L’addiction au porno est-elle un leurre ?

Ils sont nombreux, ces chercheurs qui essayent de prouver que le porno rend accro et remodèle le cerveau, causant dépression, fatigue et impuissance. Ces thèses anxiogènes sont venues gâcher le plaisir d’innombrables fappeurs, depuis réunis en tristes communautés abstinentes. Heureusement, les adversaires de l’addiction à la pornographie sont là pour tenter de prouver qu’il est tout à fait anodin de se toucher devant ses acteurs préférés. Il y a quelques semaines, ils ont marqué un point décisif en ce sens.

Le 14 septembre dernier, la revue scientifique américaine Psychologie of Addictive Behaviors a publié un article intitulé Perceived Addiction to Internet Pornography and Psychological Distress: Examining Relationships Concurrently and Over Time. L’expert en psychologie Joshua B. Grubbs y décortique les résultats d’une étude menée sur la santé mentale et les habitudes pornographiques de 2 000 adultes. Bilan : les individus qui se considèrent comme dépendants de leur matériel masturbatoire sont plus anxieux, déprimés et colériques que ceux qui fappent sans se mettre la pression. « Le sentiment de dépendance à la pornographie, et non l’usage de pornographie, est lié à une détresse psychologique » écrit Joshua Grubbs.

L’article remarque également que le sentiment de dépendance éprouvé par certains participants à l’étude n’est pas lié à la quantité de pornographie qu’ils consomment. Un gros fappeur décomplexé vit mieux qu’un petit branleur coupable. Le tout, c’est donc se détendre et de se souvenir qu’il n’y a pas de quoi se ronger les sangs quand on s’offre un petit temps doux. Ça ne déprime pas plus que ça rend sourd. 

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Le Bon Fap