Le porn veut sa part du gâteau Pokémon Go

L’opportunisme fait faire de drôle de choses aux êtres humains. Le raz-de-marée Pokémon Go nous le rappelle allègrement : depuis que les monstres japonais ont fait leur retour dans le quotidien des humains, une quantité faramineuse d’individus, de médias et de marques diverses jouent sur l’application de Niantic pour faire leur com. Dans le monde merveilleux du porno, c’est pareil. Rien d’exceptionnel à ça

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Le 30 juillet dernier, Jacquie et Michel nous a offert une scène intitulée “J&M Go – Baisez les toutes !”. Sachatte y capture deux “salopes sauvages”, Pikaboobs et Salamoule. Les deux actrices prennent leur rôle très à coeur. Brazzers a annoncé il y a quelques jours sa parodie Pornstar Go, dans laquelle un type habillé bizarrement est chargé d’attraper des performeuses à l’aide de ses pokéboules de geisha. Le film est sorti aujourd’hui, presque un mois après l’affreux Strokemon du studio rigolo Wood Rocket. Burning Angel, Tiny4k et Teen Pies y sont aussi allés de leur petite scène. La version d’Extrasmall s’est même frayée un chemin jusqu’au Bon Fap

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On a également pris la vague Pokémon Go du côté des amateurs. Sur le site de vente de vidéos pour indépendants ManyVids, le roleplay, l’exhibitionnisme et les scénarios à base de chantage à la chasse gardée sont très à la mode depuis quelques semaines. Même les camgirls s’y sont collées en imaginant des shows thématiques, c’est-à-dire vaguement déguisés. Cette vague de porno Pokémon a sans doute bénéficié aux tonnes de hentai qui traitent déjà du sujet : les chantres de la règle 34 s’occupent d’Ondine, Aurore et Sacha depuis des années déjà. Au-dessus de la mêlée, PornHub n’a évidemment pas loupé cette occasion de faire des statistiques, sa tactique préférée pour gratter de la couverture médiatique gratuite.

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En s’appropriant l’énorme délire Pokémon Go, les pornographes espèrent la même chose que Monoprix et Auchan : s’arroger un peu de visibilité. C’est l’occasion rêvée de rappeler qu’on existe ; le X n’est jamais plus sympathique aux yeux du grand public que lorsqu’il s’inspire des succès mainstream. « La parodie passe pour un produit moins hard, plus anodin, on peut tout faire passer », remarque le rédacteur en chef du Journal du hard Olivier Ghis. C’est la raison pour laquelle chaque blockbuster se retrouve immanquablement flanqué d’un doppelgänger porno. Pour un non-initié, « Pornstar Go » prête plus au sourire et à la curiosité que « Gaping bubble-butt, squirting orgasm ».

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L’enthousiasme de l’industrie vis-à-vis de Pokémon Go est la preuve qu’elle ne s’intéresse pas qu’aux films hollywoodiens. Au final, le sujet et le support importent assez peu. La seule chose qui compte, c’est le succès mainstream qui entoure l’objet de la parodie afin de surfer dessus. Brazzers a réalisé deux films basés sur les mèmes. Camsoda a bricolé une scène qui marie la mode de l’hoverboard à la popularité soudaine du costume de T-Rex gonflable. En juillet 2014, Woodrocket a même assemblé un film autour des personnages de Weird Al Yankovic. Le musicien-blagueur venait de sortir son quatorzième album.

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Dans cette course à la bonne blague qui résonne jusqu’aux oreilles du grand public (qui s’en fout en temps normal de la énième sortie de ces studios), les pornographes oublient souvent de réaliser des films dignes d’un bon fap. Woodrocket, le spécialiste des films X au second degré, illustre parfaitement cette tendance : Spongeknob Squarenuts était horrible à voir, Assventure Time, Gnardians of the Galaxy et Simpsons XXX aussi. Beaucoup d’autres studios et films sont concernés par cette quête de buzz excessive. Mais si on ne peut même plus se toucher dessus, on voit mal l’intérêt de produire ce genre de porn, sauf peut-être pour en rire avec les potes devant son écran ?

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