Colored Enema, quand les couleurs explosent

Quand on pense que tout a été fait ou produit en ce bas monde, il y a toujours un petit malin qui débarque avec une idée de génie et réinjecte du gazoil pour foncer tout droit six mois de plus à toute berzingue. Le porn ne déroge pas à cette règle, et quand tu penses avoir tout vu, y’a encore un tag qui se ramène et fout en l’air ton air désabusé.

Plaisir d’être propre

Dans le premier volet de la série sur les tags interdits, vous êtes pour le moment passés à côté du lavement (#enema pour les curieux), mais pour combien de lignes encore ? Très peu, car en lisant ces mots, se dévoile devant vous ce que vous regrettez déjà : des liquides divers sortant d’anus propulseurs, des geysers partant du fondement. Cette pratique, indispensable à toute sodomie filmée, se déroule le plus souvent en backstage, dans des toilettes qu’on espère bien insonorisés. Parfois, le off passe on air et ce qui doit être caché à la face du monde, se dévoile les quatre pattes en l’air. Bien conscient de parler pour le moment à moins d’1% des fappeurs planétaires (à 290 occurrences dans xvideos.com, on est dans du tag de précision), nous allons rapidement balayer le spectre des possibilités qu’offre cette pratique pour pointer ce qui nous intéresse ici : l’après-porno

Got milk pub

Le tag #enema, c’est une niche mais à tiroirs. Il y a les rares partisans du lavement traditionnel, c’est à dire ceux qui ont comme but premier de se laver les entrailles, ce qui n’est pas visuellement de tout repos. Puis ça se divise vite en deux grandes catégories. D’un côté, le lavement au lait (#milk enema) ou ce qui y ressemble. Nous ne savons pas pour l’heure s’il est préférable d’utiliser du lait demi-écremé ou pas, si certains snobs préconisent le lait d’ânesse, ou d’autres pervers du lait maternel. Et le lavement – si tant est qu’on puisse encore l’appeler ainsi – à la chantilly. Parfaitement, et c’est une partie de la série Anal Buffet chez Evil Angel et de quelques aficionados russes (lien vraiment NSFW, faites gaffe). Le jeu consiste à sodomiser des filles puis à se faire gicler dessus la chantilly fraîchement sortie du cul. C’est un peu brutal dit comme ça, mais ça a le mérite d’être clair. Enfin, tout le reste : des précurseurs et des visionnaires qui choisissent des liquides un peu plus undergrounds pour satisfaire leur envie de voir se transformer les intestins en distributeur à sodas.

On peut noter que le #enema n’est pas à confondre avec le #scat, nous sommes ici en présence de professionnels aux intestins plus brillants que la galerie des glaces de Versailles. En revanche, on signalera aux curieux que derrière la porte lavement se cache parfois le tag #prolapse et sans déconner, on a des limites.

The big lebowski gif

Conf de rédac

Peindre ou faire l’amour

Les lavements fantaisistes se cantonnent pour le moment aux liquides blanchâtres, peut-être pour narguer le concept même de lavement ou rassurer les plus prudes. Pour aller plus loin, il faut aller au Japon, terre de la loi 34, pour trouver des gens qui ont encore un peu d’imagination.

Courant 2008, ce pays a inventé un tag assez rare, mais pourtant porteur d’une image forte, un porno fluo comme un pont de couleur entre la vieille école et le futur. Ce tag est simple, il est fou, il est post-porno c’est COLORED ENEMA.

Comme on fait notre travail sérieusement on est allé enquêter. Très peu de productions et étonnamment pour le marché international (car non censurées). On vous lâche quelques titres parce que vous avez le cerveau dérangé mais c’est relativement (très) mauvais :  Anal Club Vol. 2 ou un truc chez Caribbeancom. Par contre, cette image devrait vous plaire :

Colored Enema Japan

C’est effectivement très beau

Acid Test

Prendre son cul pour l’Éléphant Bleu, faire jaillir les couleurs comme le chante The Limiñanas :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=WMgKTWkdY0Q[/youtube]

“On danse le jerk tu sais ; le jerk dans la lumière jusqu’au petit matin et les couleurs explosent.”

C’est la télé couleur qui débarque et fait flipper l’ancien lavement ringard en noir et blanc. Du vent la vieille école, faites place au futur. Si un jour des ovnis décident enfin de nous montrer leur gueule de merde, on leur montrera ça comme testament de l’humanité avant de se faire dézinguer.

Du bleu, du vert, ce n’est qu’un début. Bientôt nous verrons sous nos yeux ébahis un arc-en-ciel de lavement et comme ces scènes se font toujours en binôme (me demandez pas pourquoi, je suis pas psy), on pourra crier au Double Rainbow all the way across the porn. Imaginez un peu, prendre un buvard d’acide liquide directement par la caverne d’Ali Baba et voir les quarante voleurs s’éjecter comme un torrent par les fesses —des papillons multicolores dans les airs si la technologie assure son job. Qu’ils injectent des couleurs impensables, que Van Gogh nous revienne d’entre les morts pour se couper une autre oreille devant cette beauté qui m’en ferait perdre les mots. Pardonnez-moi l’expression mais j’en chie de la pâte à modeler Play Do rose bonbon, cette image a plus de puissance créatrice que toutes vos conneries de geek, et cette petite merde de Nyan Cat peut aller se rhabiller.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=QH2-TGUlwu4[/youtube]

Qu’ils osent faire des lavements couleur pétrole, ou avec des paillettes d’or, qu’on donne enfin au porno le rôle politique qu’il lui manque. J’ai le cerveau qui dérive devant tant de possibilités, du coca light dans le cul plus un Menthos, le lavement pluie de pouces, tu le tiens ton buzz coco, balance les lingots, toi et moi on va aligner les planètes.

L’industrie de la peinture a les yeux qui brillent, le délire est complet, internet est grand, internet est Dieu, mon pouce s’élève dans le ciel comme une putain de montgolfière géante.

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