Sers-moi un verre que je te baise vénère

Ndlr : ce texte ne constitue pas une apologie ou une incitation à la consommation d’alcool. Merci de bien rester tranquille au regard de la loi.

On a parfois des bites molles, mais on a des idées. On est comme ça chez le tagparfait. Dans une soirée avec le red chef nazi, alors qu’il insistait pour que je prenne en photo une teen en robe à fermeture éclair, une idée a jailli de son cerveau malade. « On va faire une série: les drogues et la baise ! Le guide michelin du sexe sous influence, tavu ! ». Avec un petit rire nerveux, je m’efforçais de composer un visage crédible. « Ca roxx, mec, on va faire plus de clics que les photos de Laure Manaudou avec cette série ».

Voici donc le premier billet d’une série, que j’aurais bien appelé « Vices et délices », si c’était pas déjà le nom du jeu auquel tes parents jouent avec les voisins le samedi soir. A prevoir donc bientôt sur le blog préféré des pervers bgbm : de l’analyse de baise sous influence: alcool, coke, shit, mdma, verveine vénère… Avec des questions existentielles. Bande-t-on plus longtemps sous exta ? La fellation est-elle meilleure sous coke ? Un GHB bien placé me permettrait-il vraiment de coucher avec ta soeur ? Le tag fait le bilan, calmement, comme s’il avait cinquante ans. (t’as la référence, hein ? hein ?)

En vieux grognard de la boutanche, je m’attaque à la baise alcoolisée. Je t’entends déjà, lecteur impudent, « Sé tro fasil, moua ossi, gé djà pécho bouré ». Déjà: 1.écris correctement, petite merde dyslexique, et 2. je m’en fous, c’est moi qui écris là, ta gueule. Bon, ok, je reconnais, t’as raison. Tout le monde a déjà chopé ivre mort, dans une soirée. Et alors t’en es fier, petit malin ? Il faut être honnête, si tu choppes bourré c’est parce que la personne en face à moins d’attente. Sur le marché de la drague, l’alcool, c’est le krach boursier, un problème de type grec : toutes les valeurs dégringolent, direct. On oublie les gueules de con, les gros culs, et les peaux salement dégueulasses. On chope qui veut, on ramène chez soi, et on fait bien attention à ne pas vomir sur les draps.

Et la baise ? Vénère, gros. C’est chopé en bar. Pas de pitié, pas de prisonniers. C’est l’énorme avantage de la baise sous alcool:  fais pas semblant d’avoir des sentiments, personne n’en a rien à foutre, personne ne te regarde. On est juste là pour se donner méchamment. De l’amour brutal. Sans l’emballage amoureux. Pas de faux-semblants, pas de bisous dans la cou. Juste des peaux qui claquent. Des corps trempés par la sueur. Les fioritures, garde ça pour ta réguliére. Les mots doux, ça sera pour maman. De la baise pure et dure. Avec une claque sur les fesses, en guise de tendresse.

Drunk girl

Soin du parquet : perso, je vous conseille plutôt la cire d’abeille

Bien sûr, en tant qu’enquêteur aguerri, j’ai été voir à gauche à droite ce que ça signifiait pour les Autres, la baise avec éthylotest positif. « S’il a un téléphone portable, t’as envie de voir alors tu le laisses filmer », m’a par exemple expliqué une meuf. Toujours bien charger son iphone avant de sortir donc. « Ce qui est cool c’est que t’as pas à affronter le regard  de la meuf, ou la gêne, après l’acte », m’a confié un mec, visiblement pas très sûr de ses capacités.

Et dans le porn, hein ? Bah dans le porn, il faut bien le reconnaître, le tag « drunk » est très survendu. Ok sauf dans l’amat’. Mais où est la différence ? Alcool dans le sang ou pas, une milf qui se baise son ukrainien de mari sur le canapé du salon, la scène reste foncièrement dégueulasse. Chez les pros, c’est pire: on fait semblant d’être bourré. Les actrices surtout. Parce que ouais, quand on parle de drunk, dans le porn, ça concerne les meufs. L’alcool n’est alors qu’un alibi, une excuse pour que la meuf se laisse dominer.

Marketing. Le gros du marché du porn: des puceaux, ou des mecs qui baisent aussi rarement que je vais chez le dentiste. Ils ont besoin de croire que les meufs ont bu pour accepter de tourner la scène. Eux ne baisent pas, alors pourquoi des filles accepteraient de se faire enfiler par deux hardeurs en mode vénère, sans être complétement torchées ? A cause de ce tag bidon, une génération de branleurs croit peut-être qu’il faut obligatoirement saouler les meufs pour les ramener dans son pieu. Alors que le GHB suffit largement.

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