Les gifs du confinement

Numéro hors série des gifs, petit bonus, parce qu’on avait du temps en ce dimanche. Avec les yeux en permanence sur nos Twitter, nous avons beaucoup rigolé avec les mèmes circulant par-ci par-là. L’inspiration vient de là et nous avons tenté de les reprendre à notre sauce.

Avec le confinement, nos kinks ont dévié et il est vrai que nos faps ne sont plus inspirés par les mêmes tags qu’avant la crise sanitaire. Désormais quand on sent le désir monter en nous, les images qui nous viennent à l’esprit sont différentes. Par exemple, l’idée d’aller chez le coiffeur, d’un petit massage du crâne excite l’hypothalamus. Idée de studio : My Naughty Step Coiffeur.

Mmmm une bonne poignée de main. Quel plaisir ! La sensualité de la peau, la douceur de la corne sur le bout des doigts. Les microbes inoffensifs qu’on se transmet sans prendre garde – frisson tout le long de l’épine dorsale, rien que d’y penser. Et après, même pas besoin de se laver les mains. Idée de studio : Handshaked.

En parlant de se toucher. Ne nous dites pas que vous n’avez pas un afflux sanguin violent vers vos parties quand vous pensez à vous gratter l’œil ou le nez, alors que vous remplissez le caddie du supermarché. Se ronger les ongles en public, orgasme direct. Idée de studio : Face Touch Instructions.

Et la bise alors ? Franchement, on va pouvoir se passer de cette forme de salutation à l’avenir. Profitons de cette chance unique de ne jamais réinstaurer le deux, trois, quatre, vingt-six bisous pour dire bonjour à des inconnu·e·s ou de simples connaissances : « Ah non, chez nous c’est 15 ! ». Idée de studio : Kissing Denied.

Les dernières grèves avaient déjà influencé nos fantasmes. Reprendre le métro, sentir la sueur des autres, humer l’odeur de vomi en rentrant un dimanche matin. Que ne donnerait-on pas pour être serré, compressé par la masse humaine pour se sentir moins seul, pour se sentir vivant. Idée de studio : Metro Disgrace.

Pouvoir commander à manger, être servi à table, être désagréable avec le personnel et râler parce que c’était trop salé, les restaurants nous manquent. S’asseoir avec un·e proche pour ne parler de rien, se faire braquer, nos fantasmes deviennent comme des chevaux sauvages à travers les grandes prairies du Dakota. Idée de studio : Bratty Bills

Serrer sa famille, ses ami·e·s dans les bras, quel bonheur ! Serrer son crush dans les bras, quel boner ! L’imagination est fertile quant à l’espoir de pouvoir embrasser ses parents sans leur filer le virus, ça nous met dans tous nos états. Et on préfère rester discret sur l’attente fiévreuse des retrouvailles après la séparation nécessaire de son ou sa partenaire. Idée de studio : Family Reunions Gone Wrong.

Et puis, il y a les balades, les sorties entre potes, le grand air et les parcs bondés. Ah qu’elles sont loin les parties de molkky endiablées entre trentenaires travaillant dans la comm’ et experts de cocktails à base de gin. Alors, la libido nous tourmente. Une grosse envie bien sale explose dans le ventre à l’idée de renverser des quilles. Idée de studio : Hipsters Outdoor Fantasy.

On rigole, on rigole, mais nous pensons évidemment aux membres de la communauté des travailleur·euse·s du sexe en difficulté avec la réduction d’activité liée au confinement. Il y a des cagnottes solidaires pour les aider. Nous pensons aussi aux familles touchées par le coronavirus, au personnel soignant en difficulté, aux employés du secteur agricole, des services et des transports sur le front pour nous permettre de continuer à manger. Mais là, on compte davantage sur Macron pour les aider.

Photo en une William White pour Unsplash

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