VersoCinema : refaire du porno un objet cinématographique excitant

Ils se font appeler Julia McDonell, Jean-Pierre Mendoza, Alex Bosch et Lucia, ils sont réalisateurs et viennent du monde de l’audiovisuel ou du cinéma traditionnel. Sous ces noms d’emprunt, ils ont décidé de monter le collectif VersoCinema et de casser les barrières entre mainstream, porn et érotisme. En s’appuyant sur une grammaire porno classique mais passionnée, VersoCinema propose des histoires réalistes avec ses doses excitantes de performances, le tout enrobé d’une qualité d’image assez exceptionnelle. On ici est face à des objets visuels hybrides entre court-métrage et porno, une nouvelle voie qu’empruntent déjà Erika Lust, Lucie Blush, le studio queer Pink Label ou Four Chambers.

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Avec un casting essentiellement hispanique, on retrouve d’ailleurs chez VersoCinema la touche qu’Erika Lust a posé sur le paysage porno européen depuis quelques années tant au niveau de la réalisation que des sujets abordés. On ne connait pas encore les liens qui les unissent exactement (si ce n’est de partager la même plateforme technique) mais notre petit doigt nous dit qu’Erika a largement contribué à l’essor de cette nouvelle scène porno alternative. Amarna Miller nous disait aussi que l’Espagne redevenait une zone attractive pour le porno européen (coûts de production assez bas, variété des décors et beau temps toute l’année) : sans pour autant tenir du miracle, le pays montre une nouvelle fois son dynamisme et sa créativité à l’heure où le porno brille surtout par sa répétition.

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Pour le moment, seulement dix courts-métrages du collectif sont disponibles sur la plateforme pour 29,95 € par mois. On imagine que ce n’est que le début, VersoCinema ayant à peine un mois d’existence.

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