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Le gouvernement anglais s’en prend au tag anal

Au mois de février dernier, le gouvernement britannique a lancé un référendum numérique sur l’implémentation de contrôles d’âge rigoureux à l’entrée des sites pornographiques. Lundi 11 avril, 24 heures avant la clôture de ce référendum controversé, l’ONG londonienne Sex & Censorship s’est réveillée pour accuser la consultation de dissimuler une tentative d’interdiction du sexe anal dans les films X.

Pour soutenir ses propos, Sex & Censorship mentionne un document d’une quarantaine de pages intitulé “Child Safety Online : Age Verification for Pornography”. Ce livret rédigé et distribué au format .pdf par le Département de la Culture, des Médias et des Sports britannique milite ouvertement pour la mise en place de contrôles plus sévères à l’entrée des films X au nom de la protection de l’enfance.

Les arguments déployés par Child Safety Online : Age Verification for Pornography sont classiques : le porno perturberait le développement du cerveau, il serait source de détresse psychologique, il propagerait des stéréotypes dangereux… Mais surtout, il pousserait ses spectateurs à s’engager dans des “pratiques sexuelles non désirées”, notamment la sodomie : “De plus en plus de jeunes pratiquent le sexe anal, malgré les études qui suggèrent qu’il n’est pas souvent perçu comme source de plaisir pour les jeunes femmes », affirme le document en citant une étude réalisée en 2014 auprès de 130 personnes de 15 à 24 ans.

Jerry Barnett, le patron de Sex & Censorship, s’est indigné de ces affirmations : “L’idée selon laquelle il relèverait du gouvernement de prévenir la pratique du sexe anal est extrêmement surréaliste”, a-t-il affirmé avant d’appeler le Département de la Culture, des Médias et des Sports a interrompre le référendum pour faire examiner les affirmations de son document. Son appel retardataire n’a pas été entendu ; ne reste plus qu’à attendre les résultats du référendum. Rappelons que les lois anti-sodomie ont été abolies il y a près de cinquante ans au Royaume-Uni. 

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On doit bien avouer qu’on est resté coi devant l’énormité qu’a osé diffuser le gouvernement anglais, réduit à toutes les approximations pour justifier sa guerre anti-X. « Si la popularisation du sexe anal ne peut être directement attribuée à la consommation de pornographie, avoue benoitement le Child Safety Online : Age Verification for Pornography après sa saillie initiale, ces pratiques sont présentes dans un grand pourcentage de films pornographiques mainstream. » Tout en s’en défendant, on nous souffle donc l’éternel argument de l’influence de l’image, celui qui veut aussi que les jeux vidéo fassent des gamins violents.

Raisonnons par l’absurde : si les films pornographiques poussaient bel et bien les plus jeunes à s’engager dans de nouvelles pratiques sexuelles, où serait le problème ? Les auteurs du document anti-X percevraient-ils l’anus comme une zone inapte à toute activité sexuelle ? Pourquoi lier le porno à ces études qui suggèrent que le sexe anal « n’est pas souvent perçu comme source de plaisir pour les jeunes femmes » ? Laisse-t-on entendre que regarder ces images, c’est s’entraîner à mépriser les désirs et les limites de son conjoint ?

Nous ne pouvons que fantasmer les bassesses qui se cachent sous les associations de Child Safety Online : Age Verification for Pornography, mais une chose est sûre : les anti-porno qui tiennent la Grande-Bretagne sont décidément prêts à tout pour faire triompher leur morale réactionnaire.

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