Le catalogue des paraphilies

Cela fait plus de six mois que vous vous masturbez devant des vidéos d’amputés. Ça vous excite vraiment et votre vie s’en trouve endommagée de quelque façon que ce soit. Eh bien, vous êtes diagnostiqué acrotomophile, c’est une paraphilie et médicalement très sérieux. Des paraphilies, il en existe des centaines connues et répertoriées par des psy qui, eux-mêmes, peuvent être excités par les paraphiles, ce qui en ferait une métaparaphilie et on ne serait pas sortis de l’auberge.

Pour y voir plus clair, un artiste, graphiste, photographe, peintre (etc.) a décidé de créer une série de fiches éducatives d’inspiration pictographique. Loïc Swiny, alias SweeeN, a exposé son travail, intitulé « le paraphile », qui se veut à la fois ludique et utile aux professionnels de la santé, en octobre dernier à Nice. Le résultat est dans la veine des affiches de films minimalistes, dont Buzzfeed se repaissait à une époque. Il en a représenté 132, disponible sur son site, gros boulot.

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Les paraphilies constituent une source d’amusement inépuisable à la découverte des noms donnés à telle ou telle pratique sortant vraiment de l’ordinaire :

  • la gynonudomanie pour l’excitation d’arracher des vêtements à quelqu’un ;
  • l’iatrophilie qui est l’attirance sexuelle envers Sheldon Cooper et les physiciens en général ;
  • la kainotophilie dont François Hollande est adepte puisqu’il a excité les Français à l’idée du changement ;
  • la normophilie, encore un truc auquel s’adonne notre président normal ;
  • l’autonephilie qui ravage Tumblr avec ces couches portées par des adultes ;
  • la pentheraphilie pour ceux qui veulent se taper leur belle-mère ;
  • la nébulophilie qui excite plus d’un Londonien qui aime le brouillard ;
  • la rhabdophilie que les féministes de Twitter pratiquent intensément en se faisant critiquer sévèrement ;
  • l’oikophilie dont Stéphane Plaza et Valérie Damidot font la promotion à la télé en s’excitant sur la maison des autres ;
  • la thalassophilie à qui Véronique Jannot a rendu hommage dans une chanson ;
  • la toonophilie qui a atteint Gonzo gravement, vu sa passion pour Bob l’éponge ;
  • et pour terminer la pictophilie, dont nous sommes tous gravement victimes ici, c’est-à-dire l’attirance sexuelle envers les images pornographiques.

J’arrête la liste, car elle est longue et faite d’étonnement toujours renouvelé. Mais sachez qu’aimer un peu un truc déviant ne doit pas vous envoyer forcément dans le cabinet d’un psy, au contraire, tant que le consentement et la confiance sont de la partie, c’est la fête.

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