Retour à la tension IV : Uro délire et décadence

Il en aura fallu du temps avant qu’on aborde le thème de l’uro, des joies liquides et des tabous brisés. Il faut dire que le sujet est délicat et vous colle vite une étiquette de pervers jusqu’à la fin de votre vie. Et alors ? N’est-il pas délicieux de se laisser couler bien au sec dans le vice devant son écran ? Qui êtes-vous pour juger nos navigations privées ?

À la rédaction, nombreux sont ceux qui ont tenté le tag uro dans l’intimité de leur historique, mais personne avant moi n’avait encore osé planter sa plume pour vous conter ce tag imparfait. Me voici donc face à votre jugement, portant dans mes mains fébriles les sources de mes faps interdits.

L’uro, pissing, watersport… taggez ça comme vous l’entendez, est un peu compliqué à trouver sur les tubes sauf sur Xvideos, qui demeure un îlot de liberté pour les plombiers du fap. C’est là-bas que j’ai fait connaissance avec ma muse du sale, ma madone du vice. J’avais il y a fort longtemps tapé uro pour le délire et avait surgit une vidéo avec de la domination lesbienne et des échanges de fluides divers et variés. La vidéo était mal rippée, compliquée à regarder, mais sa longueur et son intérêt lui avaient valu bien des orgasmes. Je m’étais alors confié au valeureux GrosMikko qui m’avoua à son tour trouver dans cette vidéo de quoi largement étancher sa soif.

L’exigence se dilue mal dans l’uro

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Ma relation à l’uro est très complexe, beaucoup de paramètres entrent en jeu et je suis d’une grande exigence quand il s’agit d’aller mettre un pied dans le pédiluve. Pas d’uro homme vers femme, ça ne m’intéresse pas, encore moins à plusieurs façon German Goo Girls avec ces teubs tuyau d’arrosage, eurk. Si la couleur n’est pas complètement transparente, c’est un refus net et précis. Les entonnoirs, les siphons et les ustensiles non merci. Les délires champêtres de madame qui se soulage près d’une air d’autoroute, non plus. Il ne reste au final que peu de place dans mon cœur pour ces vidéos, à moins de tomber par accident sur la perle rare.

J’avais déjà eu avant cette scène quelques émois dans la zone Pissing de Kink (depuis arrêtée) et ses séances d’humiliation lesbienne, mais j’étais surtout attiré par les quelques secondes qui précédaient la terrible sentence liquide que s’infligeaient les actrices entre elles. Une sorte de décompte excitant vers l’interdit du pissou, mais une fois la fusée partie dans le ciel, mon intérêt retombait aussitôt. Quand les fontaines du Chateau de Versailles se mettent en branle, je lâche l’affaire.

Mais cette vidéo, je pouvais la regarder sur toute la longueur car l’essentiel de la perversion n’était pas située au niveau de l’entrejambe, mais au niveau des yeux. Ceux de Sasha Cane, actrice lesbienne anglaise à la peau matte et au regard empli de cette flamme affolante — celle que le diable en personne attise.

Ma perverse Sasha Cane

Avant d’aimer la vidéo, j’aimais donc Sasha Cane, elle me rappelait le lointain souvenir de la peau de Lucy Belle. J’aimais sa douce agressivité teintée de vice, un regard que je cherche dans le porn et qui oriente toujours mes faps. Comprenant au bout d’un temps finalement assez long que le secret de cette vidéo résidait surtout dans le combo Sasha + Uro, je suis allé explorer la vraie source de la vidéo.

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Internet m’a alors amené vers Femanic, un site hollandais qui n’est pas très actif, où les femmes jouent avec de la nourriture, de la salive et de l’urine, s’en servent de shampoing, s’en badigeonne le corps et s’en lèche les babines. Un univers décadent qui mixe amatrice underground et actrices de petite notoriété. Une cinquantaine de scènes (ou clips) sont disponibles dessus dont environ 8-9 avec Sasha Cane.

J’ai récupéré un soir de curiosité ces scènes et j’ai appuyé sur play. Ce que j’y ai trouvé m’a retourné le bide. Pas que j’avais la gerbe – la couleur du liquide était des plus transparentes et aucun tuyau d’homme n’est venu perturber ma séance en tête-à-tête avec avec Internet – mais j’avais juste trouvé mon tag parfait. Celui qui ramène la tension au sein du porn.

Retour à la tension IV : danse la décadence

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Comment vous décrire Sasha ? Elle est la quintessence de la frustration, elle prend son temps juste comme il faut, elle n’a semble-t-il pas de limite et peut lécher une table remplie de sa propre salive avec un oeil précis, presque fou sans jamais sombrer dans la folie. De l’autre côté de l’écran, c’est moi qui devient zinzin par contre. J’attends le moment où elle va lâcher prise, où elle va se lancer dans un rimjob passionné sur une autre nymphe lubrique ou me regarder jusqu’à me transformer en pierre, teub à la main, à m’accrocher à elle comme au mat d’un bateau en pleine tempête. Je peux jouir à n’importe quel moment, chaque seconde qui déroule vaut mille pornos.

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Son uro est un délice et ses excursions champêtres rappellent un Hamilton qui aurait oublié sa mièvrerie pour relire un peu plus les écrits cachés d’Apollinaire. Ce n’est pas seulement le tag uro qui vous tend les bras, c’est un univers entier qui vous rappelle que le porno permet de vous projeter là où vous n’irez pas, d’être un spectateur protégé qui peut tester et s’arrêter à n’importe quel moment devant des fantasmes interdits.

C’est aussi l’idée qui se trame derrière les tag plus mainstream comme teen ou first time : souiller le bon sens, pervertir l’innocence, jouer la transgression – un des grands moteurs de l’excitation – sans vraiment y toucher. Le tag uro fonctionne chez moi de la même façon quand il est associé à la beauté, comme si les deux étaient incompatibles par nature.

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J’aurais aimé me noyer à vie dans Sasha Cane, la voir dominer et se faire dominer, salir ses culottes d’un liquide qui n’a plus rien à voir avec de l’urine pendant des heures et des heures. Malheureusement, ses excursions en ces terres se font rare et je n’ai pas encore croisé sa remplaçante (ou furtivement chez Kink) qui sache allier beauté, perversion et sensibilité. De plus, entre cette époque sale et les années qui suivirent, ses seins ont gonflé de manière non naturelle, emportant avec elle tout mon intérêt. Depuis 2014, elle a arrêté sa carrière, refermant définitivement le livre du vice (et ses secrets).

Je garde précieusement ses vidéos dans un dossier caché où je range mes meilleurs porn, ceux qui ne se partagent pas et qu’on garde sous le coude en cas de coup dur. Je les aime, j’ai l’impression de le redécouvrir à chaque fois. Eternellement.

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