Dis Sasha, quand reviendras-tu ?

Pendant des années, tu te prends de passion pour une fille fragile. Tu la cajoles, tu lui passes ses caprices. Tu n’as d’yeux que pour elle et tu oublies les femmes, les vraies. Et tu redoutes le jour où cette fille sera femme et voudra voler de ses propres ailes.

Et finalement, ce jour arrive : cette fille quitte la maison, elle part vers d’autres cieux. Sans rancune. Mais toi toi tu restes là, les bras ballants. Comme un con, qui voit sa petite fille quitter la maison ouatée dans laquelle tu l’avais installée. C’est dur ? mais c’est ça, être père. Et c’est aussi ça, aimer Sasha.

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Je la regarde, je l’admire, elle est devenue femme, prompte à dévaler les coteaux en pente de Mullolhand Drive et les vallons amoureux de la Chemosphere House. Oui, je regrette les jours bénis pendant lesquels, insouciants, nous clavardions des heures ensemble sur les internets. Mais tu as changé, Sasha, et je ne peux plus rien y faire.

Surtout si c’est Richard Philipps qui te prend par la main. Surtout si c’est pour un film présenté  à la Biennale de Venise. Surtout si celle qui t’habille a fait ses preuves sur les plus beaux plateaux de Californie. Tu n’es plus ma fille, Sasha, tu es leur femme, et je sais que tu ne reviendras plus :

“For my film portrait of Sasha Grey, I wanted to focus on her expressive and psychological transformation into a cinematic actor” – Richard Phillips

Je ne peux que me résigner. C’est ça, être père.

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