Amee Donavan

Pauvre Amee Donavan

Une carrière qui démarre sur les chapeaux de roue en 2002, portée par un physique sublime et une bonne volonté à toute épreuve. Amee la Rousse ne rechignait pas, en effet, à donner de sa personne là où nombre de jouvencelles attirées par les feux de la rampe abandonnent finalement tout espoir de percer dans le milieu après une ou deux scènes cheap dont le souvenir visqueux leur laisse un goût d’amertume et sûrement pas de « reviens-y ».

Non, Amee avait bien compris que l’époque n’était plus aux saintes nitouches qui se refusaient à certaines pratiques désormais inévitables. Contrairement à ces pimbèches en larmes dont les échecs miteux font le bonheur d’efukt.com, Amee se complaisait dans le sexe anal furieux et débridé. Et comme il y avait de la place, elle savait en faire profiter les confrères de passage, déchargeant sur son cul couleur d’ivoire les frustrations d’une journée morose dont le seul attrait était le sacrifice de notre petite Amee sur l’autel de la performance pornographique

J’emploie l’imparfait comme vous l’aurez sûrement remarqué, car un drame a frappé Amee.  Un de ces évènements que connaissent certains jeunes sportifs à qui l’on promet monts et merveilles et qui, se blessant dans la fleur de l’âge de par des efforts inconsidérés, découvrent les affres de la retraite anticipée. Car Amee Donavan a disparu fin 2003 du circuit masturbatoire, je vous rassure, elle est toujours parmi nous, mais physiquement diminuée et dans l’incapacité de reprendre là où elle s’est arrêtée. Nombreux furent les branlotins du net en détresse qui postèrent des messages concernant le destin d’Amee et les raisons de sa disparition si brutale de la scène X. Quid de ses formes généreuses, de sa bonhommie, de ses magnifique boobs – naturelles ce qui ne gâtent rien – et de sa capacité à avaler tout ce qui passe sans demander son reste ? La réponse intervint quelques mois plus tard, début 2004, par la bouche-même de l’intéressée, via un communiqué, j’y reviendrais en conclusion.

A l’instar de Maurice, Amee a poussé le bouchon un peu trop loin, sauf qu’elle n’a pas bouffé tous les choco-suisses, c’est plutôt l’insertion de deux barres chocolatées XXL dans son pauvre fondement que son corps a eu du mal à accepter. Et il n’y avait bien que son indéfectible sourire –  ne sourit-on pas devant la mort ? – pour masquer la catastrophe.

La scène est classique,  Amee, fraîchement sortie de son Ohio natale a fort à faire avec plusieurs messieurs, elle rayonne au milieu des verges dressées, pénétrant avec vigueur chacun de ses orifices. Elle fonce tête baissée tel un taureau sous les coups de mandrilles du matador. Son enthousiasme visiblement à tout épreuve est ou plutôt était la marque de fabrique d’Amee Donavan. Là où certaines rivalisent de vulgarité, Amee jouait plutôt la provinciale ingénue, toujours prête à reprendre un morceau de bûche et à faire plaisir aux copains. A2M, DP, bref, la routine, jusqu’au Grand Final, où Messieurs Lexington Steele et Erik Everhard et leur membre respectif gratifièrent Amee d’une DP virile (mais correcte). Cette scène (cf. Gang Bang Auditions #10 – 2003) ne pouvait pas passer inaperçue. La performance était impressionnante, d’autant plus que Mam’zelle Donavan était loin d’avoir atteint ses galons d’experte mais c’est pour une raison bien plus terre à terre que ce moment de bravoure est passé à la postérité car il s’agissait de la dernière scène d’Amee, son corps n’a pas tenu sous les coups de boutoirs, et malgré les cumshots finaux et le sourire de rigueur, un drame se passait dans les entrailles de notre héroïne. Nous ne rentrerons pas dans les détails sordides qui ont conduit à cette interruption soudaine, le plus simple est de dire qu’elle ne pourra vraisemblablement plus jamais se faire pousser la crotte.

On ne verra plus jamais Amee sur la toile et il faudra se contenter de la petite vingtaine de scènes que la Miss a tourné entre 2002 et 2003. Le fait est que la scène susmentionnée apparaît comme dramatique une fois connus les tenants et aboutissants de celle-ci, on a l’impression d’assister à un snuff dont on sait que l’issue sera fatale et pourtant, de bout en bout Amee sourit.

Nous n’entrerons pas dans un débat sur la course à la performance, certaines jeunes actrices ont commencé très fort dans des gang-bangs hautement violents et s’en sont tirées sans trop de bobo, il faut croire que la nature a été plus généreuse pour Sasha Grey – pour ne citer qu’elle – que pour Amee Donavan.

Je laisse le mot de la fin à notre espoir déçu, qui eût le plus grand mal à réunir les fonds nécessaires à ses diverses opérations réparatrices :

Some know and some don’t that I am officially retiring from porn, I did too much too fast in the biz, and kinda screwed myself

Tu l’as dit, Amee.

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