La capote du futur, vol.2

Pas moyen de baiser sans capote, enfiler l’amour n’a malheureusement pas toujours la douceur voluptueuse d’une séance de massage comme dans les vidéos X-Art, mais il faut y passer. Alors, on fait tous un effort d’imagination, on pince bien le réservoir pour éviter les bulles d’air et on chevauche en levrette vers les belles prairies du plaisir.

On vous avait parlé de Bill et Melinda, les généreux milliardaires qui lâchaient la maille pour qu’on baise en toute sécurité encore plus confortablement. Les innovations continuent de pointer le bout du gland dans le business du préso. Même si comme le signale Mike Rubin du Men’s Journal :

« Le marché du préservatif est dominé par quelques acteurs majeurs ―Trojan, Durex, l’Australien Ansell et l’entreprise japonaise Okamoto. »

Et Richard Chartoff, un universitaire, de rajouter :

« Un des problèmes avec l’industrie du préservatif est que la technologie date d’il y a 30 ans parce qu’il n’y pas de raison de faire de la recherche quand on a un marché captif. »

Sur un secteur où la mainmise de quelques géants répond aux exigences des organismes de santé — c’est-à-dire ne pas choper une merde et soit mourir, soit bouffer du médoc à vie —, proposer une expérience utilisateur plus agréable est bien compliquée, surtout en terme économique. Mais le besoin de confort se trouve pourtant urgent au risque de voir une désaffection progressive du préservatif chez les générations qui découvrent le sexe. Avec des protections compatibles avec un maximum de plaisir, les IST prendraient un vrai coup dans l’aile ou dans le cul, c’est vous qui choisissez.

Trois manières d’améliorer le condom.

Perfectionner l’existant

Le Japonais Sagami avait sorti sa capote en polyuréthane de 0,01 millimètre. Jamais à court d’idées pour faire chier son cousin-ennemi nippon, la Chine vend un préso en latex de 0,01. Bravo à la Guangzhou Daming United Rubber Products qui figure dans le Guiness Book et gagne une place dans nos cœurs, bien que son matos ne s’exporte pas vraiment.

Schoing schoing

Pimp ma pot’ka

La capote peut se pimper en mode BDSM. Firaz Peer et Andrew Quitmeyer, deux futurs ingénieurs, ont eu la belle intuition de tuner un préso avec des électrodes façon Sport-Elec. Pour l’instant, le prototype nommé Anguille électrique est fait en pantalon de jogging et n’a rien de bandant, mais quand on a vu Asphyxia Noir et Danny Wylde s’électrocuter amoureusement, on pourrait se laisser tenter. Une décharge pour décharger, voilà un chouette slogan.

Changer de paradigme

La révolution, la vraie, dans l’univers du préservatif s’appelle Origami. On change de paradigme, on rentre dans un nouveau monde. Fini le principe de transmission de chaleur du préso classique, avec Origami la stimulation n’est plus externe, mais interne. Danny Resnic, le génial inventeur, souhaite récréer les sensations à l’intérieur de la capote, sur notre tige et l’animer avec un petit capuchon en forme d’accordéon qui bouge avec le va-et-vient. Sur la vidéo, on constate qu’avec la mobilité de la protection, le plaisir doit être décuplé. Pour info, la matière utilisée serait du silicone.

Danny Resnic a été infecté par le VIH à cause d’un préservatif qui s’est déchiré. Avec son Origami un peu bizarre à l’œil, plus de problèmes de capote percée suite à la friction, il se pose super facilement, sans effort et surtout il procure une sensation inédite qu’aucun autre produit n’offre. Et si on débande, ça a l’air bien plus simple de se branler un coup pour mieux redémarrer. Le Tag parie gros sur cette capote du futur, on attend 2015, la date prévue où l’organisme de régulation américain donnera son autorisation pour la mise sur le marché. Ce jour-là, on sera les premiers à passer commande.

2 commentaires Voir les commentaires

  • En attendant, le polyurethane (même à 0.02 au lieu de 0.01) c’est un sacré progrès qui a déjà bien du mal à se diffuser… Ce marché est en mal de progrès et tellement fermé que les quelques uns qui innovent sont invisibles :(
    Vive le roi de la capote ;)

  • pour la capote origami…. je vois l’intérêt de Monsieur, mais pour Madame ? (sinon, ça fait un peu à mi chemin entre la capote masculine et feminine)

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