Porn Star, le son dancefloor !

Que font les acteurs et les actrices après leur (courte) carrière dans le porn ? La voie la plus simple devrait être celle des planches et du cinéma, mais force est de constater que la route est longue et périlleuse pour ceux et celles qui ont séché le cours Florent. La France n’est pas un bon exemple, une pensée émue pour la défunte Karen Lancaume, et tous ceux qui se sont essayés un jour ou l’autre au petit ou grand écran. On peut tout de même noter les efforts d’HPG ou bien de Phil Holliday et sa possible reconversion suite à son rôle dans Xanadu. De l’autre côté de l’Atlantique, nos espoirs se portent sur la nouvelle génération avec Sasha Grey et James Deen, à l’aise dans leurs nouveaux habits ; puis il y a les autres qui se lancent dans la musique…

Il y a autant de logique de passer d’acteur porno à chanteur, que de passer de plombier à DRH — mais pourquoi pas. Il y a de la magie en chacun de nous et comme le disait si bien un batteur de studio avant chaque prise : “attention les gars, on n’est pas à l’abri d’un tube”.

Qu’est-ce qui pousse les actrices à passer de belles teubs à de gros micros, si ce n’est l’image déconcertante de facilité que nous montrent les starlettes de la dance music, et ce cliché tenace, mais pour le moins réel, de pouffe derrière un micro pour producteur sans face ? Il est plus simple de signer un nom, que de trouver la perle rare, et l’industrie du disque au cynisme grandiloquent l’a bien compris depuis très longtemps en étant capable de faire éclore des tubes sortis de nulle part. Alors, qu’ils soient pondus par un acteur porno, une comédienne, un âne ou un robot, peu importe.

Tout le monde a sa chance devant un micro quand il s’agit de lâcher une bouse “dancefloor” improbable et les portes des studios sont grandes ouvertes pour toutes celles et tous ceux qui pensent avoir un don dans la chanson. Accrochez-vous bien les tarsiers, on va dégainer les pires reconversions du porn, en appuyant là où ça fait mal, quand ça suinte de la dance en pagaille, quand les Vu-Mètres de Fun Radio se tirent une balle.

OHMYGAD

The Ex Girlfriends (Feat. Lupe Fuentes) – We Are The Party

On ne sait pas si l’ex-pornstar Lupe Fuentes essaye de récupérer quelques biftons pour se payer un bon avocat en vue de son futur procès pour pornographie infantile, mais la douce colombienne aurait peut-être dû penser à rester chez Wicked Pictures que de tenter de faire exploser les dancefloors avec ce morceau bourrin qu’on n’ose même pas passer dans les soirées coke de Jean Roch. Avec 51% de pouce rouge, le peuple de Youtube fait pencher la balance vers le four, malgré le relatif succès du clip (chiffres obtenus avant que le clip soit censuré par le puritain Google, ndlr).

Mitch Branson – Electric Orgasm

On ne peut pas enlever à Mitch Branson le fait d’avoir un très beau cul, et à regarder de plus près il pourrait presque faire corrompre notre échelle de Kinsey du côté gay de la force, mais était-il obligé de se lancer dans une sorte de Thunderdome hétéro pour tenter de nous séduire ?

Julia Channel – Free

Les larmes coulent sur nos visages quand on repense à Julia Channel : notre adolescence, le porn de Canal, les VHS dans nos sacs Eatspak. Voici Free, son dernier clip, on vous laisse juger par vous même. Le refrain aurait presque pu être crédible avec son début de gimmick s’il n’avait pas été anéanti par ce clip et ces paroles d’une platitude sans pareille. Quelques pouces verts pour la nostalgie, un bide mérité et ce commentaire gravé dans l’internet :

c super tu chante bien j aime, mais prk on voi pas tes seins…?
doumi lafamille

Johnny Hazzard – Deeper Into You

Johnny Hazzard (sacrée belle teub) a rencontré un soir Boy Georges dans un club à NY et c’est peut-être la raison pour laquelle il a décidé de se lancer dans la chanson avec ce morceau qui démarre honnêtement et se foire lamentablement. Mention spéciale au clip cheap improbable.

Clara Morgane – Good Time

Clara Morgane en quelques chiffres, c’est à peine neuf porns puis bientôt dix ans de mauvais marketing. Son nom suffit à vendre, toutes les portes lui sont ouvertes, donc logiquement celles des mauvais clubs. Nul besoin d’en dire plus sur sa dance sortie du boule de Satan, mais juste de faire remarquer que depuis elle, il n’y a plus jamais eu de girl next door à la française. On préférait à l’inverse que certaines mauvaises chanteuses se mettent au porn, Lou Doillon si tu nous lis…

Dean Monroe – Closer To You (live)

On a tendance à croire à la rédac que plus une musique est gay plus elle fonctionne, cette théorie prend du plomb dans l’aile avec Dean Monroe qui veut s’approcher de nous avec son autotune mal réglé et cette chorégraphie qui nous rappelle les heures les plus sombres du théâtre de rue. Une leçon à ne pas suivre.

Banana Mango High School – Ebisu Muscats

Le marché de l’AV (Adult Video) est propre au Japon. Situé à mi-chemin entre le mainstream et le porn, il regroupe à la fois des modèles et des actrices porno, un crossover où s’expriment de milliers de magnifiques nippones chaque année, un exemple pour toutes les Lorie et Cie qui n’arrivent pas à relancer leur carrière. Banana Mango High School est un groupe composé de 25 gravure idols (mannequins sexy) et d’actrices d’AV qui chantent de la merde habillées, on vous laisse apprécier.

Colton Ford – Losing My Religion (REM cover)

Colton Ford a décidé de massacrer Losing My Religion de REM, acte terroriste musical impardonnable pour ce bel homme aux tempes grisonnantes qui a décidé depuis quelques années de détruire sa crédibilité porn en se vautrant les deux pecs en avant dans la pire soupe musicale. Belle perf Colton, on préférait quand même quand tu ne confondais pas ta bite avec ta bouche.

Ocean Drive feat. Aylar – Some People

Quelques années que le son “club” ou “dancefloor” envahit la planète, un terme qui ne veut strictement rien dire, mais qui a le mérite de regrouper tous les douchebags du monde sous la même bannière. GrosMikko nous parlait avec des tremolos dans la voix d’Aylar, voici donc sa nouvelle carrière, on lui souhaite tout le bonheur du monde dans les pires boites du Var.

Jeff Stryker – Pop You In The Pooper

L’improbabilité de cette pépite vintage dépasse l’entendement, on quitte la dance mondiale pour sombrer dans le pire des années 80s. Poop Me In The Earholes.

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