Make it rain

La contemplation c’est pas juste rester planté comme un poireau. On bouge plus, mais ça cogite là-dedans ; l’encéphalo est à l’agitation, comme le baromètre de mamie les soirs d’orage. Il se passe quoi ? C’est l’infra qui met tes fesses en lévitation après chaque kick et qui réveille ta moelle épinière, que tu sois vautré Lagavulin en main dans le velours du Secret Square, ou au fin fond d’un bouge sordide de la Nouvelle Orléans.

Ce qui anime nos cerveaux cramés, c’est ce hit combo : (filles x musique)^2. Mais pas n’importe lequel, y’a des types qui savent poser cette équation avec perfection sur leurs pads et ça donne la playlist « Make it rain » ; longue et fiévreuse. Dispo sur [SPOTIFY] ou [DEEZER].

Si tu n’as pas la chance de pouvoir te transporter à volonté dans ces lieux de perdition des âmes aux poches fournies, tu peux toujours fermer les yeux et imaginer le décor.

T’es rentré, et à l’horizon c’est un champ de boulis qui s’agitent tout seuls, il pleut des billets verts comme si la mousson tombait au ralenti, c’est le moment de tester tes limites et d’appeler une fille. Elle s’approche, te prend ta main, tu sers les dents pour faire le mec qui sait mais au fond de toi, t’as encore pris une décharge. T’avances vers la frustration, ça va péter dans ta tête si tu dessers pas ta mâchoire et le champagne va s’immiscer dans ce qui te reste de neurones. Tout mouillé, le court-circuit, imagine le plan si ça te prend alors fais un truc, sors des billets, dis un mot, bouge-toi mais ne la touche pas. Voilà où t’es, coincé entre un fantasme, un malabar et un compte en banque. Profiter et attraper l’instant, il n’y a pas d’autre issue.

Merci à Yassine et Frootylooty pour leurs conseils.

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