Megumi : Bienvenue dans ma tribu

La télé-réalité est un putain de puits sans fond. Au début, c’était tout con, on avait besoin de douze ou quatorze péquenots, tu répartissais de manière à peu près égale entre mecs et zoulettes, t’enfermais ce tas de blaireaux dans une baraque avec des caméras et hop le tour était joué, ces tocards n’étaient pas habitués à être filmer en permanence, l’oubliaient au bout de six heures, et au bout d’un weekend t’avais une baise filmée. Assez rapidement ensuite, le producteur a compris qu’il n’était pas systématiquement obligé d’enfermer des armées de crétins cupides dans des maisons et c’est ainsi que sont apparues les déclinaisons  à la Koh-Lanta, X-factor et je sais plus quelles autres merdes, bon je me rappelle plus vraiment en fait, mais dans le fond on s’en branle, l’important, c’est qu’on pouvait faire des trucs ailleurs que dans un studio télé de la plaine Saint-Denis décoré avec des meubles Ikea. Quand ce second concept majeur a été intégré et digéré à son tour – de manière véloce encore une fois, ce producteur est décidément une vraie flèche – il a fallu inventer la troisième génération de télé-réalité. La télé-réalité foutlamerde. A part ce truc avec les couples dont l’amour crasse était soumis à des bataillons de salopes et de baltringues alcoolisés et cokés jusqu’à la race, j’ai surtout retenu ce programme britannique incroyable – genre bachelor – où le bachelor en question était en fait un tranny mexicain, vraiment bonne pour un tranny, super bien faite et tout. Comme d’habitude dans ce type de show où des hyènes tentent le tout pour le coup pour séduire le bout de viande,  les mecs – du genre gros douchebags super musclés – roulaient grave des mécaniques pour séduire une supposée meuf, sans savoir qu’au final, elle allait la leur foutre dans le cul. Voir le vainqueur se décomposer en réalisant l’enfilade à l’annonce du résultat reste assurément un grand moment youtubetélévisuel.

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Salut, tu viens de te faire pigeonner un tranny.

Bref, après un tel carnage, ça devenait de plus en plus dur d’innover pour le producteur. C’est alors qu’il a réalisé que fallait arrêter de chercher des trucs toujours plus tordus. Suffisait de revenir aux basiques et après le graveleux sexuel, fallait donner dans le graveleux culturo-intellectuel. L’idée d’envoyer des blancs qui se rendraient en Amérique Latine pour évangéliser par tous les moyens des Indiens lui plaisait bien au producteur mais son assistant lui souffla que c’était une sale idée, que ça risquait de choquer le public. Déçu, il réalisa que l’autre idée, celle d’envoyer des blancs en Afrique pour capturer des noirs et les revendre en Amérique risquait aussi de faire grincer des dents auprès de la direction et préféra temporairement la laisser dans la boite à bonnes idées pour plus tard. Le producteur opta alors pour le plan C, envoyer l’homme civilisé chez l’homme sauvage. Les femmes échangeraient des idées maquillage et cuisine pendant que les hommes eux, construiraient des cabanes et s’entraineraient à la lutte à coups de bâton. Excellente idée, convenons-en, mais overated en vrai.

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L’intégration

Tu vois, les Japonais sont des putains de génies en fait. L’idée du producteur, non seulement ils l’ont eu bien avant cette grosse baltringue, mais là où ils sont absolument extraordinaires, c’est qu’ils l’ont direct appliqué au porngame. Tout commence comme un safari. On fout une équipe de tournage et Megumi dans une jeep et vas-y que ça ride dans la savane. Après deux trois plans mytho-arty du paysage, hop, voilà que cette grosse coquine japonaise de souche est parachutée au milieu d’une tribu. Mais une vraie cette fois, pas comme sur TF1 où les candidats sont en fait bazardés dans des colonies de vacances pour touristes télévisuels. Au début dans la tribu, tout le monde se demande un peu qui c’est cette petite gueule avec ces petits yeux bridés. Bah ouais tu comprends, c’est pas tous les jours qu’on voit une petite japonaise mignonne et sympathique qui sourit à tout le monde – même à ces connards de gosses – quand on habite dans une case au fin fond de la brousse. Une fois passées les présentations et les petites politesses d’usage, c’est en règle générale le moment où Megumi tient à remercier les gens de la tribu de l’accueillir. Histoire de faire bonne figure et montrer sa volonté d’intégration, elle a pour habitude de retirer son petit top histoire de faire profiter tout le monde de son magnifique 85B. Hommes, femmes, marmots, on regarde, on rigole, on touche parce que s’il y a un truc encore moins courant que la japonaise là-bas, c’est bien les boobs de japonaise quoi.

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Tu es maintenant bien intégrée, bravo Megumi

À l’image d’un documentaire à la National Geographic – mais en chiant et mal filmé par contre – la suite est souvent consacrée à quelques scènes parfaitement insipides, on bouffe, on prépare du riz, on fait la fête et on rit… rien de très pornographique en somme. C’est alors que survient généralement la coupure. Un peu comme dans les castings de Woodman, on a pas trop idée de ce qui se passe durant ce laps de temps, ni même du nombre d’heures ou de jours qui s’écoulent, mais toujours est-il que sans s’y attendre, on retrouve tout à coup Megumi, en compagnie d’un seul homme cette fois. Un mec du cru. Un african native selon le tag consacré. Et c’est là où tu réalises que les Japonais sont vraiment fêlés. Avant même que le producteur ait eu le temps d’effleurer l’idée, les mecs, eux, sont allés au bout de l’anthropologie télévisuelle. Refiler une petite japonaise à un mec d’une tribu pour qu’il l’embroche sur le bout de sa bite pour le petit déjeuner. Etudier sa réaction. Celle de sa partenaire. Garder le souvenir sur une tape. Revendre le tout sur internet ensuite.

Pornographiquement et visuellement, l’intérêt est très limité. A une très rare exception près, le mec se comporte en véritable gentleman, ne fait montre d’aucun geste déplacé – même pas une petite claque sur le cul – et la baise mollement sur une pauvre couverture jetée à même le sol. Selon les versions – ouais, dans un souci de clareté, je ne l’ai pas précisé jusque là mais il en existe plusieurs en fait, avec des aborigènes, des indiens etc. – l’actrice incarnant Megumi réagit de manière différente. Il y en a d’ailleurs une particulièrement gênante. Un mec – genre un guerrier balaise avec la gueule peinturlurée – la baise tout doucement avec sa grosse quine, visiblement assez embêté à l’idée de faire mal à son petit corps asiatique. Mais malgré cette douce attention, Megumi, elle, a l’air complètement shooté, ailleurs. Et puis sans prévenir, elle pleure, elle pleure et elle parle un peu au réalisateur. Le guerrier, lui, il sent bien que y a un malaise, mais en vrai on ne sait pas si elle chiale parce qu’elle se demande sérieusement qu’est-ce qu’elle branle là, ou tout simplement parce que quelque part, elle réalise un rêve, à savoir se faire enfin pénétrer par une teub plus grosse que les 14 centimètres de tous ses partenaires japonais qui s’en carrent parce qu’ils finissent de toute façon avec le zgeg flouté.

Si je trouve le concept absolument incroyable, sans doute le meilleur concept de film de boule ever, je dois avouer qu’au bout du compte, j’ai été malgré tout assez déçu. Tu vois, j’étais en train de bosser, et là y a un mec que je connais qui vient me casser les couilles sur gtalk pour me dire « putain mec, faut que je t’envoie un truc, c’est ouf là, je suis comme un dingue. » Je suis un mec attentionné, alors je l’écoute, enfin je le lis, il s’excite et puis sans retenue, comme ça, sans peser ses mots quoi, il me lâche que c’est la vidéo porno la plus dingue qu’il ait vu de sa vie. Et quand il m’a expliqué le concept, j’y ai cru moi aussi, comme toi, comme le producteur alors qu’au final, j’aurais dû m’en douter parce que ce mec, c’est le genre de type à soutenir que Hardsextube est supérieur à Xvideos. Tout le monde sait pourtant que c’est des conneries. Mais en définitive, même si le concept « bienvenue dans ma tribu Megumi » ne tient pas toutes ses promesses, les Japonais eux, prouvent encore une fois qu’ils sont les meilleurs entertainers du monde en matière de porn. Parce qu’entre toi et moi, tu la vois toi Faye Reagan avec sa face de sale petite connasse américaine et ses petites manières de bourgeoise faire bonne figure chez les tribus? Nan? Bah moi non plus.

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