Baby wants to fuck

Avoir son dealer de porn attitré quand on est toujours à la recherche du Tag Parfait, ça n’a pas de prix. L’assurance d’un fournisseur solide, qui ne vous fait pas faux bond, qui connaît – ou encore mieux, qui partage – vos goûts, voilà la garantie de n’être jamais à cours.

A l’époque des échanges de VHS et de disquettes sous le manteau, je ne faisais pas le difficile. C’était l’époque du marché noir et de la contrebande, la bonne grosse galère. Aujourd’hui les tubes ont changé la donne mais le sage n’a-t-il pas dit qu’en temps de paix, il faut savoir préparer la guerre? Qui sait, si les internets venaient à disparaître, j’aurais toujours mes disques durs pleins comme des balls atteintes de filariose lymphatique, avec de quoi me fapper jusqu’en 2043, tandis que d’autres moins prévenants, n’auront plus que le cache de leur navigateur pour se pogner tristement sur des gifs animés. Mon dealer susmentionné m’approvisionne donc régulièrement à grands coups de gigaoctets dégoulinants, que je range scrupuleusement sur les étagères virtuelles de mon abri anti-atomique.

Cet homme avait commencé à se fapper sur la vidéo qui va suivre

Mais parfois, selon les arrivages, on n’est pas à l’abri de toper du matos qui s’éloigne un peu de ce à quoi on s’attend généralement. Je soupçonne même le pourvoyeur polisson de faire exprès de glisser entre deux vidéos old school de Coralie Trihn-Ti des perles de l’acabit de celle que je vous présente ce soir. Ce petit malin sait que je n’attendrais pas la fin du web pour piller dans mes réserves.

« Babies run amok » (les bébés pètent les plombs). L’objet du délit. Grosse villa, le sale grain des proto-gonzos US de la fin des 90’s, je suis en terrain connu, pour le moment. Une babysitter et un canapé pourri, jusqu’ici tout va bien. Mais évidemment vous êtes « au mauvais fappeur », vous savez que ça va forcément partir en sucette. Alors on y va.

CECI EST UN PITCH DE SCENE PORNO:

Une jeune babysitter a fort à faire avec les bébés dont elle a la charge. Turbulents et visiblement déterminés à l’empêcher de passer une soirée tranquille, elle va devoir subir leurs jérémiades pendant 17 minutes.  

Ce que j’omets volontairement de dire c’est que les nourrissons en question sont en réalité deux mecs fortement membrés, dotés de tétines, de chapeaux cloches et de pampers 3ème âge. Leur ligne de dialogue est édifiante: « ouin! ouin! ».

Les 5 premières minutes, introductives, sont magiques. On est à Nanarland. Avec l’intensité d’un « Leprechaun 3 » ou d’un « Neon Maniacs« , on nous fait vivre un suspense intenable, la babysitter (interprétée lamentablement par une certaine Kayla Swallows, dont le pseudo est aussi prometteur que sa carrière d’actrice shakespearienne) entend des bruits bizarres, elle vient récupérer un des bébés échappé de son berceau. On a d’ailleurs le droit au POV du bébé… Où sommes-nous tombés? On aperçoit soudainement un trentenaire courant à 4 pattes, grimé en bébé cadum. On va dire qu’on a rien vu mais à partir de 5:17, on ne peut plus lutter, et c’est parti pour 12 minutes dont vous ne reviendrez pas indemnes. Je n’avais pas connu pareil traumatisme depuis que mon père m’avait montré « Poltergeist » quand j’étais gniard.

Et si désormais au moment de cracher la purée, vous croyez entendre au loin un bébé pleurer, c’est mon dealer qu’il faudra remercier.

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