Mourir étouffé par le boule d’Isis Taylor

L’année dernière fut celle des boules, des culs arrogants sculptés par les squats, larges et gros, imposants par leur rondeur et leur poids. Un retour de cycle doublé d’une revanche, les gros pétards devenant des armes, des produits marketing, des arguments chocs pour faire lever de leur chaise les fans et proposer un déballage faussement cul sur Youtube en contournant la censure.

Dans le porn, on s’en moque un peu, les fat ass, bubble butt, PAWG, round ass et big wet asses sont des tags et des séries depuis des lustres. Plus personne ne s’en émeut, c’est le quotidien et ils ne sont pas plus une niche marketing qu’une autre. Par contre, on ne fait pas que les regarder de loin, on s’approche et on les filme de très près, car s’ils représentent la Lune, nous sommes leurs satellites d’observation.

John « Buttman » Stagliano a pris les choses en main dans les années 90. Depuis, filmer en contre-plongée ces délicieux objets appétissants comme des plats trop riches est également devenu la routine du gonzo. Mais au final, on vous tease, on vous appâte, mais on ne reste pas assez longtemps dans la contemplation et l’obsession callipyge. Pour arriver à ses fins et finir par goûter le fruit tant convoité, le laper et s’enivrer jusqu’à s’étouffer, il faut franchir une nouvelle étape et arriver chez celle des adorateurs soumis à la puissance de leur Dieu sous forme de gros ballons : les fétichistes du facesitting.

buttman

L’amateur de boule contemple de loin, puis s’approche à bonne distance tant que sa vue arrive à faire la mise à point. Enfin, il plonge dans l’abîme et ne revient que pour reprendre son souffle s’il a oublié son tuba. Filmer ces trois actes n’est pas évident, on a souvent l’obsession voyeuriste sans l’implication, de l’unique face-sitting sans contemplation, le début est trop court, la fin est trop longue, bref ça manque d’équilibre et de nuance.

Cette scène d’Isis Taylor démarre en prenant son temps, on se sent petit et vulnérable face aux fesses qui roulent, s’enroulent et donnent le tournis. Cette voix qui domine, qui nous rabaisse à notre position de soumis à la dictature choisie du cul. Puis allongé sur cette table, ce monsieur pas très excitant et poilu, c’est moi, enfin il faut bien y croire sinon la scène s’écroule. La séance de facesitting commence et dure, on part pour une demi-heure à s’étouffer, je ne suis qu’une langue, des yeux qui ne voient plus et un nez qui cherche l’ouverture.

Quel délice, Isis, assise sur ce à quoi je suis réduit, un hommes-bouche qu’on tente de remplir de chair. Si elle avait osé aller plus loin, elle aurait pu finir par me noyer dans un squirt-shot, histoire que je puisse embrasser à pleine bouche la petite et la grande mort. Finir dans une flaque de vice dans une cuisine, le ventre à l’air, le sexe encore tremblotant, sans cri, ni douleur.

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