Fucking In Love, le do(cul)

Documentaire initiatique, Fucking in love est une plongée au cœur de New York, une quête de l’amour, du désir et du plaisir initiée par Justine Pluvinage. Après neuf ans de relation avec le seul homme qu’elle ait jamais connu, la jeune artiste et réalisatrice française décide de rompre. “Il avait pour habitude de me dire que l’amour n’existait pas, vivre à deux relevait uniquement d’une intelligence à être ensemble, et qu’une séparation ne pouvait être que l’aveu de la bêtise,” confie-t-elle sur son site. Quelques mois plus tard, direction la Big Apple.

Au printemps 2011, Justine recueille les récits intimes d’hommes et de femmes sur la bisexualité, le polyamour, le mariage, la vasectomie ou encore la branlette. Elle capte une énergie singulière, en mots et en images crus, sur fond de musique pop-folk. “À la suite de cette séparation, je suis envahie d’une euphorie, et d’une libido incroyable. Je découvre ce que peut vraiment signifier désirer ou être désirée.” Le teaser sans paroles répand cette liberté, mêlant portraits sensibles, références pornos, extérieurs jour et intérieurs nuit.

“Ce voyage est une quête, une façon de m’affirmer comme une femme traversée de pulsions sexuelles : oser vouloir baiser, sucer, vouloir pénétrer, oser aimer la bite, assumer la masturbation, revendiquer le plaisir charnel juste pour lui-même,” poursuit Justine. Au-delà de la démarche personnelle, c’est toute une génération qu’elle enlace, avec ses problématiques identitaires, sexuelles, féministes et romantiques.

Diffusé au PornFilmFestival de Berlin en 2015, Fucking in love amorce la route des festivals, comme pour mieux prolonger ce sensuel pèlerinage new-yorkais.

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