Darkness Studio, la maison éthique de Nico Bertrand

Coûts de production faibles, climat méditerranéen, fantasmes latinos… Le porno alternatif s’est mis à l’heure espagnole. En témoigne le très arty Darkness Studio lancé par le réalisateur et photographe barcelonais Nico Bertrand. Vitrine de son porn éthique, espace d’exploration, Darkness joue sur les faces claires et obscures de la sexualité. « Le consentement et l’égalité sont deux valeurs véhiculées par mes films. Le désir n’est pas un territoire réservé à un genre, » explique Nico. Ni à une pratique, nous fait dire son catalogue.

 

Sur son site, les abonnements de 1, 3 ou 6 mois ouvrent droit à tous les fétichismes : les pieds vernis d’Amarna Miller dans Smoking barefeet, la blouse d’infirmière en latex de Nenetl Avril dans Harpsichord, les larmes érotiques de Maria Riot dans Dacryphilia… Ici, les femmes sont les héroïnes ; la grâce, leur quête. « Depuis que j’ai étudié la photographie, capturer la beauté est au cœur de mon travail. J’applique le même concept en vidéo. L’esthétique est un outil qui aide à renforcer un objectif : dans mon cas, traiter le sexe pour ce qu’il est, un art. »

Nico a découvert sa vocation d’esthète avec le vieux reflex de son padre. Il a déployé ses talents dans la pub, la réalisation de clips et de courts-métrages, s’intéressant très vite à la nudité, avant de tourner sa première scène porno en 2014 avec Necro Annenke : Saliva – une histoire de bave dans les bois. « C’était juste une expérience pour moi, mais soudain je me suis fait connaître auprès de l’industrie et j’ai tourné avec des pros. » Depuis, Nico n’arrête pas. Et il marche clairement dans les pas d’Erika Lust, elle aussi basée à Barcelone… La nouvelle vague porno serait donc hispanique ?

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