MDMA : l’amour sneaky

Ndlr : ce texte ne constitue pas une apologie ou une incitation à la consommation de produits stupéfiants. Merci de bien rester tranquille au regard de la loi.

On l’appelle la drogue de l’amour, j’aurai plutôt tendance à la voir comme la drogue de l’enfance : les nounours, les gros câlins, l’envie d’être gentil avec sa maman mais avec une grosse gaule de papa. Non, Pedobear toi t’es dans le GHB, on va parler de MDMA, sponsorisée par Love-A-Lot Bear.

Bisounours Groscalin

Ouiiiiii, Groscalin, nous sommes prêt !

Je n’étais pas sûr de ce que j’allai voir quand Groscalin m’a filé ce truc, mais ce retour fut drôlement épique, j’étais San Goku sur son nuage magique et la place de la Concorde était un parc d’attractions aux milles couleurs, l’air était bon et traversait mes doigts formant des lignes imaginaires avec lesquelles je jouais. Les passants enviaient mon sourire béat, et ils avaient raison, je voulais tous leur dire je t’aime, malgré l’hostilité de cette fête de la musique et la guerre civile place de la République. Plus j’avançais, plus ces lignes m’emmerdaient et une seule idée m’obsédait : faut que je baise. Célibat contraint ou flemme d’un soir, je me disais que jouer avec moi-même ne pouvait être plus qu’appréciable. Alors j’ai couru vers l’appart, bravant d’un sourire encore débile mais couronné d’un sourcil bien déterminé les derniers oiseaux de nuit qui en voulaient à ma joie. Ordi allumé, dossier porn trouvé, des doigts moites qui jouaient au cerf-volant avec le ventilo pour redescendre vers une braguette bombé comme le bidon des bisounours. Oh, le joli sexe dressé tel un totem de l’amour, tu vas me donner tant de plaisir. Les images défilaient en arc-en-ciel et je m’astiquais comme un forcené prêt à en découdre avec cette gaule infernale. Je suis assez patient mais fallait peut-être pas trop m’en demander, le temps défilait et toujours aucun orgasme en vu. Je renonce rarement dans ces cas là, je poussai le vice à sortir un joint, et continuai mon affaire. Le temps passa, le soleil se leva, une heure que je devenais ouf et toujours pas d’orgasme. J’ai abandonné, désertant le champ de bataille pour un Grosdodo bien mérité. Ma première expérience porn sous MD fut merdique, mais je n’étais qu’au début de ma frustration.

Lucy Belle Threesome

Foncedée ma dernière soirée MDMA avec Lucy Belle

Autre ambiance, autre décor. A deux, le bon moment où l’amour sans Groscalin est là, donc multiplions là. Geronimo ! On lâche les parachutistes au fond de l’estomac, ils déballent leurs affaires et on attend. Du sexe en pleine montée, des câlins, du sexe, MGMT en fond, putain que c’est bon, encore, encore, gaule, sexe, mmmppppfffffff MERDE PUTAIN OUAIS !!!! Encore un peu, rhooooo je vous conseille mais vous n’avez rien lu, on est entre nous. Bon on kiffe bien, on va pas se mentir, mais la finalité la dedans ? Hein ? Marrant d’être un énooooooorme Love-A-Lot Bear, mais je jouis quand dans cette affaire ? Jamais ? Ni le lendemain au réveil ? WTF mec ?! Je veux jouir putain, déjà que bourré j’ai du mal, tu peux pas me faire ça drogue de l’amour. Et bien si, tu peux, et tu peux bien me frustrer à me rappeler mon état d’enfant de 6 ans qui joue avec son kiki sans jamais pouvoir en tirer quelque chose. J’aime mais j’aime pas, j’aime mais j’aime pas, j’aime mais j’aime pas !!! Alors, l’autre jour j’ai testé une dernière fois avant d’écrire ce truc, petite dose, gros porno, le souffle rapide, la montée, c’bon ça ! Et j’ai fini par me faire mal au poignet. Direction dodo à faire un câlin à l’oreiller. Ne prenez pas de la drogue les enfants, c’est de la merde, on ne peut pas se finir avec !

Quelle frustration, un plan à arrêter les conneries. Pourtant la solution existe, prends ma main lecteur, je vais t’expliquer. Tu aimes ces bouffées de chaleur, ces doigts moites, la gorge serrée et la poitrine compactée ? Moi aussi. Les bruits courent que tu aimes bien jouir mais ta maman s’inquiéterait des cernes que tu trimballes. Toi mon cochon, tu traines trop dans les clubs. Et bien, en association avec Ubertrigger, la crème acide dans l’épine dorsale, je te propose la playlist de l’amour sneaky. Cale toi confortablement devant un porn de luxe, du POV d’esthète, un pornochic, un truc décadent où les filles mettent la pression. Coupe moi cette bande son dégueulasse et envoie celle du Tag.

Tarra White Private

Tarra White, coup de pression

Oui, c’est ça la fille qui était juste une putain vulgaire y’a encore 20 secondes, devient avec cette musique la plus délicieuse des tentatrices. Regarde bien comment elle roule des hanches, et ce cul ? Il te plaît ? Moi, il me fascine, je sens monter le désir et il m’effraie. Je suis tétanisé, j’ai envie de lui dire pardon, je ne suis qu’un pauvre enfant apeuré. Elle me rappelle tour à tour, une ex, un futur, un roman de JG Ballard, cette fille qui prenait forme sous mes mains quand cette poudre prenait le petit train vers mon cœur. Il est juste 14h, et je suis foncedé mentalement. Mental coco comme le dit si bien le vétéran Sëhb Uber Trigger, de son cerveau mi freaky – mi sneaky a jailli le produit de mes fantasmes. Transformer la vision du porno en un voyage sensoriel où chaque pas de la demoiselle est une montée d’adrénaline. La belle sensation que voilà, tu es avec ton café, tu es clean comme le petit jésus et pourtant tu es sous MDMA. Continue à bouger petite, viens voir papa, viens montrer comment tu excites les bandits. Et, mon sexe s’en sort grandi, tellement haut et durci, il me rappelle ce totem indestructible de ma première expérience mais maintenant le désir monte, et continue, intensément suivant le moindre de tes gestes. La minimale m’envahit, je sens que je vais jouir et pourtant j’attends, le déluge. L’apocalypse dans le bas des reins, retenir l’explosion pour mieux te satisfaire, toi l’inconnue qui me fait flipper, je reprends le contrôle et mes sourcils se froncent. J’entends des tambourins imaginaires, ma colonne vertébrale s’effondre et des spasmes m’envahissent, j’ai donné une explosion d’amour réel, sans artifice, juste la pure folie mentale. Le château de carte s’est effondré, l’édifice a rompu de toute part et cet orgasme relié à mes oreilles a élargi ma vision plus loin que la meilleure des doses de Love-A-Lot Bear. Je pars m’écrouler, rejoindre Grosdodo, Grosjojo et Grosgateau, mes nouveaux potes foncedés. Et, des cendres de cette jouissance on pouvait apercevoir un gros smiley complice qui me souriait.

Dorénavant, je ne résiste plus à m’envoyer en l’air en solo avec un bain de MD mentale, je choisis du bon porn pas coupé, je me trouve la minimale la plus pure, et je décolle pour 30 min de branlette berlinoise. G E I L

Playlist Spotify / Images : Party Babes sorti chez Private / U B E R ☯ t r i g g e r t u r n . o n ☯ t u n e . i n ☯ d r o p . o u t

13 commentaires Voir les commentaires

  • « Je pars m’écrouler, rejoindre Grosdodo, Grosjojo et Grosgateau, mes nouveaux potes foncedés. »

    T’as oublié GrosMikko dans la liste :wink:

    Gros article / Grosse playlist.

  • « Porn is like Art . always better with music. »

  • Ouais la MD empêche de gicler, comme les autres drogues dures… Pourtant elle accroît fortement le désir sexuel, en réduisant la sélectivité. C’est bien pour draguer et conclure rapidement, mais attention au réveil.

  • Vouloir faire du sexe avec la MD c’est comme vouloir faire du sexe avec des paupiettes de veaux. ça n’a jamais eu rien à voir. Ta frustration est normale. C’est une drogue qui décuple la sensualité énormément, oui, mais l’envie de baise… ?! quel blasphème. La baise, à jamais, c’est meilleurs nature.

  • Vous passez à côté de quelque chose, à vouloir l’orgasme à tout prix, vous vous empêchez de jouir, faut se laisser aller et planer en baisant, pour ma part je trouve qu’il vient toujours trop tôt, je pourrais y passer des heures et des heures. Ca rend super endurant, ça donne une gaule de malade et surtout ça amplifie largement les sensations, l’imagination et le nombre d’orgasme de votre partenaire. Cumulez un maximen pill à ça et vous vous prenez pour manuel pendant 12h.

  • Je dois t’avouer que moi j’ai eu du mal à avoir la gaule avec ça. Malgré mon crâne en feu à vouloir le love, mon sexe ne crie pas l’amour qu’il se doit. Normal ?

  • Trop pris, trop pris…

  • Mon cher Gonzo,
    Nonobstant (ouais, un peu de vocabulaire ronflant, ça fait pas de mal) la qualité de ta plume (celle avec de l’encre dedans, hein?) et le plaisir rigolard de te lire, je dois t’avouer un truc.
    J’ai moi aussi tenté l’expérience mdma+porn, et j’ai pris un pied terrible. J’m’explique.
    En tant qu’amateur éclairé de porn, je venais de découvrir Michael Ninn. Et j’avais reçu un p’tit cadeau d’un frangin. Donc, ni une ni deux, mais les deux, je gobe le second et pousse le premier dans le lecteur dvd.
    Et là, choc. Une qualité scénographique érotisante à l’extrême, de somptueuse filles dans des tenues sublimes, des endroits filmés comme dans un rêve, de la sensualité par tombereaux entiers et une bande son terrible. Oui, je dis bien, une bande son terrible!
    Ce mec a tout compris. Il envoie de l’électro sexy en y mixant les voix/miaulements/rugissements des petites frangines comme un dubber fou, avec force échos et reverbérations. Et tout ça avec finesse. Je sais de quoi je parle, je suis musicien et du dub barré, j’en ai au moins autant écouté que j’en ai fait.
    J’ai jamais entendu ça dans un porn, et je te parle d’un film qui a dix piges.
    Et là, ça fait à l’intérieur de moi comme une chevauchée fantastique de hussards en ruts chevauchant vers leurs belles amazones pour l’assaut final, qui sera forcément dantesque.
    Rien à jeter et ma tête, mon coeur et ma bite de battre la chamade. J’ai frôlé la crise cardiaque et la tendinite.
    Car, je te rejoins, si j’ose dire, ces produits développent ta sensualité mais retardent grave ton dénouement solitaire. Bon, j’ai pu me branler pendant 2 bonnes heures, mais j’étais content de pouvoir m’achever à la fin, jouir de ce spectacle en 3D (images/son/bite tendue) dont je garde un souvenir halluciné.
    A bientôt.

    • Je note ça quelque part dans ma tête. Je me rappelle plus trop cet article, mais ça parlait plus de la frustration de ne pas pouvoir aller complètement au bout du truc que sur l’experience en elle-même, assez cool.

  • L’article est cool, par contre ce qui l’est moi c’est de devoir forcément avoir un compte Spotify pour voir la playlist.

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