Sleep assault : Hey, tu dors ?

A l’origine, je comptais continuer dans la voie du porn de Chine, du porn de chienne, du porn de niche, kon-niche-on-wah, mais ça m’a saoulé. Si je veux me retrouver en tête à tête avec mes fantasmes j’ai qu’à fermer les yeux et ce sera une autre dimension. J’ai pensé à écrire sur la masturbation et ses vertus somnifères parce que c’est un truc qu’on a tous expérimenté et apprécié, cette délicieuse sieste post-coït manuel. A ce sujet-là, Internet apporte peu de réponses exceptés quelques témoignages et le schéma classique orgasme-endorphines-relaxation-sommeil. Une étude a bien essayé de prouver ça scientifiquement, mais l’échantillon de dix volontaires n’est pas très significatif, et elle conclut que la masturbation n’influe en rien sur le temps d’endormissement.

D’autres sujets ont surgi, qui mériteraient que l’on s’y penche plus longuement, notamment celui de la vision de la sexualité des early teens abordée par http://surveyteens.over-blog.com/, fascinante tant le cul constitue l’inconnu, et ce malgré le porno qu’ils matent et qui les mène seulement à s’interroger sur leur orientation sexuelle, apparemment.

Somnifères, porno, le lien est fait, le tag est trouvé : ce sera #sleep. Ce tag a, à la base, de sales relents. C’est pas encore #pedo mais le lien est vite, très vite, trop vite fait, L-o-l-i-t-a et Humbert Humbert arrivent en tête du peloton des images qui m’assaillent, et je m’apprête à m’exécuter. J’ai pas sorti ma queue, j’ai l’impression que tout ça va plonger dans des affres mentaux que je suis pas sûr de vouloir affronter l’âme à la main. #sleeping beauty, la belle au bois dormant se précipite dans ma boîte crânienne, parce que le conte de Perrault est pas si innocent qu’il n’y paraît, je vais pas défiler la métaphore, mais déjà gosse je me disais que le pouvoir d’un baiser était un peu surestimé (intuition confirmée par mes tribulations pornographiques) et que toutes ces ronces géantes avaient bien l’air de la pilosité pubienne d’une fille pas entretenue depuis quinze ans.

Sleep assault porn

Il doit vérifier l’heure, il a un rendez vous j’crois

Le premier plan de la première vidéo montre le type en plein #asslick sur une fille encore en talons, me faisant déjà douter de la réalité de son sommeil. Le second le même type en train de se branler dans un bas. Le ton est donné. Le reste est très classique, sur une meuf qui ressemble plus à un mannequin de JAPD, qui n’ouvrira jamais l’oeil. On est dans le repère du #creep, à base de #sleepingpills et de #ghb, de #rape dans la chambre de la victime. La meuf sourit, elle doit faire un rêve érotique. Le film est assez mauvais, et les plans changent judicieusement quand Jack the raper retourne la meuf. Les tags : #drunk, #hardcore, #sleep. Comme notre homme est pas non plus le dernier des cons, il se tape quand même une pipe qui me rappelle les turpitudes de Time Machine. Il ne finira même pas et moi, j’ai pas commencé à bander.

Le choix ne manque pas mais tout est plutôt court, avec une moyenne de six minutes environ, ça m’a tout l’air d’être un tag plébiscité : sleeping tapant 1146 références sur xvideos, surtout des sleeping massages : ce tag a d’avance l’air d’un rail de c gratos, mais coupé au laxatif.

Sleep assault porn

Hey mec, tu nous prends vraiment pour des boloss, qu’elle suce un gode pendant qu’elle y est

La seconde est taggée #assault et #sleep et notre héros parle à la cameraman. Pour plus de réalisme, le film contient une scène pleine de suspense d’effeuillage et de gémissements de la victime, qui rêve encore. Elle est conciliante et se caresse les einss dans son sommeil pendant que le type entame un massage clitoridien, et mentionne l’alcool, encore, apparemment partie intégrante du fantasme. Alors qu’il s’apprête à la baiser, je réalise que je serais plus excité devant Two girls one horse. « What are you doing ? » demande la fille avant de comprendre et de se plaindre pour la forme qu’elle était en train de dormir. Le tag #sleep est tombé à l’eau, même si Madame fait référence à son rêve de gros noir, et j’ai envie de dire que j’aurais pas cherché ce tag si je voulais mater un couch-porn classique. Je zappe.

J’ai essayé une troisième fois, retour aux 6 minutes chrono qui semblent suffire aux wannabee-rapist.

La fille, déjà à poil « suce » un genre de russe qui lui tamponne la queue sur le front, le nez, les yeux, à l’aise, malice, les tags sont toujours là, #hardcore, #brunette, #young, #drunk, #sleep. Là encore le montage est « intelligent » ou « elliptique », selon les points de vue. Putain, la meuf est bonne en plus, ce tag est un énorme gâchis. Je me fais clairement chier.

Sleep assault porn

Un threesome ? Bah voyons…

#sleep est une grosse déception, demi-molle pas garantie.

Le tag #sleep est réservé à ceux que je fréquenterais pas dans la vraie vie. Ce tag prend racine dans les bas-fonds crados de notre inconscient, c’est du porn d’éboueur mental, qui appuie là où on se risquerait pas vraiment à le faire en public. L’#abuse est un filon, et putain il pourrait être bon, c’est mon moi qui traîne sur les docks qui prend la parole, dans une veine érotico-romantico-RTL9, mais l’horreur du tag #sleep est qu’il évoque, bien au-delà du #rape, le tag interdit, le tag introuvable, le snuff movie ou l’Arlésienne du porn game, le #necrophilia. Des pantins désarticulés se font baiser par des types qui ont l’air d’être à la mine et me font oublier l’espace de vingt minutes que dans porn game y’a jeu. Rien à tirer de #sleep, ce tag tue le plaisir, et le pire, c’est que tout ça pue plus le fake que les einss à Pamela.

Quand je me branle, je veux que la réalité m’explose à la gueule dans un déluge de pixels et d’endorphines, j’veux voir le débarquement du 6 juin comme si j’y étais et pouvoir tirer à vue. J’veux vivre ce porn game comme ma vie, en FPS, et sentir que tout ça sue tellement la réalité que je me pourrais me lever pour claquer ma queue contre l’écran. #sleep est l’antithèse de tout ça, le contraire de tout ce qu’il y a de bon dans le porn, le genre de tag qui ne t’apporte rien et te prend bien plus encore. C’est un tag sale, mais pas le genre de saleté perverse qu’on vise à digger par ici, pas le genre de voyeurisme douceâtre dont parlait Gonzo et Mikko récemment, nan, le genre de voyeurisme de rat dégout, celui vain qui laisse un goût mauvais, pas parce qu’il est insoutenable, mais par tout ce qu’il évoque.

4 commentaires Voir les commentaires

  • Dans mon adolescence j’ai souvent nourri le fantasme de faire l’amour avec certaines copines de ma grande sœur qui passaient des week-ends chez moi. Dans mon fantasme c’était parfait, la fille avait les yeux fermés, ne bougeait pas du tout et je pouvais profiter de son corps comme je l’entendais. Ce fantasme a éclaté lorsque j’ai ramené chez moi une épave au taux d’alcoolémie frisant le coma éthylique qui s’est mise à ronfler après quelques minutes de baise. Impossible de continuer, plus aucun échange donc plus aucune envie. #sleep est en effet bien glauque dans l’idée quoique vu le talent des acteurs et les mises en scène il prête plus à sourire qu’autre chose, ce que je trouve vraiment glauque ce sont les mecs qui se tapent des poupées gonflables et qui balancent ça sur le net en vidéo…

  • « Faut qu’ça glisse et puis qu’ça transpire
    Qu’ça m’foute en transe, pire, faut plus que je respire du tout
    Donne-moi, donne-toi, donne tout ce que t’as »

  • mouais… ça donne pas envie !

  • Ce tag m’a fait penser à « Lune froide » de Bouchitey, plus #necrophilia que #sleep, je te l’accorde mais le corps de la morte est tellement beau que ce film m’avait à l’époque terriblement titillé… Sinon je crois que profiter d’un homme pendant son sommeil n’est pas glauque du tout !

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