La revanche du nerd

Il est bien loin le temps où les tags hardcore, amateur, lesbian ou asian schoolgirls accompagnaient les vidéos en ligne, sans grande originialité. Perso, je m’en branlais parce que pendant des années, je me suis pas vraiment fait chier à faire mes recherches par tag. Concrètement, rien à foutre du tag parfait. Le rituel était immuable. Je me connectais à l’un de mes deux, trois sites de porn fétiches. Je regardais attentivement quelles avaient été les vidéos uploadées depuis mon dernier passage, me référant de préférence aux « best rated », histoire de gagner du temps à l’heure de la sélection. Réflexion faite, j’ai donc toujours accordé ma confiance à ces utilisateurs qui prennent la peine de se faire chier à noter les vidéos. Le crowdsourcing appliqué porn. Puis avec le temps, les tags les plus crasseux se sont multipliés et les « daddy » incestueux, les « fat teen » boudinés, les « gyno exam » un peu creepy ou encore les « menstruation » ensanglantés ont commencé à fleurir. Depuis, plus besoin d’aller chercher dans les profondeurs du web, les mêmes vidéos tournent sur tous les sites – un peu comme une copine qu’on aime bien et qui s’en branle de partager les fluides des copains. Alors avec le temps, on apprend à naviguer entre les tags, on expérimente, on regarde des trucs crados même pas bandant juste pour le plaisir sociologique. Et puis un jour on tombe sur le tag « nerdy ».

Le tag « nerdy » regroupe en fait deux types de vidéos. Les plus répandues sont évidemment celles qui appliquent le tag en question à de jeunes coquines. Invariablement munies de lunettes, ces jeunes filles sont mises en scène dans tout type de réalisations allant du film amateur alternatif récupéré par les professionnels du web à la vidéo professionnelle classique avec tous les artifices que cela comporte. Dans ce second cas, il est de coutume pour le partenaire, le réalisateur – ou les deux le cas échéant – de présenter la jeune fille comme un être timide et sensible pour mieux souligner tout son potentiel sexuel de salope une fois que vient l’heure de la défoncer. Ce schéma étant applicable et multipliable à l’infini, inutile d’aller plus loin. Non, là où les choses deviennent véritablement intéressante avec le tag « nerdy » – parfois décliné en un simple « nerd » – c’est bien entendu quand il est appliqué à l’individu de sexe masculin. Dans la forme, le scénario classique est totalement redondant et la timide à lunette qui dissimulait en fait un potentiel de salopitude absolue n’a franchement rien à lui envier. S’il n’est pas moins imprévisible, il reste par contre absolument délicieux.

Au commencement, on est souvent en présence d’un garçon à lunette, un peu gauche, en règle générale dans une situation relative aux études – en classe, à la bibliothèque, à côté du bus scolaire – qui a franchement l’air d’une sacrée tête de con. Passées deux, trois minutes inintéressantes, arrive alors le moment fatidique où une femme entreprenante – n’ayant visiblement rien de mieux à foutre – décide de lui adresser la parole, de prendre de ses petites nouvelles, non sans le soupçon de moquerie qui va avec. Rapidement, les choses dérapent, la situation s’emplit d’une tension profondément palpable, et la discussion de la toujours très entreprenante salope – appelons un chat, un chat – vire invariablement vers ce pourquoi on est là à regarder une scène mal jouée depuis trois ou quatre minutes déjà. Et là, on rigole parce que c’est à peu près toujours la même histoire avec les mêmes répliques:

– Tu aimes les femmes mon petit Nerdy?
– Euh… oui, je crois.
– Mmmmm, et tu as déjà vu de beaux seins comme ceux-là?
– Oh non…
– Allez mon coquin, vas-y touche-les!
– Oh, mmm, oh, comme c’est bon.
– Mmmmm et qu’est-ce que tu caches là? Ne serait-ce pas un bon gros sexe?
– Oh arrêtez, arggg, mmmm, bon d’accord.
– Alors Nerdy, as-tu déjà fait l’amour à une femme?
– Euh…
– HAHA, mais tu es VIERGE!
– Euh non, j’ai déjà fait l’amour à ma main (incontournable, j’adore cette réplique au potentiel comique infini).
– Bon on va te montrer comment ça marche.

Bref à partir de ce moment-là, la chauffeuse de bus / bibliothéquaire / compagnonne de classe déballe le grand jeu, lui montre sa chatte, lui branle la bite comme jamais on l’a branlé, et lui fait, en résumé, la totale. Le déroulement est plaisant, et plein empathie, on est vraiment content pour ce petit Nerdy qui goûte enfin aux plaisirs de la vie. On serait alors presque tenté d’arrêter de se branler et de verser une larmiche en honneur de ce petit nerd. L’être de sexe féminin lui retire alors sa chemise de coinços… et là bim, c’est le drame. Nerdy se révèle en fait être une grosse masse surgonflée. Pas le temps de réagir que cette crapule est déjà en train de baiser la bouche de sa partenaire avant de la défoncer comme jamais cette connasse s’est faite embrocher. Fini le romantisme, tu te rends compte que tu t’es complètement fait berner par Nerdy qui pilonne déjà comme un dieu. La fille a beau jouer les surprises, mais pour toi, il est déjà trop tard. Tu sais déjà. Non, Nerdy n’est pas vraiment un nerd. Oui, il s’en fout de l’informatique et des études. C’est moche, Nerdy est en fait un acteur porno qui a déjà fait l’amour. Alors tu sanglotes, tu gémis à présent qu’a sonné l’heure. Mais heureusement, tout n’est pas perdu et le petit mouchoir spermicide que tu avais prévu pour t’essuyer la bite te servira finalement à sécher tes larmes.

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