See Mistress Cook : le food porn BDSM

Mistress Blunt est une charmante jeune femme. Elle est photographe, auteur, hédoniste et dominatrix. Elle aime le cuir, le sexe et la bouffe. En témoigne son blog See Mistress Cook, combinaison de toutes ces indéniables qualités. Le but ? Offrir à l’imaginaire sado-maso comme à celui du #foodporn ses lettres de noblesse via de belles vignettes chiadées comme il faut. Au menu, une floppée de recettes de haut niveau à concocter chez soi pour ravir le palais de ses hôtes, et plus si affinités. Elegance, érotisme et grande bouffe. On y apprend même à concocter sa potion d’amour. Tout cela sent bon la nature et l’eau fraîche. Voyez plutôt.

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La superbe Maîtresse Amiko nous régale avec une assiette tout autant alléchante de foie gras. La beauté gastronomique et le sourire apaisant de la dame ont tout pour me combler. Une envie pressante de connaître tous ces secrets, culinaires et autres. La belle Samira m’emmène vers ses pyramides et je sens déjà le sable chaud entre mes cuisses. Visage dans le flou – mystère à l’oriental – et fesses accueillantes, elle m’invite à satisfaire mes papilles. La rigolote Maria Pearl me fait moins voyager, c’est vrai, mais elle a tout pour faire exploser mon palpitant : de jolies lunettes, des petites couettes, un regard qui en dit long et, surtout, du saumon fumé.

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Un flux d’images doit déjà parasiter votre cerveau bouillant : une tentative de chiper à la douce quelques bouchées de la nourriture la plus divine qui soit, et les ripostes terribles de la Miss, vous repoussant de ses bottines, un sourire en coin. Paumé, je ne sais plus si je dois lécher du regard ad vitam ses jambes arrogantes ou me jeter comme un animal sauvage sur ces mets onctueux. On retrouve à travers ces photos la perversité de la cuisine, ce pouvoir prétentieux de création, ce strip-tease propre à l’assemblage des aliments, et le processus sadique de dégustation devant l’ôte affamé qui s’ensuit. On aimerait toucher mais l’on ne peut se nourrir qu’à distance. Au risque de me répéter, j’veux du cuir. Et du cidre.

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Dans l’univers de Mistress Blunt, entre le pesto, les salades de fruits, les traditionnelles tartes américaines et les nuggets-maison, les corps se dévoilent avec dérision et légereté : l’atmosphère est au repas estival entre copines et coquines plus qu’à la tragédie gothique. Un peu de soleil au sein du donjon. Le château BDSM La Domaine se transforme alors en village rabelaisien (quoi de plus normal, à New York, que de vouloir croquer la grosse pomme ?), la gourmandise est Reine en ce palace sadien, l’exploration de l’univers kink se mélange à la boustifaille, et c’est cette relation intime et sensuelle que nous préservons tous à l’égard de la bouffe qui s’illustre de la plus belle des manières en autant de vignettes charnelles. Car Mistress Blunt aime conférer des formes à la vie. Qu’il s’agisse des bons plats qu’on noie de champagne ou de ténébreuses poupées toutes de noir vêtues. Tout y est généreux.

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La liaison entre la caresse du fouet et le coup de fourchette se fait évidente : désir de dévoration violente, envies simultanées de domination comme de soumission au corps fantasmé, contemplation béate et fétichisme exacerbé porté envers l’objet du plaisir. Il fallait que ces deux mondes à la fois esthétiques et sonores, celui des bottes qui claquent et de la viande qui crépite, se rencontrent enfin. C’est chose faite.

 

 

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