Ivre, il relaie une étude américaine sur les actrices porno

On a coutume de dire ou de laisser entendre que les actrices pornos auraient (forcément) été abusées sexuellement pendant leur enfance, qu’elles auraient une mauvaise image d’elles-mêmes et que globalement leur enfance difficile les aurait amenées à se lancer dans le porn par rejet de leur corps. Une étude américaine Pornography Actresses: An Assessment of the Damaged Goods Hypothesis – publiée dans le US National Library of Medicine; National Institutes of Health – est donc allée se pencher sur la question, et nous prouve le contraire.

Ils ont étudié 177 actrices porno et ont comparé leurs résultats à un groupe de femmes similaires en âge, origine ethnique et statut marital. Il s’avère dans un premier temps que les actrices – et ça n’étonnera personne – sont plus portées sur le sexe que les autres : elles sont plus facilement bisexuelles (sans dec…), ont leur premier rapport sexuel plus jeune, ont plus de partenaires sexuels et sont plus préoccupées par les IST qu’elles pourraient choper. Elles ont également une plus grande estime d’elles-mêmes, sont plus satisfaites sexuellement et de manière globale se portent psychologiquement mieux. Pouces en l’air les porn stars, si ça pouvait motiver quelques françaises pour se lancer dans l’aventure…

Voilà qui tranche avec ce qu’on peut entendre au café du commerce entre deux cahuètes et un petit blanc, surtout qu’en terme d’abus sexuel durant l’enfance, ils n’ont trouvé aucune différence entre les deux groupes. Seul point négatif qui ressort de cette étude, les actrices auraient tendance à se vautrer un peu plus dans la dope.

Si vous voulez en savoir plus – car c’est une étude sérieuse -, il faudra lâcher 27 dols pour la lire au coin du feu.

4 commentaires Voir les commentaires

  • Je suis assez curieux de voir ce que cela donne… Est ce que les questions du revenu, de la reconnaissance professionnelle, la célébrité etc etc etc sont prises en compte, par exemple ?
    Dans l’abstract, ce n’est pas précisé : « The present study compared the self-reports of 177 porn actresses to a sample of women matched on age, ethnicity, and marital status. »
    J’imagine bien que Lexi Belle, Sasha Grey, Bobbi Star, les nanas de X-art ou kink.com etc sont payés plus que correctement, elles ont un tas de fans, sont des fantasmes ultimes (ou presque), etc etc…
    Par contre, les nanas un peu grasse, avec des boutons sur les fesses, un visage peu gracieux qui tourne dans des productions moches et sans intérêts et peu diffusé… je me permet d’émettre quelques doutes…

    • On a l’étude, il faudrait qu’on s’y penche de plus près car c’est assez long. Ou alors on te l’envoie.

    • Non, toutes les variables dont tu parles, Hiver, ne sont pas prises en compte. Je suppose (fortement) que c’est dû à la nécessité de garantir l’anonymat des participantes. Le mode de recueil laisse quand même penser qu’il n’y a pas eu que des Lexi Belle d’interrogées. Mais de toute façon, de l’aveu même des auteurs, l’échantillon n’est pas (statistiquement) représentatif de la population des actrices porn (l’emploi du verbe prouver dans l’article est d’ailleurs exagéré ;)).

      Et par rapport à la drogue, les résultats tendent à montrer que les actrices ont essayé plus de drogue dans leur vie mais pas qu’elles en ont pris plus sur les 6 derniers mois, sauf pour la weed (mais elles habitent toutes en Californie, les actrices, alors…). Même sur la drogue donc, j’aurais tendance à dire « Pouces en l’air », mais ça n’engage que moi.

      Étude intéressante, en tout cas, même avec toutes ses limites !

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