Lutte contre le X : la Nouvelle-Zélande s’y met

Etats-Unis, Suède, Israël, Royaume-Uni, France… Et maintenant, Nouvelle-Zélande : la lutte contre la pornographie gagne encore du terrain.

Ce mercredi 12 avril, une pétition anti-X va être présentée au Parlement du pays des Weta et de Peter Jackson. Ses 22 334 signataires réclament la mise en place d’un “comité d’experts chargé d’investiguer les effets de la pornographie sur le santé publique et son impact sociétal néfaste, tant sur les enfant que les adultes”.

La Chambre des représentants de Nouvelle-Zélande

La pétition a droit à un site officiel. Dans un long texte intitulé “The Background”, ses créateurs n’hésitent pas à affirmer que les “scientifiques sociaux, psychologues cliniciens, biologistes et neurologues commencent à comprendre les effets psychologiques et biologiques négatifs du visionnage de pornographie, tant sur Internet que dans les médias et les jeux vidéo”. Rien que du très classique

L’instigateur de la pétition est une organisation au nom limpide : Family First New Zealand. Ce groupe chrétien conservateur fondé en 2006 se décrit lui-même comme “le chien de garde de la famille”. “Des familles fortes, une nation forte”, proclame-t-il sur son site officiel. Sans surprise, Family First est notamment opposé au mariage homosexuel, à l’avortement et à l’euthanasie.

Family First selon Family First

Ce qui nous inquiète le plus, c’est que la lutte contre la pornographie rapproche toutes les familles politiques. Traditionalistes et progressistes marchent bras dessus, bras dessous pour la faire disparaître de nos écrans. Quand les premiers invoquent la protection de l’enfance, les seconds brandissent la défense des femmes. Et nous, au milieu, on s’inquiète pour notre Internet.

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