Comment j’ai séduit Aiyana sur Francolive

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Le monde de la cam se divise en deux : d’un côté la version classique où les modèles aguichent mais où l’action se passe forcement en privé et de l’autre, le modèle freemium, où la très grande majorité des shows se font en public. Le premier semble avoir toujours existé ; si bien que planté dans le décor du net et des intersticiels qu’on ferme par automatisme, je n’avais jamais mis un seul pied là-bas. Je me contentais, comme beaucoup de gens, d’observer de loin ces filles qui me fixaient du regard avant de disparaître d’un clic.

L’autre raison, c’est que je suis d’une timidité maladive, du genre à me bloquer si je n’ai pas au préalable bien analysé la situation. L’idée de me retrouver face à une inconnue à poil qui répond à mes demandes m’excite tout autant qu’elle me tétanise. Le présent est puissant quand on y réfléchit un peu trop, du coup je recule, ou je reste planté là comme un idiot. C’est pénible mais pas non plus handicapant, j’ai juste besoin d’un bon coup de pied au derche pour me motiver.

Dans le quartier rouge d’Internet

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C’est Francolive – le site de cam français – qui me l’a foutu en m’abordant façon dealer dans une ruelle sombre : “Hey p’tit, tu veux goûter un peu à notre cam ? Prends ces jetons et amuse-toi. Tu reviendras nous voir plus tard”.

Timide d’accord, mais toujours partant pour l’aventure et pas non plus à une contradiction près, me voilà un soir à observer le fond rose de Franco et ses modèles en ligne. Ils ne m’avaient pas filé seulement des jetons mais aussi une liste de filles à aller voir, comme un bout de carte de ce nouveau territoire à explorer.

On est dans une sorte de quartier rouge en ligne où la barrière entre le modèle et le client ne saute jamais, mais où on efface seulement les autres spectateurs de votre champ de vision (ou presque). Le concept est vraiment simple, les modèles (filles, garçons, trans, couples) sont là et attendent qu’un utilisateur souhaite passer en privé. Une petite partie semi-freemium existe tout de même et permet de donner des actions à faire en public contre des jetons. Du visiophone rose, de la cam classique. Rien d’innovant en soi, sauf peut-être si on n’y a jamais goûté. Alors on y va.

Bien planqué derrière mon clavier

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Pour me mettre en condition, je sors mon meilleur whisky (du bon, du 15 ans d’âge) et je prends bien soin de déconnecter ma webcam car il hors de question de montrer ma trogne. Je repère quelques filles de la fameuse liste, il est 22h, les chatrooms sont en effervescence. Je me connecte à Aiyana, pas vraiment une girl next door mais une petite note en bas de la liste me parle d’un “coup de coeur”. La trentaine avancée, une voix sympa de personnage dessin animé et visiblement une propension à aimer jouer avec un gros rosebud. C’est validé.

Je me cale au fond de mon fauteuil avec les autres qui ne sont que des pseudos sans majuscule avec des chiffres, du genre belleteub874, et qui n’ont pas un vocabulaire très riche à part “bonne” ou “t’es mouillée”. Au final, ils ne sont pas pas pires que des “gris” sur Chaturbate (ceux qui n’ont pas de tokens en banque), mais moi je m’appelle LeGonzo et mes majuscules tranchent avec les autres. Je me sens moyennement dans l’ambiance mais l’appel de la cam est plus fort que tout. J’ai à peine le temps d’observer son sextoy que Aiyana part en privé avec un autre. Je reste sur le banc de touche, même pas eu le temps de lui dire salut.

Je pars alors voir ailleurs si j’y suis, la queue entre les jambes, déçu mais rassuré de pouvoir reculer cette “première fois”. Je saute de cam en cam et tout va très vite, les privés s’enchaînent aussi pour les autres. L’heure y est sans doute pour beaucoup, on doit être en plein prime time du fap.

Je m’installe dans une autre room qui part immanquablement en privé au bout d’à peine une minute, on me propose alors le mode “voyeur”. Un mode payant et vicieux qui permet de suivre le show privé d’une autre sans pouvoir interagir. Je me retrouve dans un moment très intime entre une cam girl et visiblement un habitué. Elle lui montre sa dernière chaise Ikea, le nouvel agencement de son appart, tout en se rentrant des godes partout. Elle le connait bien. Moi je ne sais pas si je dois fuir, fapper ou crier au type “HEY MEC JE T’ENTENDS À TRAVERS LES ÉCOUTEURS DE LA MEUF, TU STRESSES MA TEUB”.

En fait le type gêné c’est moi, pas lui, et je pourrais hurler à la mort, y’aura juste mon voisin pour me dire de me calmer. Ils font leur affaire, elle joue le plus possible la vraie relation physique “oh oui prends-moi par derrière sur le canapé, j’aime ta queue”. C’est étrange en français mais elle maîtrise parfaitement le dirty talk. Le type apprécie, leur petite sexe virtuel avance à fond la caisse. Je ne sais toujours pas de quel côté du fap je dois me situer, mais ma main tient le manche fermement avec l’impression de faire un truc interdit. Elle enchaîne vite car le temps c’est de l’argent et pour éviter qu’il finisse en cam to cam avec son banquier, elle passe en mode quickie. Je bouge ailleurs.

Tête-à-queue avec Aiyana

 

Aiyana2

Un petit pop-up m’annonce d’ailleurs que Aiyana est de retour en public, je fonce la voir. À peine le temps de lui dire “coucou”, qu’elle propose un privé au premier qui dégaine, j’appuie comme un taré sur MOI !!!! et les autres pélos s’effacent automatiquement (sauf les vicieux qui suivront peut-être en “voyeur”, mais je n’en saurais rien).

Me voici face à elle, j’entends qu’elle m’appelle dans le casque : “salut Gonzo hihihi” pendant qu’elle change de braquet en troquant son rosebud pour un énorme gode large comme mon poing qu’elle nomme “ma bite”. Je joue cartes sur table : “On va être honnête, la mienne n’est pas aussi grosse”. Elle rit et part en chercher immédiatement un autre avec une taille plus conventionnelle et commence son show. Elle me demande si j’aime, je réponds que “c’est pas mal du tout ouais”. Mes réponses de timide qui veut se la jouer détendu la font encore marrer, mais je vois qu’elle s’agite frénétiquement comme si on avait un train à prendre : “plus lentement, doucement” et elle rétorque “oui lentement c’est bien aussi Gonzo hihihihi” et elle s’exécute. Cette proximité m’excite et je poursuis mon aventure de fap et de whisky.

Aiyana

On avance en silence, ses gémissements retenus et mon clavier muet. Elle me dit que je l’énerve à laisser traîner comme ça. Ce qu’elle ne sait pas (puisqu’elle ne me voit pas), c’est que j’ai déjà fini de mon côté et que je l’observe avec le sourire du mec satisfait devant un moment intime qui le concerne. Réel ou irréel, en tout cas bien tangible car j’ai l’impression qu’il était plus authentique que le quickie sur la chaise Ikea de l’autre camgirl. Possible aussi qu’en tant que camgirl pro, elle s’adapte parfaitement aux désirs des gens et fasse croire que chaque moment est magique, chaque instant éternel.

On discute rapidement, je lui dis que je dois y aller, elle me supplie de rester, je réponds assez franchement “ces conneries ne sont pas données, smiley clin d’oeil”, elle se marre encore un fois et me dit de garder mon argent pour plus tard et que de toute façon je suis déjà amoureux d’elle. Mon “un peu” gêné ne lui convient pas mais c’est pas grave, on se dit au revoir et elle repart en public, vers d’autres quickies, d’autres pseudos, d’autres habitués, d’autres timides. La routine de la cam royalement exécutée.

Dépucelé de la cam pour la seconde fois

Aiyana1

Lointain souvenir de la cam

 

Cette première expérience de cam privée avec une inconnue m’a donné envie d’en refaire, ça m’a bien plus excité en tant que spectateur que sur Chaturbate et cie, même si tout ça était trop rapide et manquait peut-être d’authenticité mais la finalité était bien plus efficace. Plus proche du porn que du strip moderne avec ce lien intime éphémère qui supporte mal la comparaison avec un show public. Different strokes for different folks.

13 commentaires Voir les commentaires

  • Une pleine page dans Le Tag… en voilà une nouvelle orgasmique! Une petite enquête menée à mon insu, le privé d’ un voyeur pas tout à fait comme les autres…

    Le pseudo aurait pu m’ interpeller… LeGonzo … mais j’ ai pensé aux films du genre, je n’ai pas fait le rapprochement avec le journalisme subjectif…

    Hunter S. Thompson (pour ceux qui ne connaissent pas… sus à sa biographie! Du pur, du dur, du déjanté!) disait « Le reportage gonzo allie la plume d’un maître-reporter, le talent d’un photographe de renom et les couilles en bronze d’un acteur. »

    Ça tombe bien, LeGonzo est dans la place, et prêt a relever le défi… Courageux même si terrorisé, il ira se perdre dans les chatrooms de Francolive, se vautrer dans la luxure si nécessaire, acceptera tous les sacrifices…

    Donc le voilà dans ma chambre… Son pseudo en lettres majuscules me font imaginer un ego surdimensionné, le désir d’être remarqué, et une addiction au sexe certaine… Je ne le connais pas, discuter un peu serait nécessaire avant d’aller en pv, mais il y a du monde sur le free, il parle peu et… trop tard…
     » Coucou  »
    « Salut Gonzo hihihi… »

    Une première rencontre, avec tout ce que cela implique d’émotions fortes… même pour un journaliste qui écrit un article parmi d’autres articles, et une camgirl en plein show parmi d’autres shows… En effet, nous ne sommes pas dans le freemium ici, mais dans le secret, dans l’intimité… Juste tous les deux, et, peut-être, de temps à autre, un voyeur dont l’invisible présence n’a aucune incidence sur ce moment d’intimité partagée.

    Gonzo a un côté mystérieux… et pour cause… Il n’est là que pour me dévoiler, me mettre à nue tandis que je le suis devant lui, le cœur plus que le corps (même si il faut bien qu’il me regarde me dénuder, me trémousser, m’empaler sur SA queue… dur métier !). Et je fonctionne à l’instinct tant il se livre peu. Mon rosebud semblait l’avoir ému en free donc je décide de continuer dans cette voie. Je sens qu’il m’observe, excité peut-être, intéressé c’est certain.

    Il se moque gentiment de mes maladresses, pique ma fierté… mais moi je m’appelle Aiyana… et je ne lâche pas le plaisir comme ça…. Car c’est mon plaisir, charmer les hommes, les femmes, les fleurs… Et toi, Le Gonzo, tu n’y résistera pas, majuscules ou pas… Ta teub n’est plus stressée, même si, j’en suis sûre, la prochaine fois que tu t’ennuieras, tu risques inconsciemment d’aller te balader chez Ikea…

    Et puis voilà, il est parti…
     » Les hommes qui passent Maman…  »
    Je l’avais oublié… jusqu’à la parution de cet article !

    Mais pour les autres… ceux qui me suivent depuis longtemps maintenant, quotidiennement… une relation a tissé sa toile dans la toile. Ils se reconnaîtront et je ne les remercierai jamais assez pour l’amour, la confiance, et tous ces instants de volupté suspendus sur le fil de mes souvenirs…

    Une petite molécule pas très fréquentable…

  • Tes articles sont très intéressants dans la conception de cette société deux points zéro.

    Prises à main par tous et n’importe qui : de l’imbécile heureux au grand trader (ne voulant pas tromper sa femme réellement mais juste virtuellement).

    Le porn a pris pour la plupart des personnes nés dans les années 90, un tranchant dans les pensées (moins tabou, mais par pour autant acceptée et parait être une déviance).

    Aujourd’hui avec ton site, le blason du porn est redoré par un élan de vouloir casser cette image perverse et hard.

    Merci monsieur, longue vie à ton projet de démocratiser le porn intelligent.

  • Oh Oui ! Aiyana est une jolie petite molécule pas fréquentable comme elle ose l’avouer mais elle sait nous donner tant de plaisir… Toujours de bonne humeur, toujours prête à faire des coquineries… Je l’adore ma petite coquine !!!

  • Mais non, c’était la table qui était d’Ikea pas les chaises ^^

    • Salut ma belle Vanessa… J’espère que tout va bien pour toi… J’ai vu assez souvent ton appartement (ça fait longtemps…) mais il est tellement convivial qu’il est facile de trouver des nouveaux endroits où faire la coquine…
      Je t’embrasse… Amicalement ! GG. dit Le Matou libertin.

  • Moi aussi je t’empbrasse Tit Matou libertin (Et pas amicalement ;))

  • Bon je sais bien que c’est un article sponsorisé aka partenaire et c’est pas un reproche mais quand j’ai cliqué pour voir la gueule de leur site j’ai cru me retrouvé au debut de l’internet.

    C’est quoi ce site aussi moche avec une interface aussi mal foutue c’est pire que livejasmin et myfreecam. Serieux j’ai débandé direct du clic. Je crois que en dehors de Chaturbate point de salut.

  • Cher Methos… quelle intolérance…

    As-tu seulement pris la peine de lire l’ article? Car il semblerait que… ben t’ as rien compris…

    Alors laisse ta queue de côté pendant quelques instants et garde un peu d’ espace dans ton cerveau pour la réflexion… Oui je sais c’ est moins drôle mais parfois ça ouvre des horizons…

    Alors primo tu sais que derrière tout site de cam, il y a des… des… des personnes… et oui! Nous ne sommes pas qu’ une interface, mais il est vrai que c’ est difficile de s’ en rendre compte d’ un seul coup de clic…

    Alors c’ est vrai, Francolive est… différent. Mais chez nous c’ est comme dans la vraie vie, on discute, on s’ amuse (parce que c’ est ce que font les vraies personnes), on jouit aussi (mais tu t’ es montré trop précoce sur ce coup là), beaucoup et autant qu’ ailleurs. D’ ailleurs, de nombreuses stars du X sont sur Francolive, il semble visiblement que tu ai manqué cette particularité aussi qui est quand même révélatrice…

    Donc je n’ ai absolument rien contre tes gouts perso, je les respecte et je peux les comprendre. Mais lorsqu’ on ne sait pas de quoi on parle, on s’ abstient d’ être agressif envers les autres: differents strokes for different folks… Ah oui c est vrai t’ as pas lu…

    Et toi Gonzo, mon rédacteur préféré, je crois que tu as apprécié… ton ivresse…
    Et je reprends tes mots pour conclure: « cette première exprérience de cam privée m’ a donnée envie d’ en refaire, ça m’ a bien plus excité que sur Chaturbate et compagnie… »

    Kiss

    Aiyana

  • Je me doute bien, étant donné que Methos ne s’ est pas donné la peine d’ aller voir plus loin…Un site de cam, ce n’ est pas qu’ une interface, je le répète, et le plaisir a plusieurs facettes. Tout le monde n’ est pas adepte du freemium, il en faut pour tous les gouts, et il faudrait respecter cette liberté d’ être…

  • se branler sur du fake , en payant une fortune €€€, autant se branler sur du porno gratuit c pas mieux…… c moins pire , le reste que du bla bla

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