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Porno sur YouTube, les meilleures chaînes à suivre

Le porno, ce n’est pas que des corps à corps hardcore mis en ligne sur les tubes et les hubs. Non, c’est aussi YouTube. Interludes pop, interviews décalées, vlogs d’actrices X et making of didactiques y fourmillent. Il suffit juste de bien chercher. Alors si les let’s play de Squeezie et les délires métas de McFly & Carlito vous lassent, voici notre sélection des meilleures chaînes YouTube garanties cent pour cent X.

Le porno-pop

La partie émergée de l’iceberg. Quand le porno se raconte sur YouTube, c’est le plus souvent de façon pop et potache au gré de vidéos concises. Le traitement qui en résulte est le reflet d’une médiatisation plus globale. Comprendre: la porn culture est assez mainstream pour se voir normalisée, traitée « à la légère », mais encore trop sulfureuse pour ne pas être « décalée », mise à part, perçue avec humour, comme une bête curieuse. Une vision « à la Buzzfeed » me direz-vous. Cela tombe bien, car la chaîne YouTube du fameux site d’infotainment propose justement un contenu classé X. Des vidéos type pouffements de collégiens où des pornstars comme Tori Black, Kendra Sunderland et Ana Foxxx jouent à « Avez-vous déjà ?…« , apprennent des positions sexuelles aux couples lambda et répondent aux questions les plus inévitables. Clickbaiting sur les entournures, mais pas trop honteux non plus.

Montrer un autre visage de la pornstar. Pas celui qui se déforme sous les gémissements, mais une face rieuse, propre et complice – après tout, ne partageons nous pas tous notre vie avec les stars du X ? C’est l’idée de Buzzfeed, mais c’est avant tout celle des gros geeks de Woodrocket, via leur série cul(te) Ask A Porn Star. Face-caméra, entre deux gloussements ou facepalm, un casting doré (April O Neil, Abella Danger, Riley Reid, Charlotte Sartre) témoigne des aléas de la profession sous couvert de sujets embarrassants, sulfureux et sexy. Des tranches de vie awkward où s’entremêlent fluides corporels, dépucelages, fellations, caca, orgasmes, fétichismes et fantasmes inavoués. Un format-zapping idéal pour concevoir la vérité nue, et souvent crue, du porno, entre soucis hygiéniques, anecdotes cracras et funfacts incongrues. Des confessions intimes qui ont surtout pour but de décomplexer notre rapport au X. Ce n’est pas sale, vous savez. Dans le même genre, les studios ont lancé la série des Porn Stars Watch Their Own Porn (tout est dans le titre), transposition-sexe d’un concept cher aux vidéastes tendances de YouTube – commenter leurs anciennes créations.

Le concept Ask A Porn Star est si populaire – des centaines de milliers de vues au compteur – qu’il n’est pas rare d’en voir des resucées officieuses. C’est le cas du côté de la chaîne du site Adult empire et de ses Porn Star Reveal. Cherie DeVille, Romi Rain, Keisha Grey, Riley Reid ou encore Joanna Angel y révèlent les problèmes rencontrés durant leur carrière, leurs plaisirs coupables et dirty words préférés. Des vidéos qui prolongent ce fameux équilibre entre les fantasmes générés par leur profession, le souci de « normaliser » la porn star et la nécessité de lui faire parler cru de cul. Il s’agit ici de creuser la figure de l’actrice porno pour l’effeuiller un peu, mais pas trop non plus : tout cela reste du divertissement, du show calibré pour YouTube.

 Le porn-podcast

Mettre en images les pornstars, c’est aussi leur donner la parole. YouTube regorge d’interviews plus ou moins captivantes de performers et performeuses qui ont fait nos nuits. Pour s’en convaincre, on ira jeter un oeil aux vidéos de Porn Director Podcast, où le micro est tendu à Abella Danger, Dana Vespoli, Buck Angel. L’offre est conséquente : c’est pas moins de 145 épisodes (chacun excédant largement l’heure d’écoute) que propose PDP à ces plus de trois mille abonnés. Nombreuses sont aussi celles à s’afficher sur la chaîne de lespov.com : Cadence Lux, Chelsea Poe, Charlotte Sartre y papotent ouvertement sur un audacieux fond pourpre délavé. Décomplexé.

Dans le genre Questions/Réponses, l’intimiste série des A Few Minutes With… proposée par PrayForYourPorn vaut elle aussi le détour. L’on s’y rend pour boire les mots de Kayden Kross, Dani Daniels et Kendra Lust. C’est concis, cosy et respectueux. Pour qui apprécie ces instants où l’oralité du porn s’exprime autrement, difficile de passer à côté des foires aux questions de Manuel Ferrara. Le performeur/twitcheur y cause au calme, en compagnie de Kayden Kross, Nephael, Tori Black. C’est très doux.

Si vous n’êtes pas encore rassasié par ces conversations, tendez donc l’oreille vers RatedXLife. Petite fantaisie de mise ici, puisqu’aux nombreuses entrevues (Mia Malkova, Veruca James, Dakota Skye…) s’ajoutent des séances de lecture tout à fait safe for work. Ainsi si votre fantasme absolu consiste à voir Carter Cruise, Mercedes Carrera, Cherie DeVille et Riley Reid lire les contes multicolores du Dr Seuss, vous voilà servi(e)s. Oui j’avoue, on parle bien ici d’un fétiche de niche. Mais je ne juge pas.

 Le porno-vlog

Qu’il serve à relater les voyages les plus dépaysants (Drone à l’appui) ou rende compte du quotidien le plus trivial, le vidéo-blog est un incontournable de YouTube. Cela n’a pas échappé aux acteurs et actrices du X, comme Piper Blush, Johnny Sins, Anna Belle Peaks ou Ashley Alban. Autant de stars aux dizaines voire aux centaines de milliers d’abonnés qui, face caméra, reviennent sur leur expérience de l’industrie, partagent leurs recettes de cuisine et leurs déboires de l’ordinaire, déambulent dans leurs appartements ou les échoppes de leurs bourgades. On aime à ce titre picorer les vlogs d’Amarna Miller, qui balade sa caméra de ses roadtrips à sa chambre, nous relatant ses convictions vegan et sa vision du porno éthique, parlant sans filtre entre deux affolants challenge de sexe anal, de polyamour et…de ses matous. Très éclectique.

Dans ces vlogs, la spontanéité prime sur le strass et le spectaculaire, et, loin de la propension au trash du porn, c’est bien souvenu le contenu healthy qui l’emporte. La règle d’or de ces stars ? Un esprit sain dans un corps sain. Puisque ce corps est forcément moins contorsionné que dans les vidéos pour adultes, c’est une forme différente d’impudeur que l’objectif capte : le porno se met à nu, mais sans extrêmes. Hors des tournages, il se désape l’espace de digressions sur tout et rien, parfois futiles, parfois pas. A hauteur d’hommes, quoi. Le plus amusant demeure la roublardise avec laquelle ces personnalités, loin des possibilités permises par YouPorn, s’affichent de façon plus ou moins sexy, comme pour mieux caresser du doigt la censure. C’est par exemple le cas de Bryci, qui use de YouTube pour dévoiler ses plus insolents dessous.

Par leur façon de défendre une sexualité libre et de s’afficher sans chichis sur YouTube, les performeuses sont concernées par les récents travers algorithmiques de la plateforme : la démonétisation de vidéos ayant trait au corps féminin. Plusieurs vidéastes ont effectivement vu certaines de leurs créations être démonétisées pour propos « hautement sexualisés« . Le hashtag #MonCorpsSurYoutube rend compte de ces abus. Reste à savoir quelles seront les conséquences de ces restrictions sur ces parlotes tout sauf pudibondes entre pornstars.

Le behind the scenes

« Qu’est ce qu’un bon porno ? » se demandait Stoya en mars dernier dans les pages du New York Times. La militante mettait alors en exergue sa vision d’un X « positif » : une sorte de porno making of, qui en dévoilant ses backstages rappellerait aux plus influençables que tout cela n’est avant tout qu’une fiction. Porter au grand jour les rouages du porno pour mieux le comprendre, insister sur les coulisses des productions pour adultes, c’est justement ce que permet YouTube à force de contenu « behind the scenes ». La vidéaste féministe Bree Mills, big boss de Girlsway Network, n’hésite ainsi pas à immortaliser les tournages de ses films lesbiens sur la chaîne YouTube des studios (les vidéos « On Set »). Kink, l’ultime dealer de fantasmes BDSM, nous fait entrer par la porte de derrière via les vidéos didactiques de Behind Kink. L’occasion, à travers la playlist « Uncut », de voir Tommy Pistol, Anna Foxxx et Lea Lexis partager entre deux prises des instants complices de préparation et d’appréhension.

Ce bon vieux Marc Dorcel s’est aussi laissé aller à divulguer, de façon plus éphémère, les making of de ces productions polissonnes. Avis aux amateurs de porno chic.

Pour quelques chaînes YouTube de plus…

Par-delà ces playlists demeurent les chaînes des mastodontes du X, qui s’apparentent le plus souvent à des brocantes du cul. Soucieux de proposer un hybride entre YouTube et YouPorn, Brazzers bouffe à tous les râteliers avec Trendzz. Les pornstars jouent aux jeux vidéo, chroniquent les grosses sorties du cinéma US, se laissent aller à des challenges (reproduire des positions sexuelles par exemple) et se confessent face cam’ façon Ask A Porn Star – au gré d’une saga sobrement intitulée Porn Stars Reacts. C’est comme si les tags à la mode des deux plateformes de vidéos s’enlaçaient en un absolu cul-turel aussi pop qu’immédiatement oubliable (blockbusters, gaming et humour). L’idée au fond est de nous susurrer que ces deux plateformes ne sont pas si opposées. Toutes deux nous renvoient à une culture massivement consommée. Pertinent.

Idem du côté de Pornhub. Ton tube favori a compris ce qui remontait dans les Trends YouTube et jongle avec. Se rendre sur sa chaîne c’est glisser des expériences sociales (Skin Diamond mate ses films en compagnie de ses fans, des icônes de la Porn Valley font un unboxing) aux confessions en chambrettes (via la série Asa’s Adventures). On s’amuse ainsi à voir Asa Akira en podcasteuse du sexe, comme lorsqu’elle partage ses expériences sur un lit en compagnie de Joanna Angel – et malgré ce que vous imaginez, tout cela reste totalement adapté à vos longs après-midis au bureau.

Conclusion

Bref, vous l’aurez compris, chercher de la qualité porno-friendly sur la plateforme de vidéos la plus populaire au monde revient à trier le bon grain de l’ivraie. Mais il est toujours fascinant de constater à quel point deux cultures en viennent à se convoiter et à s’accoquiner. Intéressant par exemple d’explorer la chaîne de l’ex Dorcel-girl Cara Saint Germain. Titres en lettres capitales, ponctuation abondante, emojis et couleurs envahissantes sur les vignettes, pas de doute, nous naviguons là dans la facette la plus trendy de YouTube. Difficile de déceler l’irrévérence dans ses vidéos consacrées aux relations sentimentales et aux fantasmes de mecs, parfois entrecoupés de fooding ou de gaming. D’aucuns diraient que ces tags là ne sont pas moins obscènes que ceux que l’on croise sur Pornhub ou YouPorn. Difficile de leur donner tort.

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