Donald Trump s’engage à lutter contre le porn s’il est élu

Donald Trump est un accusateur frénétique. Depuis le début de sa campagne en juin 2015, le milliardaire a attaqué le libre échange, la globalisation, l’immigration, l’Obamacare, les musulmans, la Chine et tout un tas d’autres groupes, individus et entités qu’il estime responsables de la décrépitude des Etats-Unis. Sa dernière cible s’insère plutôt bien dans sa ligne éditoriale : le 16 juillet dernier, le candidat républicain a signé le Children’s Internet Safety Presidential Pledge. Ce document l’engage, s’il est élu président des Etats-Unis, à lutter “agressivement” contre “l’exploitation sexuelle des enfants sur internet” mais aussi – et surtout – contre la pornographie en ligne.

Donald Trump n'aime pas le porn mais le porn aime Donald Trump (clique)

Donald Trump n’aime pas le porn mais le porn aime Donald Trump (clique)

Le Children’s Internet Safety Presidential Pledge accuse le porno “d’encourager l’exploitation sexuelle des enfants, la violence contre les femmes, les comportements addictifs, la diminution du bien-être mental et physique, (…) l’effondrement du mariage, la prédation et le trafic sexuels”. Rien de nouveau, tous les dadas des anti-porno sont là, toujours erronés ou fallacieux. Le document s’alarme même de la popularité du tag “teen” sans se soucier de son sens véritable. Pour lutter contre ces maux, il propose notamment la mise en place de filtres anti-pornographie dans les écoles et les bibliothèques publiques, la création d’une commission présidentielle chargée d’enquêter sur les “effets néfastes” du X “sur les jeunes, les familles et la culture américaine”, l’application renforcée des lois fédérales sur l’obscénité

Melania Trump

Melania Trump

Plusieurs développements sont déjà envisageables. Dans le premier, Donald Trump ne devient pas président des Etats-Unis. Sachant que les derniers sondages donnent une avance de 4,5 points à son adversaire démocrate Hillary Clinton, on peut miser sur le fait que le républicain ne remportera pas l’élection du 8 novembre. Dans le deuxième, l’homme d’affaires remporte la majorité des voix et ne tient pas à son engagement anti-pornographique. Personne n’est à l’abri d’une promesse de campagne en l’air. Dans le dernier cas de figure, le président Trump respecte ses promesses ; dès lors, on pourra commencer à s’inquiéter de voir les Etats-Unis glisser vers une politique anti-porno similaire à celle de l’Angleterre. Et dire qu’il a peut-être signé le Children’s Internet Safety Presidential Pledge en réaction à la publication d’anciennes photos dénudées de sa femme

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