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Twitter renforce encore sa censure anti-porn

Au Tag Parfait, on garde un œil sur ce que Twitter fait au porn. Le petit oisillon bleu n’a jamais caché sa réserve de plus en plus marquée concernant les « contenus offensants« . Contenus automatiquement masqués sur la plateforme de microblogging, puisque susceptibles de heurter la sensibilité des internautes. Mais comme l’indique le site d’AVN, la sélection par défaut n’est pas sans abus.

Un renforcement des mesures

Le « shadowing », c’est le terme employé pour désigner les contenus que Twitter masque pour « violation du règlement« . Depuis le 17 octobre – et l’intégration du harcèlement sexuel numérique dans la catégorie des contenus offensants  ces critères se sont renforcés. Désormais, le réseau social s’appliquera à suspendre tout compte partageant des « images volées » obscènes, type upskirts, sans la permission de leurs « auteurs » (bien), tout en épinglant les comptes faisant l’apologie de la violence. Une démarche bienveillante, me direz vous, mais qui ne fait pas dans la nuance. Car sur ce second point, le robot ne différencie pas forcément la dangerosité « réelle » des images mises en ligne sur la Toile et celle des contenus pornographiques BDSM, par exemple. Ce qui condamne à l’oubli les tags trop borderline ou ambiguës pour le grand public – vous imaginez Kink.com analysé par Twitter, vous ? De quoi craindre pour l’analyse de la porn culture, susceptible d’être plus largement « masquée » à l’avenir.

Pas de répit pour les anonymes

Laisser un robot masquer les contenus indésirables, c’est un peu comme jouer à la roulette russe : c’est coton. Se basant sur l’historique hashtag des utilisateurs, mais également sur celui de leurs followers (ce qui est plus aléatoire), l’algorithme Twitter est toujours à deux doigts de la marge d’erreur. Comprendre : si certains producteurs de contenus pour adultes devraient voir leurs publications masquées dans la page de résultats (même combat pour les partages de leurs abonnés), les utilisateurs anonymes, eux aussi, ont de quoi craindre pour la visibilité de leurs tweets. Puisque la majorité des comptes explicites sont généralement « suivis » par des utilisateurs anonymes, ceux-ci prennent le risque de voir leurs contenus masqués par l’algorithme. Pire, les « partiellement anonymes » eux aussi y auront droit. Pour rappel, un compte anonyme n’a ni prénom ni nom affichés en adresse URL. Un compte partiellement anonyme quant à lui a soit l’un, soit l’autre. C’est vous dire si, même aux antipodes des faps de Pornhub, vous n’êtes jamais qu’à deux doigts du « contenu potentiellement sensible« .

Pas besoin de déverser sur votre fil les fantaisies les plus underground pour être devenir l’un des fantômes de ce vaste shadowing. Si pour une raison ou une autre Twitter juge votre compte « sensible« , votre blaze sera automatiquement masqué de la barre de recherche – celle du fil d’actualités. Si d’autres veulent vous voir, ce qui ne serait pas trop mal, il leur faudra glisser du côté de leurs paramètres de recherche puis décocher la case : Masquer les contenus offensants.

Une fois ces modifications enregistrées, c’en est fini de ce shadowing pernicieux (tout est expliqué ici). Le souci, c’est que tous les utilisateurs n’auront pas forcément ce réflexe. Jusqu’où s’étendra la vague fantoche de Twitter ?

 

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