Pretty.Dirty coupe le porn en deux

Tremblement de terre dans les locaux du Tag quand on a vu le trailer de Pretty.Dirty. En tant que dernière prod de New Sensations on s’attendait à du X-Art lookalike foiré sur la lumière comme à leur malheureuse habitude (à part quelques prods, dont la série Romance, mais la grande majorité reste du gonzo à la chaîne).
Ce nouveau porn, faussement ambitieux, repris par Joymii ou autres HDPassion, c’était beau, c’était soft, et on a aimé pendant un moment. Mais mon Dieu que c’est devenu chiant de regarder une scène où le mec est si doux qu’on a l’impression qu’il flippe de démembrer sa partenaire. Et où cette dernière se trémousse dans toutes les positions sans jamais vraiment se lâcher. Un porn qui retient la tension sans jamais la libérer c’est comme une pizza sans pâte, ça dégouline beaucoup trop pour qu’on en mange.

Bon comme ils ont toujours su trouver des petites débutantes naturelles, pleines de charme candide et de bonne volonté non feinte, on les excuse.

Mais en regardant le trailer de Pretty.Dirty – qui est une sorte de suite à Innocence Of Youth prod sympa sur le papier mais décevante à l’arrivée car on n’est pas des vieux pervs – on s’est demandé deux secondes par quel miracle ils en étaient arrivés à là. Ce court trailer va entrer dans ton cerveau, sans effraction, te faire oublier de rappeler ta copine ou de payer ta facture d’électricité.

Ça faisait longtemps qu’on attendait un météore du genre prod hybride à mi-chemin entre le gonzo de qualité – qui te prend aux tripes et qui transpire gras – et le porno édulcoré à la sauce X-Art. L’amour et la violence dont parlait Sebastien Tellier semblent enfin réunis dans ce film d’Eddie Powell, connu pour être une des figures de proue du sentimental porn.

Sous l’oeil de son 7D, les filles sont éblouissantes au naturel, mention spéciale à la petite Jenna J.Ross qui a d’ailleurs le regard le plus explicite de la Terre (on l’a stalkée pendant bien 40 minutes). Apparemment le film a été tourné de façon libre et décomplexée, les acteurs/actrices étaient là pour s’éclater dans l’amour de l’art. Les plans sont proches, c’est vicelard, c’est ce qu’on aime dans le gonzo, ça fait pas dans la dentelle mais ça nous procure des érections spéctaculaires – de celles qui viennent te poker le front. Les protagonistes salissent de sexe animal l’ambiance léchée et trop propre d’une chambre avec dorures au plafond : c’est exactement ce qu’il fallait, salir, dégeulasser toutes ces belles prods barbantes et trop molles, ce porn qui ne voulait pas s’assumer. Quand tu débarques au beau milieu d’un X-art c’est pas pour dire je t’aime avec deux-trois caresses mais bien pour déchaîner l’Enfer de Dante et exorciser cette pulsion sexuelle exacerbée par une réal paradisiaque et fantasmatique.

Natasha Nice nous disait récemment ne se masturber que sur du gonzo, Madame est servie et le champagne offert par la maison.
On trinque à cette prod qui veut changer les choses sans prétendre tout révolutionner, ce gonzo bien filmé, le porno qui tape dans le présent.

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