Royaume-Uni et porno : les contenus porno BDSM et squirting ne sont plus « obscènes »

Entre le gouvernement britannique et la pornographie, c’est un vrai « je t’aime, moi non plus ». Une union qui s’exprime, entre autres, par l’imminente mise en place de règles obligeant les consommateurs de contenus X à s’enregistrer et passer par un processus de vérification d’âge pour naviguer sur leurs sites pour adultes favoris, mais aussi par des règles très strictes en terme de diffusion pour les producteurs. Mais il faut croire que la relation s’adoucit : les contenus X à caractère BDSM n’entrent désormais plus dans la catégorie condamnable de la « pornographie obscène » déterminée par le CPS.

Le Royaume-Uni relève sa cravache. Jusqu’alors, les contenus à caractère sexuel incluant de la torture et du bondage – et autres actes qualifiés de « BDSM » ou liés au plaisir féminin comme le squirting – étaient considérés par le CPS (pour Crown Prosecution Service, c’est à dire le service non-ministériel chargé des poursuites judiciaires) comme de la pornographie illégale. Quiconque diffusait ce type de contenus passait ainsi sous le coup de l’OPA (Obscene Publications Act), la loi du Parlement sur les publications obscènes créée il y a de cela soixante ans – à l’occasion de la publication de L’amant de Lady Chatterley de D.H. Lawrence. Or comme l’indique The Mirror, le CPS vient de réviser cette sévérité.

Les récentes actualisations des textes de loi nous apprennent que le CPS mettra désormais en pratique une série de tests afin de déterminer le niveau d’ « obscénité » d’une vidéo ou d’une image. Surtout, ces mises à jour légalisent les contenus BDSM, autour du squirting, ou le fisting, auparavant considérés comme illégaux. Pour ne pas violer la loi, ces contenus doivent cependant respecter des critères évidents : présenter des adultes consentants, sans qu’un préjudice physique ou psychologique grave ne soit causé, sans qu’aucun acte criminel ne soit mis en images. Ils doivent se destiner à un public approprié, c’est à dire dépassant les dix huit ans. Une victoire qu’on doit à Myles Jackman et Pandora/Blake dont la persévérance en terme d’activisme en la matière a payé.

« Ce n’est pas au CPS de décider ce qui est « de bon goût » ou »inacceptable » […] Cependant, nous continuerons à appliquer rigoureusement la loi pour tout ce qui a trait aux comportements criminels et aux préjudices graves » précise un porte-parole du CPS au Guardian.

Que le BDSM, le squirting ou le fisting ne soient plus illégaux dans le porno britannique est une chose. Mais lorsqu’elles concernent les spectateurs, les mesures britanniques prévues ne s’arrêtent pas là. Elles menacent des valeurs aussi nécessaires que la liberté d’expression et la confidentialité sur internet. Des mesures qui devraient être mises en place cette année de l’autre côté de la Manche et dont le gouvernement français regarde avec beaucoup d’attention. Affaire à suivre, donc

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