Magdalene : jouissance et flagellation sous l’habit de nonne

Me And The Man c’est avant tout Nergal : leader de Behemoth et bien connu de nos metalhead sûrs. Probablement lassé de jouer encapuchonné et paré d’os de poulet, il a récemment mis de côté le riff lourd pour venir nous offrir sa version du “blues” comme un retour au berceau du rock, plus ou moins réussie. Cependant, contrairement à King Dude, lui aussi blackeux repenti qui fait dans le crooner dark et dont l’album sobrement intitulé “SEX” a eu un gros succès, Nergal reste trop en surface et n’arrive pas à convaincre son public.

Dans leur dernier clip, intitulé Magdalene (oui c’est un peu gros), Me And The Man ont mis en scène la très belle modèle Nikki Delmonico.

La vidéo s’ouvre, en silence, sur un pseudo-générique emprunté aux vieux films d’horreur : un titre aux lettres gothiques affiché sur des images d’une demeure inquiétante. Le premier plan présente un crucifix sobre sur un mur rouge sang puis descend sur la belle endormie. Déjà maquillée, elle se réveille, ses longs cheveux noirs auréolant sa tête sur de doux coussins satinés. On comprend vite que la chambre est seulement décorée d’icônes religieuses et notre héroïne ne semble pas demeurer insensible à cette atmosphère, car on assiste à un réveil de la plus douce des manières. Après tout, quoi de mieux pour commencer une journée que de se masturber, sur ce lit vaporeux, et de jouir au son du clocher, croix en main, sous le regard suppliant d’un portait de Jésus ? Gémissements mêlés à des sons de cloches, le morceau commence.

Les plans des trois musiciens commencent à entrecouper la “pause clope” de notre blasphématrice, la fumée leur laisse place, dans une ambiance toujours “dark folk”. Nergal y apparaît, parfois paré d’un chapeau très Solstafir, ou se noyant dans des flammes au montage assez cheap. Une fois ces oraisons matinales accomplies, Nikki nous offre un rampage avec sa cambrure experte sur le lit afin de bien montrer les longues et grandes balafres sur son dos, puis il est l’heure de se lever.

On comprend très vite l’origine des balafres. Des plans de flagellation, toujours à l’esthétique très léchée et évidemment accompagnés de gémissements rythment la musique. S’en suit une scène de bain (sans se démaquiller, sans doute la foi divine…) permettant d’accumuler trois plans de lente descente de déshabillé et/ou robe sur ses longues jambes… La dernière robe étant donc, celle d’une religieuse.

La putain est une nonne, le scénario ne nous surprend guère : une fois de plus la foi ne semble pas exister sans parjure et le clip s’achève sur notre nonne en porte-jarretelles qui se rend sur son lieu de travail et donc de culte (sincèrement les talons hauts ça ne doit pas toujours être très pratique sur les pavés du cloître mais passons).

Le clip détonne parfois avec l’ambiance “Amérique des 50’s” que veut rendre Nergal par sa musique. On le sent mélanger différentes inspirations sans réussir à en accrocher une ni à la rendre sienne. Bien que d’une lumière et d’une photographie plutôt réussie, le clip ne surprendra pas les habitués de ce genre de réalisation, le côté rétro n’est pas assez poussé et si la foi vient du latin fides, « confiance » qui désigne ce en quoi on croit, on ne sait pas trop s’il doit y croire, ou se lasser des tentatives de Nergal.

 

 

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