Le Bon Fap

Pornorama : « Le porno c’est finalement très politique »

Arnaud Beaudry n’est pas un youtubeur comme les autres, son sujet de prédilection s’appelle le cinéma porno, celui qui se regarde en entier, sans forcément se consommer comme un vulgaire kleenex. De cette analyse précise, il en a tiré une chaîne Youtube du nom de Pornorama et des critiques pertinentes disponibles sur la plateforme ou sur Hot Vidéo. On est allé à sa rencontre pour en connaître plus sur sa vision de la pornographie.

Peux-tu nous raconter brièvement ton parcours et comment tu t’es lancé dans l’aventure de Pornorama ?
Au départ je sortais d’une fac d’arts du spectacle, j’y ai appris l’histoire, la théorie et l’analyse du 7ème art, mais en parallèle je réalisais des courts-métrages et des clips pour les artistes indépendants de ma région pour me faire la main. Et puis en juin 2013, j’ai lancé un podcast sur l’analyse filmique pour le site Allociné. C’était ma première expérience sur le web, et même si au début tu galères à trouver ton style, c’est une expérience intéressante. J’ai vu à quel point les gens sont réactifs sur internet et c’est super stimulant. L’émission a tenu un an, on a fait 12 épisodes et puis… plus rien. J’me suis dit « Qu’est-ce que je fais maintenant ? ».

Après quelques semaines de réflexion, j’ai décidé de partir à l’aventure sur Youtube. Mais il y a tellement de critiques cinéma sur cette plateforme qu’il fallait trouver une manière de se démarquer. Le porno a une histoire fascinante si on prend la peine de se renseigner un peu. J’me suis dit que si quelqu’un prenait le temps de raconter cette histoire une fois par mois pendant 15 minutes je l’écouterais avec plaisir. Comme personne ne l’a fait je m’y suis collé. Pornorama, avant d’être une simple chronique cinéma, c’est avant tout mon point de vue sur la pornographie. Je ne choisis pas les films au hasard. Du coup Pornorama a un petit air de manifeste porno mais ça ne me dérange pas… Bien au contraire.

J’ai vu que tu avais fait un master sur le sujet, il portait sur quoi exactement ?
Mon master devait parler du  « porno méta », quand la pornographie parle de la pornographie. De nombreux films dans l’histoire du X ont tenté d’avoir un discours sur notre rapport à l’imagerie porno, et c’est intéressant de découvrir que la plupart sont des chefs-d’oeuvre (Behind the green door, Café Flesh, Wasteland, Voyeur, Rêves de cuir, …). Les pornographes sont intelligents et connaissent parfaitement les codes de leur cinéma, du coup, la mise en abîme est maîtrisée et parfois même clairvoyante. Le genre de films qui ne te fait pas bander mais qui te fait réfléchir. C’est une expérience différente et intense pour le public, celui-ci est obligé de prendre du recul pour comprendre les enjeux du cinéma porno (un art et une industrie). J’ai arrêté assez vite le master par manque de temps, mais j’y reviendrai un jour car il est important d’écrire et de réfléchir le genre pornographique.

Tu as eu des problèmes avec Youtube qui a retiré pas mal de tes vidéos, tu es maintenant en partie hébergé chez Hot Video. Etre youtubeur porn ne semble pas être la chose la plus simple au monde, n’est-ce pas un peu décourageant à la longue ?
Cette censure est dommage mais je m’y attendais un peu. Heureusement, elle pousse les créateurs à évoluer, à chercher ailleurs. C’est très stimulant. J’aime la liberté que m’offre Hot Vidéo, je me sens à ma place. Je ne cherche plus à m’autocensurer. Malgré tout, je reste sur Youtube car il me semble essentiel de prendre la parole sur une plateforme mainstream. C’est pourquoi j’ai fait pas mal de live sur Youtube cet été, je peux répondre directement aux questions des internautes et les éclairer sur certains points qui leur paraissent un peu obscurs.

Tu as une vision cinéphile du porno et tu t’intéresses surtout – ce qu’on peut comprendre – aux films scénarisés. Quels sont les films récents qui permettent cette analyse dans un contexte où le gonzo est omniprésent ?
Je parle de scénarisés car c’est plus facile à analyser. Les réalisateurs ont 1 heure 30 pour choisir un thème et le traiter de A à Z. Tu regardes Le Baiser d’Ovidie ou Daddy’s girl de B.Skow, tu as une histoire complète, avec un début, une fin, des personnages qui évoluent, etc. A partir de là, tu peux commencer à chercher les secondes lectures du film. Très souvent tu te rends compte que derrière les scènes de sexe se cache un véritable discours sur notre société. Le porno c’est finalement très politique.

Ovidie a réalisé le premier porno bisexuel diffusé sur une grande chaîne française, B.Skow a fait un film sur une fille handicapée (alors que la pornographie ne met pratiquement jamais le handicap d’un personnage en avant) qu’on le veille ou non, c’est un acte militant. C’est pour ça qu’au début de chaque chronique de Pornorama je fais une partie historique, qui replace l’oeuvre par rapport à son époque, comme on le ferait avec n’importe quel autre genre cinématographique. Pour le gonzo, l’analyse d’une seule vidéo est plus difficile, mais pas impossible, il faut en prendre plusieurs pour que l’analyse devienne pertinente. Le gonzo s’analyse en tant que phénomène, on y retrouve des codes, des clichés très précis qui hantent de spectre de toutes ces vidéos, mais si tu prends une seule vidéo le travail analytique sera plus complexe.

Dans ton dernier live, tu parlais d’ailleurs de gonzo qui arrivent à t’émouvoir, tu pourrais nous donner des exemples et en quoi ils te touchent ?
La force du gonzo c’est qu’il s’adresse directement à toi « le voyeur ». Si la situation mise en place et la réalisation fonctionnent ensemble pour t’offrir un fantasme qui te parle, tu peux te sentir bien en tant que spectateur. C’est aussi un style de vidéo qui s’appuie essentiellement sur les acteurs. Si je sens que l’actrice et l’acteur aiment ce qu’ils sont en train de faire (par le regard, les sourires, les paroles) je peux facilement me laisser happer par l’expérience proposée.

Contrairement à certaines personnes, je ne dirai jamais que le gonzo c’est mal, c’est tout simplement autre chose. C’est la mise en avant de la performance. Et quand la performance est bonne il n’y a aucune raison de lui cracher dessus. Les réalisateurs de gonzo travaillent sur le plan-séquence caméra épaule, ce qui donne un côté réaliste aux images. On n’est pas si loin de la « transparence » dont parlait André Bazin. Ici les acteurs deviennent cadreurs, et le cadreur finit par devenir créateur, on sent la fabrication se faire en direct. Devant la caméra les personnalités défilent et derrière la caméra le réalisateur s’affirme sans pour autant prendre toute la place, c’est un jeu d’équilibriste.

fake-taxi

Le gonzo se rapproche, en un sens, du documentaire, on y voit une certaine forme de vie moins artificielle. Tu entres dans de grandes villas bourgeoises, dans des petits appartements de la classe moyenne, tu voyages dans des taxis, tu marches dans les rues de Los Angeles ou de Paris, tu entends au loin l’ambiance urbaine avec des bruits de train, d’avions…. La « vraie  vie » est là, devant toi ou en arrière-plan, et le voyeur aime cette sensation peut-être plus concrète que dans les films scénarisés. On traverse presque en temps réel et de manière réaliste un monde hyper-sexualisé en dehors des conventions sociales, forcément c’est très attractif pour le public. Je ne cautionne pas tous les aspects du gonzo mais je comprends son succès.

J’ai remarqué qu’il n’y avait pas de vidéo depuis juin. Es-tu en pause ?
C’était les vacances… Tout simplement.

Logique, oui. Sinon, est-ce qu’il existe d’autres youtubeurs spécialisés dans le porn dans le monde ?
En France je suis le seul à faire ce genre de « chronique ». Avant il y avait Moïse de Glitch qui réalisait des petits sketchs hilarants autour de la pornographie, mais il a très vite été victime de la censure sur Youtube. Chez les Américains, il y a Dick Bush et Cinema Snob, qui font des reviews de porno avec un ton humoristique. Il y en a certainement d’autres mais je n’ai pas eu vent de leur existence.

Tu racontes dans une de tes vidéos l’expérience de ton premier film. Comment arrive-t-on à tourner un film entier en payant tout le monde pour… Seulement 3 000 euros ?
Le film dont tu parles s’appelle Ma fille que j’ai co-réalisé avec Oliver Sweet en 2013 (distribué par Dorcel). Quand tu tournes un film pour 3 000 euros de budget avec deux jours de tournage pour quatre scènes hard et toutes les scènes de comédie, tu travailles en comptant chaque centime dépensé, tu dois enlever le superflu de ton scénario. Avec un si petit budget, tu ne peux payer que les acteurs et éventuellement louer quelques lieux. Tout le reste c’est du système D. Pour quelqu’un comme moi qui débute dans le milieu c’est une super école. Ça m’oblige à être dans l’énergie constamment et j’adore ça. C’est une course contre la montre pour que le film puisse exister.

Tu fais remarquer que c’est toujours compliqué pour les acteurs porno de s’improviser acteur “classique”, pourquoi cette obsession des réalisateurs de leur faire tourner du scénarisé s’ils n’y arrivent pas ?
Dans les années 70 certains acteurs avaient choisi l’industrie du porno pour pouvoir avoir du boulot. Des mecs comme Jamie Gillis, Ron Jeremy et Harry Reems avaient fait du théâtre avant de faire du X, du coup, les réalisateurs n’avaient aucun souci pour faire de belles scènes dialoguées.

Au milieu des années 80, les amateurs ont débarqué avec l’apparition de la vidéo et l’industrie a changé. Aujourd’hui les acteurs arrivent dans le milieu sans avoir eu d’expérience sur les planches de théâtre ou devant une caméra. Ils viennent principalement pour la performance sexuelle, ça les fait même un peu chier de devoir ouvrir la bouche pour sortir la moindre ligne de dialogue. Les réalisateurs, eux, ont besoin de mise en scène, de répliques, pour mettre en place le fantasme. Que tu sois dans le gonzo ou dans le scénarisé, il y a toujours du dialogue. Du coup, y’a un blocage lorsque tu passes à l’étape du tournage. L’acteur est mal à l’aise et le réalisateur n’obtient pas ce qu’il souhaite.

Généralement tu bosses avec un budget réduit, tu n’as pas le temps de faire des répètes avant le tournage, alors le résultat n’est jamais à la hauteur. Ce n’est pas vraiment de la faute des réals ou des acteurs, c’est juste le système qui veut ça. Malgré tout, tu peux encore trouver de bonne performance d’acteurs actuellement, un gars comme Rico Simmons en France adore la comédie et il te le rend bien sûr un plateau. Avec lui tu peux faire un beau film qui sonne juste.

Body Double - Brian de Palma

Body Double – Brian de Palma

Dans ta manière d’aborder le porno, la place de la masturbation semble relayée au second plan, voire ne pas exister. Pourquoi ?
Tu n’es pas le seul à me faire cette remarque, et tu n’as pas tout à fait tort. Quand j’ai commencé Pornorama, j’ai vite compris que sur Youtube je ne pouvais pas aller trop loin, qu’il serait difficile d’aller au bout des choses en ce qui concerne l’aspect masturbatoire du porno. Je dis le mot « sodomie » et c’est le strike assuré, donc j’ai zappé ce côté-là dans mes chroniques. Maintenant que je suis chez Hot Vidéo, je vais pouvoir en parler de manière plus concrète.

D’un point de vue cinéphile, je trouve la pornographie plus belle lorsqu’elle ne te force pas la main pour te faire jouir. Un bon porno, c’est un porno qui te fait bander, qui t’ouvre l’appétit, mais qui n’a pas besoin que tu te masturbes pour te rendre heureux. Moi je bande devant de belles images (porno ou pas), je suis comme ça, c’est un peu particulier mais je pense que les cinéphiles me comprendront. Mon intérêt s’éveille devant des films comme Lost Highway de David Lynch, Body Double de Brian De Palma, Shame de Steve McQueen, Hausu de Nobuhiko Obayashi, Sweet Movie de Dusan Makavejev et The Neon Demon de Nicolas Winding Refn…

J’attends des pornographes qu’ils me fassent fantasmer pendant 1h30, pas qu’ils passent un partenariat avec une entreprise de mouchoir en papier. Si tu lâches la purée au bout de 10 minutes de scène de cul en règle générale tu coupes la vidéo, et je trouve ça dommage car tu ne respectes pas entièrement le boulot du pornographe. Malgré tout, je comprends parfaitement la notion de masturbation. Certains spectateurs en ont besoin (pour diverses raisons) et je ne les blâmerai jamais pour ça.

Ovidie - Le Baiser

Ovidie – Le Baiser

Quel regard portes-tu à la production française ?
Je suis extrêmement attaché au porno français même si je dois bien reconnaître qu’il est en difficulté parce qu’il a du mal à s’exporter. Les films avec préservatif n’intéressent pas les distributeurs et les consommateurs du monde entier, du coup les films restent chez nous. Mais nous devons être fiers de représenter cela, c’est super de continuer le combat, il faut prévenir les jeunes des risques. On a tous des droits mais on a aussi des devoirs, les pornographes du monde entier devraient prendre conscience de ça, les créateurs sont responsables de l’image qu’ils fabriquent et du message qu’ils véhiculent. En France on revendique le port du préservatif encore aujourd’hui, et c’est bien.

Pendant que le luxueux Dorcel et le faussement amateur Jacquie et Michel (avec son côté Rabelaisien) se font une petite guerre pour savoir qui va dominer définitivement le marché du porno d’autres continuent, un peu dans leur coin, à faire des propositions intelligentes. Il y a de la résistance en France, tu peux prendre en exemple Jack Tyler, John B. Root et Ovidie. Qu’on n’aime ou pas leurs travaux, ils continuent de proposer autre chose que du porno mainstream ou amateur. On a besoin des indépendants pour que le public puisse expérimenter les autres facettes du X.

Et la production américaine actuelle ? Ainsi que celle de l’Est ?
Le porno américain c’est l’art du divertissement. Tu regardes un porno US et tu découvres un nouveau monde à chaque fois. C’est sur-fabriqué mais pourtant ça marche toujours aussi bien sur le public. C’est beaucoup de travail et d’argent pour en arriver à un tel degré de distraction. Il faut dire que le système les aide beaucoup plus que chez nous. Là-bas le porno fait partie de la pop culture. On le célèbre tous les ans dans des salons, des remises de prix,… C’est un business de folie. Et le mieux dans tout ça, c’est que même les indépendants finissent par trouver une place dans l’industrie. Les Américains n’ont pas peur de fabriquer de la « niche », ils se plongent jusqu’au cou dans des spécialisations parfois « what the fuck » mais y’a toujours du public pour ça. Ils visent toutes les cibles, aussi différentes soient-elles.
Pour les productions de l’Est je ne sais pas quoi en penser. On entend tout et son contraire dans les médias, et je ne sais pas qui croire. Quand tu regardes les films tu vois bien qu’ils ont une patte, que tu pourrais définir comme un mélange entre le porno US et le porno européen. Mais je n’ai pas encore trouvé mon bonheur chez eux.

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Arnaud avec Olivier Sweet de Sweet Prod

Tu as un nouveau projet de long métrage avec Sweet Prod, peux-tu nous en dire plus ?
Le film se tournera plus ou moins avec le même budget que Ma fille, mais ne vous attendez pas à avoir le même type d’histoire et de mise en scène. Je n’aime pas faire deux fois la même chose. A force d’analyser le porno, on finit par développer son propre système de pensée et j’ai très envie de me mettre sérieusement à la réalisation pour raconter mes histoires. Je vais explorer divers fantasmes et mettre ma patte dessus. Faire le film que j’ai envie de voir en tant que spectateur. Je veux faire ressentir, par le cadre, le montage et l’ambiance musicale, cette sensation de plaisir que partagent mes personnages au moment de l’acte sexuel. Je ne veux pas que le spectateur assiste bêtement au spectacle, je veux qu’il comprenne, qu’il soit dans le même état émotionnel, sauvage et intime, que les personnages à l’écran. C’est un défi presque vain, mais c’est sur ça que je vais travailler. Un gros plan chirurgical sur une pénétration c’est mécanique et déshumanisé, tu ne ressens rien devant, mais si tu lui donnes du style, un effet, une atmosphère, que tu bosses le mixage sonore, tu peux lui donner une raison d’être plus pertinente. Tu communiques au public une information différente, tu délivres un vrai message.

L'indécente aux enfers

L’indécente aux enfers

Sinon, c’est quoi le premier porno que tu as vu ?
Plus jeune je ne regardais pas de porno en entier, toujours des scènes, des passages un peu au hasard, comme beaucoup trop de gens hélas. Mais le premier porno que j’ai vu dans sa totalité c’est L’Indécente aux enfers de Marc Dorcel (1997), avec Laure Sainclair, Roberto Malone, Karen Lancaume et Olivia Del Rio. Un super casting pour un film plutôt médiocre. Suite à cette première expérience cinématographe j’ai décidé de ne pas lâcher l’affaire, je voulais vivre une belle expérience pornographique et artistique. J’ai regardé Behind the green door et je suis tombé instantanément amoureux du porno.

Buck Angel & Valentina Nappi dans GIrl/Boy 2

Buck Angel & Valentina Nappi dans Girl/Boy 2

Et le dernier qui t’a marqué ?
Je ne peux pas en citer qu’un seul, ça serait injuste. Je parlerai surtout de quatre films. Je ne suis pas toujours tendre avec Hervé Bodilis, mais avec Claire la sexologue et Ma vraie orgie libertine (co-réalisé avec Pascal Lucas) j’ai trouvé qu’il avait fait du bon boulot. Le premier a un petit côté Michel Ricaud, et le second est un concept de docu/fiction tenu jusqu’au bout. Sinon, dans un autre genre, j’ai adoré les 45 premières minutes de Stockholm Syndrome réalisé par James Deen. C’est une scène divisée en deux parties, la première est l’exemple type du porno mainstream US et puis, d’un coup, la deuxième partie part en cacahuète, ça devient malsain mais tu peux pas t’empêcher de regarder. Et le dernier c’est Girl/Boy 2 de Dana Vespoli, un film cherchant à déstabiliser son spectateur en mélangeant les genres au sens propre comme au sens figuré puisqu’il s’agit d’une oeuvre transgenre. A voir absolument.

As-tu des acteurs, actrices, réalisateurs fétiches ?
Pour les acteurs, je te citerai uniquement Jamie Gillis, c’est sans conteste le plus grand hardeur toutes générations confondues pour moi. Tu le regardes dans Through the looking glass, Midnight Heat et Water Power, tu comprends directement que le bonhomme s’impliquait aussi bien dans le jeu d’acteur que dans ses performances sexuelles. Pour les actrices j’en ai pas mal : Brigitte Lahaie, Marilyn Chambers, Marilyn Jess, Traci Lords, Jenna Haze, Stoya, August Ames et Anna Bell Peaks. Elles ont toutes des personnalités hors du commun et pour moi c’est ça être une star du porno. Enfin, pour parler des réalisateurs, je peux te dire que je suis extrêmement influencé par Stephen Sayadian, Gerard Damiano, Michel Ricaud, Andrew Blake, Michael Ninn, Maria Beatty et Alex de Renzy.

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