Le Bon Fap

L’homme qui veut transformer Miami en capitale de la cam

Les temps sont durs. Mise à la porte par AB1576, l’industrie pornographique traditionnelle change doucement de capitale en fuyant la Porn Valley pour Las Vegas, moins coûteuse et plus accueillante. Pendant ce temps-là, le business de la cam emménage du côté de Miami. Il peut se le permettre, il a généré un milliard de dollars l’année dernière ; comparé aux bénéfices en chute libre du reste de l’industrie, estimés entre trois et cinq milliards, c’est pas trop mal. Le Miami New Times est allé à la rencontre de ce nouveau voisin en rendant visite au premier patron de Playboy Live, qui a posé ses valises à côté de chez Booba, dans le quartier de Little Haïti.

Depuis son bureau tout de motifs léopard décoré, Clinton Cox gère d’une main expérimentée les débuts de l’offre de camming développée par la firme aux produits dérivés de mauvais goût. Dans son grand entrepôt, plusieurs salles aux ambiances différentes se côtoient : une chambre de jeune adulte, une bibliothèque universitaire, un bureau d’open-space… Tout ce qu’il faut pour satisfaire les fappeurs-tippeurs qui cherchent un petit moment softcore entre webcams interposées. De nouvelles bunnies, spécialement recrutées pour les camshows, viendront y générer de 3,99 à 10,99 dollars par minute. Un beau revenu qui participera probablement à la gentrification de ce quartier à la mauvaise réputation.

La photo de couverture de Clinton Cox, sans rire

La photo de couverture de Clinton Cox, sans rire

Notre Scarface en herbe ne vient pas de Cuba mais il a déjà une grosse expérience dans le domaine de la cam, il a généré plus de 62 millions de dollars grâce à elle. Il sait donc que son business est décentralisé par nature ; ça ne l’empêche pas de vouloir transformer Miami en nouvelle capitale du live show. On lui doit déjà la première Camming Con, qui s’est tenue au début du mois d’août dans un hôtel de luxe du front de mer de la ville magique. Il en est arrivé là en se faisant un nom dans l’événementiel avant de travailler pour Naked et Reality Kings. Clinton « Cheetah » Cox a définitivement un truc pour les grands félins – la boîte de production qu’il a montée au début des années 90 s’appelle Cheetah Lounge -, un nom de mauvais méchant et une grosse dalle de gagnant américain. Le genre de type qui parvient effectivement à rendre à Miami son statut de capitale de la cam.

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