Pleasure, un court pour humaniser le porno

Le brouillard du snobisme trouble ma vision, je dois vous parler d’un court-métrage suédois en compétition au Sundance Film Festival qui a lieu cette semaine. Je me pare de mon bonnet Comme des fuckdown, je chausse mes Vans, retaille ma barbe de mollah : c’est parti.

Ninja Thyberg a réalisé Pleasure sur le thème du porno. Son film a gagné la Semaine de la critique à Cannes en 2013. Malheureusement, indisponible en France, je dois faire entièrement confiance à Lila Gray de XBiz pour le résumé de l’histoire. Ninja raconte, sans nudité, les coulisses d’un tournage X. Elle s’attache à décrire les relations des individus sur un lieu de travail aussi étonnant. Jenny Hutton joue la porn star blonde, elle bavarde avec son partenaire du jour interprété par l’imposant Christian Brandin. Ça discute de double péné à la coule. Une camarade actrice doit en pratiquer une, mais elle échoue. Jenny la remplacera au cul levé et subira les étapes de préparation nécessaires à la prouesse. Oui, n’oublions pas que la DP appartient au registre de la prouesse.

La fine équipe de Pleasure

La fine équipe de Pleasure : un mec à casquette, un chauve, Ninja, Jenny et Christian le beau tatoué

Ninja Thyberg n’avance pas masquée, elle s’intéresse au porno depuis longtemps. Après que son petit copain à l’époque de ses 16 ans lui a montré du porno, elle s’est révoltée. Plus tard, elle en a créé, du porno féministe et indépendant. Puis, elle a étudié le septième art à l’université (encore aujourd’hui) et son projet s’est développé. Elle tient à humaniser l’actrice porno, à la libérer des stéréotypes. Son second court-métrage Hot Chicks, qui devrait sortir ce mois-ci, porte sur une Suédoise partie pour devenir célèbre dans la Porn Valley.

Pas évident d'être une actrice

Pas évident d’être une actrice

Canal Plus devrait diffuser Pleasure dans un futur proche. Nous n’en savons pas plus.

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