Chatte à l’ancienne

Le truc avec le Net, c’est qu’on a une tendance à cliquer. On cherche quelque chose, on arrive sur une page, et on clique souvent à côté pour voir autre chose, puis autre chose, et autre chose, s’éloignant de plus en plus de la base.

Y’a pas longtemps, interpelé par un papier de Gonzo, je suis allé faire un saut sur le site d’Elegant Angel, histoire de voir si un trailer de Cuties 2 ne serait pas en ligne. C’est vrai, je trouve ça pas mal du tout, ces trucs avec des jeunes bombasses qui payent pas de mine, ces petits seins tout neufs, pas refaits, le velouté de ces abricots. Ça donne un coup de frais à la production actuelle. C’est propre, c’est net comme un sextoy de chez Rykiel.

Je cherche, je fouille, et forcément je clique ailleurs. Sur un porte-jarretelles noir, une culotte baissée sur une promesse.

Pas malheureux le graphiste d’Elegant Angel

Bush, ça s’appelle. Ce n’est pas une parodie sur la Maison-blanche ou un truc qui se passe en Australie. Non, vu l’image, c’est plus un truc sur les poils. Ça commence. Interview de la (très) jolie brunette Bobbi Star, qui justement nous parle de poils avec entrain ; musique… c’est parti. Des belles grandes filles, devant la glace, à la cuisine, dans le salon ou la baignoire. Et à chaque fois, des poils. Attention, pas des chattes à l’ancienne, avec forêt impénétrable qui commence sous le nombril et qui descend en haut des cuisses, genre les films français des années 70 avec Brigitte Lahaie ou Marylin Jess. Pas le genre Christy Canyon non plus, réputée autant pour sa bonne grosse paire de bons gros nichons que pour sa toison luxuriante. Le trailer enchaîne gros plans, peignoirs entrouverts, culottes mouillées et transparentes, de l’eau qui coule, des minous broutés, fouillés, pénétrés. Avec à chaque instant, des poils tirés, entortillés, peignés, mouillés, savonnés, on ne voit plus que ça.

Pour chaque scène, c’est toujours la même chose : fini le facial, vive le coitus interruptus. Maintenant, on éternue dans les broussailles, c’est plus près. Et les donzelles n’étant pas blondes, ça se voit vraiment, ça fait pas ton sur ton.

Dans Bush, on fait pas dans le roots, on aseptise, on fait gaffe. Ce film annonce des pubis entretenus comme des jardins anglais, des buissons ardents qui laissent voir la case trésor, des trucs qu’on peut croiser à la maison, quoi…

C’est d’ailleurs peut-être ça qui est excitant. D’imaginer qu’on peut vraiment, pour une fois, avoir ça à la maison.

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