Natalia Poklonskaya

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Natalia, je n’y tiens plus. Envahis plutôt ma péninsule, j’ai fait un référendum et elle est clairement d’accord. Sois mon impitoyable femme d’acier, on mangerait des pierogis sous la couette, tu lâcherais tes cheveux avant de dormir et tu aurais les pieds très froids. J’aime ton regard triste et indigné, tes sourires gênés, ta véhémence fragile ; je n’y peux rien, j’aime les combattantes impitoyables et fatiguées, les atrabilaires. Garde ta veste et viens ; tu seras l’orage de mon champ de blé et je serai la météorite de ta Sibérie.

Il paraît que ton parcours est irréprochable, que tu as fait une école d’art et de musique, que tu joues du piano quand tu ne pourchasses pas des gangs ukrainiens ultra-violents. J’ai fait quatre ans de lettres, une fois j’ai cogné un type en jogging en Picardie et j’ai l’intégrale de Sokolov chez moi, je crois qu’on est fait pour s’entendre. Mets ta main de musicienne dans ma paluche de plombier, viens trouver la révolution au bout de mon fusil et unifions l’Est tout entier sous la bannière de notre amour.

Par contre, Natalia, il va falloir arrêter ces histoires de violation du droit international, d’occupation armée et de référendums illégaux. Ce n’est pas parce que tu es la nouvelle procureure de Crimée que tu peux faire ce que tu veux. Je veux que tu arrêtes de voir Poutine, notre amour ne saurait vivre sans un peu de bon sens et de toutes façons j’ai du mal avec les ex. C’est à prendre ou à laisser, Natalia. Mais que tu me suives ou que tu partes, je veux que tu saches que je fappe. Et toi, tu fappes ou tu passes ?

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