La noblesse des tags

Il existe des tags connus, des tags classiques, des tags du gouffre, des tags 34 mais aussi des tags nobles. J’entends par là l’existence de mots clés ouvrant la porte des délices aux tubophiles. Pour les connaître, tu dois avoir plusieurs centaines d’heures de vol sur porn Airlines, avoir roulé ta gaule dans les coins reculés du cyber espace. Ce qui suit va te surprendre. La noblesse d’esprit est à la portée de tous, il s’agit juste de regarder avec attention, ce qui se trame à côté de nos habitudes.

Mes amis, laissez-moi vous conter trois histoires. Le triptyque en dégradé de trois triangles inversés. Posez-vous avec grâce devant cet article, un thé en main ou un cognac dans l’autre. Un cigare de bonne facture pour les amateurs ou un verre de Nuits-St-Georges 1996, la douceur. Vous êtes confortablement assis, appréciez.

#naughty

 

Naughty America Girl

Naughty by nature, et elle est bien faite

Mon premier secret de tag sera le si doux naughty. La caresse du vent dans tes cheveux séchés par le sel. Tu étais la petite que j’ai connue un soir d’août. Tu étais belle et coquine, tu étais la naughty you. L’imprudente gorgée d’œstrogènes face au mâle et son mojo à l’aiguille collée dans le rouge écarlate, et pas que les cuisses. Jeu de mots salace et jeu de langue expert, sur ce canapé trop grand, nos jeux érotiques faisaient rougir le seigneur.

J’avais tapé « naughty milf » et effectivement je ne pensais pas que la mère de mon meilleur pote pouvait autant me mettre à l’aise. Tu avais abattu la carte de la naughtytude et tu avais marqué plus de points en un tag, qu’en deux cents essais. L’écran bougeait tout seul, troublé le pauvre par l’interaction qui se jouait entre sa surface et un mètre en face. Le tag naughty, littéralement « vilaine », se situe au croisement de la petite dégueulasse et de la vieille folle du cul. Sa subtilité réside dans son attitude, la naughty mom ira plus loin que ses camarades mais avec toujours un brin de distance. C’est le règne de Naughty America et ses femmes de ménage latino un peu salaces, des mamans qui draguent les potes de leur fils, la belle baise de 14h. Les boules sont généreux, les regards profonds, les barrières d’âge tombent vite quand on se retrouve à poil en deux deux sur un canapé. Comme le chantait la belle Beyoncé au bouli infernal :

“Tonight i’ll be your naughty girl
I’m callin all my girls
We’re gonna turn this party out
I know you want my body”

Beyonce – Naughty Girl

Ça tombe bien, ma bite, mes mains et ma bouche, ça fait quatre.

#nasty

 

Nasty girl porn

Au centre du triptyque se trouve la pointe du triangle, la balancier est parfait

La petite fille de la naughty mom, c’est la nasty girl. Par définition, cette dernière va plus loin que sa grande soeur (ou sa mère, accole le tag qui te plaît). Jeunesse oblige, elle ira au fond de ton âme, gratter avec son regard les derniers recoins de ta sale attitude. Te rappelles-tu la petite sœur de ton ex qui te matait sous la douche ? Elle était vicieuse la gueuse mais tu connaissais la loi. Même armé de tes plus belles cartouches, tu étais obligé de tirer à blanc et laisser la petite perdrix au plumage plus très pur, gambader seule dans le secteur, la petite culotte pendante, et toi, le canon baissé. Ça la faisait rire en plus, elle te faisait du pied pendant les repas, cachait sa culotte sale sous ton oreiller. Elle sentait un peu le pipi et la folie de ses 14 ans n’avait pas de limite.

Ce tag c’est cette sensation mais en légal. On va éviter de te donner de mauvaises idées, du GHB dans sa grenadine et c’est la GAV pour ta quine. Alors, focus sur la nasty girl, lecteur, toi qui finis doucement ton verre, mets-toi bien dans le crâne que la petite aura toujours ses 14 ans mais que pour des raisons judiciaires on lui donnera au moins 18, barely legal. Ce terme est d’une belle méchanceté pour un esprit sain, et c’est d’ailleurs sa définition. Méchante. « Petite putain, tu sens maman » disait Octave Mirbeau, et il avait raison.

Redoutable gamine catin, tu connais ton job, tu es sale et vicieuse, tes doigts vont là où la morale des hétéros pure souche réprouve. L’hygiène n’est pas ton fort, petite fille négligée sous tes airs coquets. Une douce odeur de stupre envahit la pièce quand tu enlèves tes vêtements sans me quitter du regard. Tu me fais sentir tes doigts, la bosse dans mon jean devient vite angoissante, puis tu les lèches comme une glace à l’eau. A l’instant, je me demande si le paki d’en bas s’y connaît en fermeture éclair parce que tout vient d’exploser. Bien joué, et arrête de te toucher pendant que tu me suces, je te jure que tu vas en prendre une. C’est ce que tu demandes ? Je suis foutu avec toi, lolita légale.

Ces petits tricks font du tag nasty, le terrain de jeu préféré des grands enfants. Mais ne va pas t’aventurer à taper bêtement « teen », la nasty c’est un état d’esprit. Elle peut très bien prendre la couleur de la mère de ton pote, d’une girl next door ou même d’un tranny de compèt’. Nasty, c’est dans la tête.

« ‘Cause tonight, living in a fantasy, in
My own little nasty world.
Tonight, don’t you want to come with me,
Do you think I’m a nasty girl? »

Vanity 6 – Nasty Girl

Ça tombe bien, j’avais des doutes.

#dirty

Sasha Grey Penthouse

Sasha Grey, la sale attitude

Dernier volet, le plus sale, le plus dangereux, le plus allemand peut-être. Le tag dirty, pas besoin de se référer à l’Harraps, on sait déjà à quelle sauce chargée on va être mangé. On va passer la porte de la saleté, tu ferais mieux de finir ton verre et t’accrocher. Je t’emmène dans les bas-fonds des tubes, des vidéos à moins de 1000 vues, des vidéos qui te font report as spam par ton navigateur. Des vidéos qui ont souscrit l’assurance Karcher par ton historique.

Le tag dirty, c’est pas une fille en particulier, c’est la multitude de filles dégradantes, celles qui ne se lavent plus. C’est le royaume de l’anal qui dérape, c’est la pure réalité brute et dégradante. L’image est sale, la lumière pourrie, les meufs pas terribles. C’est moche mais putain que c’est excitant. Tu sais y’avait toujours cette petite à la fac qui tournait un peu partout, l’étudiante qui en voulait tellement que tout le monde était passé dessus. Un nid à MST, t’étais obligé de faire un sandwich de capotes, harissa pour éviter de choper une merde. Tu y allais, pas de bon cœur, mais parce que t’étais en chien. Elle s’en foutait de toute façon de ta gueule, elle n’allait pas te rappeler, c’était de la baise hygiénique comme on dit, sauf que les dés étaient bien pipés !

Je te remets dans le contexte, t’essayes d’effacer ça de ta mémoire je crois. La fille n’allait pas par quatre chemins, elle voulait du hard et que ça claque. Elle s’en foutait de la position, du moment qu’elle avait ton calibre bien placé. Bouche, chatte, cul ? Whateva’ man. Gagging amateur, anal qui se passe mal, un ass to mouth qui arrivait à te dégoûter. Elle était sans concession, ça passe ou ça casse, et même si ça casse, osef, on continue. J’écris ces mots, et je ne me sens pas très bien. Je repense à toutes ces vidéos que j’ai vues qui me foutaient la gerbe et que je virais le plus vite possible, une fois ma branlette mécanique terminée. C’est le problème avec les tubes, quand t’as tout vu, tu commences à taper des tags qui te mettent mal, mais t’aimes ça. C’est l’éternelle ambiance allemande amatrice qui t’obsède, t’en étais arrivé à reprendre ton dico allemand oublié au fond d’un placard en 4e. Exactement comme quand tu vas fumer un oinj après avoir trop bu, tu sais que ça marche pas, tu sais que tu vas finir aux toilettes, mais tu le fais parce que t’as besoin de ça.

Et va pas croire que seule la teen est dirty, au contraire, plus tu avances dans l’âge plus ça devient dégueu. J’en ai la preuve, ces vidéos de françaises amat horribles dont j’ai même pas envie de parler tellement ça m’a dégouté. L’amat quand t’approches les 50 ans, c’est plus pour les branlettes avec la fleur au fusil, t’es parti pour faire la guerre, la sale guerre, oublie la convention de Genève, ici les armes ne sont pas homologuées. On se bat dans la douleur, dans le dirty talk des caves, des pratiques sexuelles chelou, je suis pas d’accord, mais je me branle, bordel il se passe quoi dans ma tête ?

J’ai pas envie de continuer, je commence à apercevoir les limites du tag à l’heure où approche le diner. Un tag à manier avec précaution, comme le Fugu, tu sais ce poisson jap s’il est mal préparé, t’envoie direct jouer au Scrabble avec la grande faucheuse. Quand je veux me faire du Fugu, j’affûte bien mes couteaux, je fais attention à sélectionner avec précision les bonnes parties, je prendrai pas le risque de cliquer sur la mauvaise vidéo.

« Wanna get rowdy
Gonna get a little unruly
Get it fired up in a hurry
Wanna get dirrty »

Christina Aguilera – Dirrty

Ça tombe bien, ils m’ont coupé l’eau.

Ce triptyque des tags nobles en dégradé du soft au hard, vous donne les outils nécessaires pour être un érudit sur vos tubes préférés. Vous ne serez jamais déçu, oubliez vos habitudes, la vraie pertinence n’est pas dans le mainstream mais dans la couche juste en dessous. Celle qu’on oublie tellement elle est évidente, avant de taper teen, pense toujours dans quel état tu veux la voir. A point, saignante ou crue ? Combine le tout, cherche l’ingrédient qui fera la différence, assaisonne, à la recherche du tag parfait.

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