Bros before hoes

Desproges disait qu’il n’y avait rien pour lui de plus excitant que les femmes de ses potes. Dans le genre plaisir coupable, c’est vrai que l’on ne peut pas faire mieux (ou pire) que cette vilaine tension. La copine du pote, quand elle est bonne, c’est le dernier bastion de l’amitié, les confins de l’ultime Pangée,  un être désincarné n’existant généralement dans nos cerveaux que sous le label « Do not touch » (en néon qui clignote), empêchant toute type de communication dépassant le cadre des lieux communs. Je parle des mecs normaux hein, à la coule, pas des charognards qui ont pour religion de faire cocu leurs « potes ». Nous au moins on a la décence de ne pas passer à l’acte, par contre dans nos têtes c’est le 7ème niveau de l’enfer…

Malaise

Les Yankees viennent encore une fois nous sauver la mise au bon moment. La copine d’un de mes potes me rappelle terriblement Annette Schwarz et m’a déjà grillé 5 fois la bave aux lèvres, ce n’est plus un problème. Finie l’ambiguïté, j’ai trouvé un pis-aller avec Naughty America qui poursuit dans son bestiaire des fantasmes divers en s’attaquant cette fois à la meuf du bon pote.

« Did you wonder if the risk was worth it? It is! »

Après les voisines voraces, les profs dont on aurait tous rêvées et les rates de bibliothèques à la cuisse légère, la boîte à malice nous refait le coup du « My Friend’s… ». On avait déjà touché à sa maman mais c’était excusable, ça se télescopait avec le tag #MILF, c’était la confusion, l’Oedipe mal digéré, les seins de Clémentine Célarié, passons… Par la suite, ils avaient été plus malins chez NA et plutôt que de nous balancer un scandaleux « My friend’s hot sister », ils ont préféré opter pour un plus consensuel « My sister’s hot friend« . La maman on a le droit, mais la petite reuss, y a pas moyen, la #SILF c’est sacrée, on peut baiser ses keupines par contre, là c’est open-bar.

C’est toujours moins glam en VF

Ont-ils voulu éviter de charger un peu plus la mule et de faire de notre « pote », la victime involontaire de nos délires pervers? OSEF, de toutes façons c’est la fanbase de NA qui leur a suggéré l’idée de « My Friend’s Hot Girl« . De l’aveu du boss, Eddie Arenas, on ne touche pas ici à un véritable tabou, le concept du « bros before hoes » n’ayant jamais vraiment fonctionné. A partir du moment où on imagine déjà l’éventualité de fricoter avec la girl de notre pote, c’est déjà foutu. Vu que c’est le genre de truc qu’on n’assumera a priori jamais, on va se contenter de Naughty America, notre rempart, notre frontière, pour que soient transférés sur écran nos envies équivoques.

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