Camille Crimson te fait jouir au ralenti

Camille Crimson, la petite geek-féministe esthète de la fellation revient avec un nouveau site : Slow Motion Blowjob.

Certains vont le prendre comme un support masturbatoire, mais il faut rappeler que des fellations au ralenti, aussi belles et touchantes soient elles, ne font pas un porno. Alors Camille Crimson ne fait pas de porno, elle éduque. Elle donne des conseils, elle apprend aux femmes (et parfois aux hommes) à donner et recevoir du plaisir oral. Tel un gourou sexuel elle transmet ses “skills”, mais au ralenti cette fois.

Salut les petits loups

Et on a envie de dire c’est pour vous les filles, vous les copines, vous les amantes, vous les femmes (vous le charme) ; pour que vous puissiez sucer comme jamais. Sucer beau, sucer bien. On ne sait plus qui très bien disait qu’un homme bien sucé n’a pas besoin d’aller voir ailleurs, mais il ou elle l’a dit, 4 shizzle.

Le slowmo permet de décortiquer chaque mouvement, chaque regard qui porte l’amour entre deux coups de langue. Il permet de faire apparaitre des “détails” : un fugace sourire passioné, un pincement de concentration ou une main replaçant une mêche rebelle derrière l’oreille.
Le charme est dans les détails, c’est l’intimité de l’être. Comme le dit Camille : “ I hope this will make people remember to slow down and appreciate what’s going on in their lives ”

Ou si vous voulez briller en société c’est le punctum qui vient casser le studium selon Roland Barthes, on vous laisse avec cet extrait de La Chambre claire et on vous souhaite de bien vous la coller ce soir, bisous.

« Ce que j’éprouve pour ces photos relève d’un affect moyen, presque d’un dressage. Je ne voyais pas, en français, de mot qui exprimât simplement cette sorte d’intérêt humain, mais en latin, ce mot, je crois, existe : c’est le studium, qui ne veut pas dire, du moins tout de suite, « l’étude », mais l’application à une chose, le goût pour quelqu’un, une sorte d’investissement général, empressé, certes, mais sans acuité particulière. C’est par lestudium que je m’intéresse à beaucoup de photographies, soit que je les reçoive comme des témoignages politiques, soit que je les goûte comme de bons tableaux historiques : car c’est culturellement (cette connotation est présente dans le studium) que je participe aux figures, aux mines, aux gestes, aux décors, aux actions.
Le second élément vient casser (ou scander) le studium. Cette fois, ce n’est pas moi qui vais le chercher (comme j’investis de ma conscience souveraine le champ du studium), c’est lui qui part de la scène, comme une flèche, et vient me percer. Un mot existe en latin pour désigner cette blessure, cette piqûre, cette marque faîte par un instrument pointu ; ce mot m’irait d’autant mieux qu’il renvoie aussi à l’idée de ponctuation et que les photos dont je parle sont en effet comme ponctuées, parfois même mouchetées, de ces points sensibles ; précisément, ces marques, ces blessures sont des points. Ce second élément qui vient déranger le studium, je l’appellerai donc punctum ; car punctum, c’est aussi piqûre, petit trou, petite tache, petite coupure — et aussi coup de dés. Le punctum d’une photo, c’est ce hasard qui me point (mais aussi me meurtrit, me poigne) ».

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