scènes mettent en avant un acte d’agression d’une femme envers une autre. La majorité du bureau considère donc que ce comportement agressif dans un bar n’est ni drôle, ni acceptable”. L’humour, c’est pas facile.

• Mellisa Clarke, l’égérie de Front Mag, n’a pas tellement besoin de se forcer pour transformer nos yeux en tarsier sous hallu. Il lui suffit d’être elle-même, regarder un peu vers le bas, être un peu triste, un peu ailleurs et ça fonctionne. Les pupilles se dilatent, le sang afflue dans l’entre-jambe et la main se met à trembler. Est-ce une raison pour balancer de la dubstep dégueulasse en fond sonore ? Certainement pas.

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