Prolapse party, c’est pas trop la fête
Je me suis auto-désigné cobaye de cette aventure suicidaire, kamikaze pété aux amphets en partance un matin pour la flotte américaine, soldat quittant seul sa tranchée pour combattre les allemands ; le grand saut vers l’au-delà des tags interdits, le dernier boss du game, là où l’on part et ne revient jamais. Ce qui va suivre appartient seulement à l’histoire moderne de la pornographie, celle qui a vu naître le rejeton dégénéré du porn et du web ; ce tag qu’on pensait réservé aux services médicaux et à quelques hommes perdus dans leur solitude ; que Sade lui-même ne mentionnait pas ; dont papi Rotten serait si fier s’il pouvait le voir depuis sa tombe et dont la rose n’est qu’un symbole trompeur. Ce tag c’est prolapse et vous auriez préféré ne l’avoir jamais lu.

Prolapse vient de prolapsus, pro- du grec “avant” et -lapsus du latin “qui est tombé”, c’est-à-dire médicalement, une descente d’organe. Eh bien, démerdez-vous avec cette info, soit vous me suivez soit vous partez, le Tag Parfait c’est à la vie, à la mort, même s’il faut s’aventurer dans les égouts et poursuivre les rats à la lampe frontale.
Au nom de la rose
Mon amie la femme
Prête-moi ton corps
Pour écrire des choses
Moos (le poète)
Si j’aborde ce sujet seul (je sais bien que tout le monde m’a lâché dans cette sombre affaire) c’est qu’il y a comme une tendance à l’horizon. Ce tag était avant internet une maladie, il n’avait donc rien à foutre dans le porn, sauf que depuis un moment des types aux mains sales s’emmerdent et ont décidé de lui conférer une place dans la grande étagère de nos plaisirs solitaires.
Une descente d’organe c’est cool ? tu m’as bien regardé ? cool ? Non connard, une descente d’organe c’est pas cool, pense à ta meuf à qui ça va arriver dans quelque temps ou à ton oncle qui n’avait rien demandé ce mardi matin et qui s’est retrouvé avec les intestins sur le plancher. Mais il se passe quoi dans ton cerveau cramé pour nommer un site pareil : prolapse-party.com ?!!! C’est la teuf, on tourne autour des prolapsus comme des lutins magiques en chantant des chansons débiles ? Fdp.
Rosebutt, rose de cul, j’en ai marre, tu me fatigues avec tes conneries, on était déjà pas mal dans le post-porn avec tes anal dilatation, gaping et autres fantaisies anales pour téméraires du boule, t’étais pas obligé en plus de faire d’un défaut, une pratique. Qu’on s’entende bien, j’ai rien contre la passion de l’anus, mais de là à inverser les codes pour que l’intérieur devienne le dehors comme on déroule un col roulé, je te dis stop internet, stop à ta putain de règle 34.
Google trends – Prolapse (l’effroyable vérité)
Cette courbe dans google trend me fout la frousse, elle n’est pas corrélée par un pic dans google news (puisque ce dernier interdit le porn), elle montre donc bien que le truc commence à prendre forme, que la bête grossit. Si ça nous pète à la gueule on va se retrouver comme des types violés en prison, sous la douche en position foetale à chialer notre race, j’ai pas signé pour ça et à aucun moment ; quand bien même je serais devenu un sale type qui ne bande plus que pour de la pisse.
J’avais pas prévu de devoir cliquer sur des gifs où des meufs avec le sourire se font des bibis d’intestins (lien vraiment NSFW), j’en étais encore resté aux trucs hardcores qui me laissaient indifférent : les battes de baseball, les gerbilles dans le cul, les double-fist, tout ça restait dans le bon sens : un truc qui pénètre un truc puis qui ressort plus ou moins dans le même état, pas l’inverse. C’est bon quelqu’un a appuyé sur le gros bouton rouge : on peut baiser des organes ? On l’a notre VIe Reich du fap ? On va ENFIN pouvoir se farcir un estomac vivant ? Quelle est la prochaine étape, on déballe nos organes et on les laisse copuler à la coule en les regardant, la bite à la main en fumant une clope ?
Si ce truc continue à prendre de l’ampleur j’ai peur qu’il créé une éclipse solaire et qu’il nous plonge pendant plusieurs années dans un hiver sans fin. Allez savoir pourquoi le centre de l’épidémie se situe à Angleterre, la pays #1 pour la ROSE DE CUL d’après Google Trends.
NO FUCKING WAY
Les anglais en matière de mauvais goût dépassent souvent tout ce qui est possible d’imaginer. Je ne parle pas forcément de leur bouffe infecte, mais aussi de leur top 50, qui n’est pas toujours comme on l’imagine ; ça fait longtemps que les Stones sont morts. Mais sans déconner, il se passe quoi la-bas pour ériger la descente d’organe en symbole ?
J’ai la trouille, j’ai froid, j’en chie des confettis à 360°, je veux plus jamais revoir ces images et je veux dormir dans les bras d’une vierge. Soldat du fap, je reviens de la guerre avec la gueule amochée, sauf que c’est mon coeur qui a morflé des impacts d’obus rouges sortis des culs de jolies filles. On a offensé quel dieu pour mériter telle punition ? On peut pas nous laisser taper tranquillement anal sans perdre la vue ? Parce que c’est pas fini, pour le moment je reste en surface mais va bien falloir que je vous parle de ce que j’ai vu là-bas, où les limites ont pris une bastos dans le crâne.

J’aime ces moments-là, on est là tous ensemble, des boulis sur le sol, des regards qui se croisent. C’est toujours les mêmes gestes, d’abord le poing gauche ; toujours. Puis le poing droit et une gorgée de vomi, toujours.
Voilà comment ça se passe de l’autre côté de la barrière, des filles pas trop dégueu se mettent des poings dans le boule puis font ressortir leur anus et jouent avec, c’est rouge sang comme t’as pas idée et ça ressemble à … j’en sais rien, je cherche pas à savoir, je suis ni nécrophile, ni passionné par crazyshit.com. Ce truc excite qui ? quoi ? comment ? Parce que le délire ne s’arrête pas là, c’est fun, c’est pop, on s’aspire l’oignon avec une ventouse et on se lèche ainsi le colon fraîchement sorti. On s’éclate dans ce porn tragique, on mesure même la taille du bouzin ; j’en ai les boyaux qui font des huit.
Nice prolapse! But be careful with that. (lu sur xvideos)
Que peut bien faire ce tag sur les tubes ? Fait intéressant, le prolapse reste surtout de l’ordre de l’exhibition, c’est à celui ou celle qui aura la plus belle rose de cul qui gagnera la partie, je n’ai pas encore croisé de “prolapse cum shot” ou de “bukkake prolpasus” mais ça ne devrait pas tarder, suffit juste qu’un hardeur se pique aux hormones de taureau pour affronter la décadence. Ah si à un moment j’ai vu un type qui pissait en même temps qu’il se titillait les entrailles touchant le sol, le tout filmé à la webcam, un témoignage poignant de solitude, le type avait l’air de kiffer, on peut rien lui reprocher sur ce coup-là, sauf peut-être son altruisme qu’il aurait pu garder pour une autre cause.
Internet est grand, mais pas forcément très doux, la dernière fois que j’ai émis l’hypothèse d’un lavement au coca + menthos, un cher lecteur m’a envoyé la vidéo (qui se finissait plus ou moins en prolapsus rectal, preuve s’il en est que les grands esprits se rencontrent). Affronter la règle 34 c’est se battre contre les limites d’internet ; le futur du porn me rend parano.
Que nous réserve l’avenir ? des lavements au vomi ? du fist fucking de trachée ? du bukkake à la merde ? Allons-nous enfin pouvoir explorer nos entrailles avec une go pro au poing ? Quel cercle va prendre le porn, celui des passions de la merde ou du sang ? Le prolapse, cette erreur passée en tag obscur, introduit par l’ère du gaping et popularisé par prolapse-party, dirtygardengirl.com (qui introduit le concept de prolapse cervix….), prolapsequeen.com (le concept de deep throat de prolapse…) ou des files comme Isabella Clark me font peur et je suis pourtant pas une petite nature… Si on définit la pornographie comme l’illustration d’une envie, que fout le prolapse dans cette catégorie ? Se branler sur internet c’est devenu le danger, c’est jouer à Prince of Persia avec sa bite.
C’est chaud





































Une grande question subsiste, les japonais s’y adonnent-ils en plus de leurs autre nombres et étranges pratiques?
#masturbation #pool #candle #prolapse #accident
http://chuckpalahniuk.net/features/shorts/guts
Un roi sans divertissement : Quand l’homme du XI ème siècle doit s’ouvrir en deux pour en jouir, c’est que quelques chose ne tourne pas rond à l’intérieur de sa… tête?
Merci de t’être sacrifié pour tes lecteurs. J’ai du mal à croire qu’il y ait des gens que ca excite sexuellement, est-ce que finalement ca s’inscrit pas plutôt dans une logique de recherche d’images trash ? Ca se retrouve dans le porn et sur les tubes, parce que c’est un support qui permet la diffusion de ce type de contenu, que ca touche au corps et à l’intime, mais est ce que vraiment des gens se masturbent devant ? D’ailleurs, tu soulignes que ca reste de l’exhibition, il n’y a pas vraiment de pratiques sexuelles associées. Bon j’suis peut-être juste naîve…
Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un article la main sur la bouche et les yeux écarquillés/plissés (selon les moments).
Je suis désolée pour ton esprit d’avoir dû emmagasiner tout ça.
Mais comment ça se passe, j’imagine que les gens ont des séquelles après ça ? Ils peuvent faire rentrer tout le matos quand ils ont fini ?
Je me pose de graves questions de limites maintenant (« quand la liberté devient un gros mot »).
J’ai entendu parler d’une pratique consistant à se faire fister puis le fisteur « pompe » le but étant de réussir par cette manoeuvre à chasser l’air pour que quand l’on retire la main, le rectum vienne avec. Ensuite, l’homme ou a femme (mais j’ai plutôt entendu parler d’hommes) attend patiemment que tout reprenne sa place naturellement et prend son pied comme ça. Je sais pas si c’est une légende urbaine (j’ai jamais eu le cran de vérifier) mais si on imagine que c’est vrai alors je trouve ça… tendu.
Je vous propose de commenter l’image suivante : http://25.media.tumblr.com/tumblr_m1nkiwcZpp1qetcz3o1_400.gif (HIGHLY NSFW)
Cool de faire un article sur le sujet, j’ai vu ça il y a un moment ( notamment le gif ), je suis un peu mort à l’intérieur depuis, je suis content de partager ma douleur.
O_O …
Comme hiver, je suis morte à l’intérieur, je me douter que ce genre exister mais là je vais aller me défenestrer… a plus tag parfait chéris!
J’en ai jamais vu et content de jamais en voir. Merci d’ailleurs de ne pas avoir mis de gif en direct dans l’article. Y’a des trucs que je n’ai pas envie de faire subir à mon cerveau, le prolapse en fait partie.
Faudrait interdire ce porn à la con, ca irait déjà mieux.
/laurmanaudou
Sale ! Surtout Mouss…
Sur le même sujet, une très bonne nouvelle de Palaniuk, une masturbation anale d’ado dans la piscine qui tourne très mal :
http://www.viedegeek.fr/article/tripes-par-chuck-palahniuk/
Les gens font flipper.
Sinon, j’en peux plus faut que je le dise : attention à « gaping », qui s’écrit avec un seul P, car il s’agit du verbe « to gape » (qui veut dire en gros « béer », être grand ouvert quoi) et non pas d’un dérivé du nom « gap ».
Voilà. Soyons précis lorsque nous parlons d’anus, sinon c’est le bordel.
C’est rectifié, merci Brunette
Je crois que le seul truc pire sur lesquels j’ai pu tombé ce sont les vidéos de porn avec les animaux de compagnies.
En plus d’être très probablement illégale.
On fait de mauvaises rencontres parfois….
J’ai presque envie de dire que ça ne sert à rien mais qui suis-je pour juger ? En tout cas, j’ai bien ri (ouais c’est la première et seule réaction que j’ai eue). Encore que cette réaction je l’ai eue en imaginant montrer une vidéo de ce genre à un bon poto… Niark !
Quoi de plus normal ? Les prophètes du bon goût l’avaient prédit il y a bien des années, Brian Yuzna en tête.
http://www.youtube.com/watch?v=rE18Lc9wE9k&feature=related
La viande de cul apparente n’a rien de nouveau, il me semble que des réals comme Jay Sin ( un réel esthète du post-porn, soi dit en passant ) la pratiquent depuis un certain temps déjà. Comme le dit Gonzo, ce n’est que la continuation logique du gape et de la dilatation anale extrême, C’est pourquoi je trouve son étonnement et son dégoût légèrement feints. Entre une Angelina Crow qui se faisait démâter le colon jusqu’au sang il y a 10 ans et une Isabelle Clark, je ne vois finalement pas vraiment de différence. On a percé, peut être, le quatrième mur, tout au plus. Ce qui est dedans est dehors, le hors champ devient horizon, l’esthétique du possible est cannibalisée depuis l’invention du cinéma par l’ubiquité progressive de la caméra, une vraie « histoire de l’oeil ». La pulsion scopique de l’homme ne s’arrêtera jamais, et je pense réellement que si on trouve le moyen de s’anesthésier pour pas cher, dans un futur proche, si la chirurgie devient un art de rue, oui, on pourra très bien assister à des copulations d’organes « in prolapso ». Et alors ? Personnellement le porno, cette théocrase parfaite de l’ultra libéralisme et du fascisme, cette domination totale de l’image sur le mot, cette « non image », cette dévoration perpétuelle de l’image par elle même, nous a tué depuis bien longtemps déjà, avec ou sans prolapse, en surrpimant définitivement toute idée de hors champ ( y compris donc de fantasme ). Pourquoi faire l’apologie d’un site comme Kink.com et se pincer le nez devant prolapsequeen ? Parce que les américaines, natural born sluts, ont l’air de moins douiller que les russes ?
Le ( grand ) écart n’est pourtant pas si énorme. Au moins, le prolapse a le mérite d’aller au bout de ce que tous les Manuel Ferrara, Rocco Sifredi et Christophe Clark du monde espèrent secrètement depuis toujours : voir leurs putains se retourner comme des gants et croiser leurs bites avec celles de leurs confrères dans des entrailles fumantes. Il serait d’ailleurs intéressant de leur demander leur avis à leur sujet…probable qu’ils se pinçent le nez également, alors qu’ils en ont tous provoqué chez des starlettes dont ils ont oublié le nom…sauf que le prolapse, chez eux, est hors champ, il reste, par manque de « modernisme », un accident. J’ai eu d’ailleurs le malheur de demander à une « porn star » que je ne citerai pas, il y a quelques années, spécialisée dans l’anal, si les accidents étaient fréquents sur les tournages et si une assistance médicale était prévu. Elle m’a regardé comme si j’étais une verrue sur la cuisse de Miss Univers, et n’a pas daigné me répondre. Le tabou est devenu sujet, n’est-ce pas l’histoire du cinéma ?
Mais non de dieu, faut jamais croiser les flux…
« Que nous réserve l’avenir ? des lavements au vomi ? »
L’erreur est de croire que nous sommes en sûreté hors du porn, voire d’internet.
La télé grand public a déjà offert le spectacle d’un lavement au guano :
http://www.youtube.com/watch?v=TtIG4TuVnvg
A noter que cet homme s’est également déjà fabriqué un costume de prolapsus géant avec un cadavre d’animal :
http://www.youtube.com/watch?v=p3CAma7G5iU
NOWHERE IS SAFE
« Le corps n’est plus qu’un ensemble de clapets, sas, écluses, bols ou vases communicants… »
(Corps sans organes, le désir- Gilles Deleuze & Felix Guattari), « l’Anti Oedipe ».
Le degré de tolérance en ce qui concerne des images ou une idée, il découle de l’éducation que l’on en a. Pas scolaire, non, mais l’éducation visuelle, ce qu’on nous a montré, ce qu’on nous a imposé comme tabou, comme objet d’excitation, comme limites…
Au final pourquoi le prolapse serait plus dégueulasse qu’un double fist ? Pourquoi l’intérieur serait plus dégueulasse que l’extérieur ? La seul objection, la seule limite qui puisse être c’est la notion la plus extrème, celle du danger et de la mort au travers d’une pratique.
Mais ça c’est pas nouveau, le fait de repousser les limites. C’est la scène finale de Salo’ de Pasolini : l’exécution. Au fond dans le contexte, ça semble assez logique que se développent des trucs comme ça. Je crois que c’est ce que tout le monde attend sans le savoir en fait ! On est dans l’ère de l’image fascisante, de l’éxécution, sans distance possible. C’est pas étonnant.
Il faut pas s’interroger sur l’offre mais sur la demande, d’où est-ce qu’elle provient exactement, quelles sont ses racines… Ce qu’elle va devenir, j’en reviens au film, il suffit de regarder Salo’ jusqu’à la fin pour en avoir une idée…
Et le commentaire de @Valois est très bien au passage.
moi, j’ai bien rigolé !!
Le bukkake à la merde et le fist-fucking de trachée ça existe déjà. Ne me demandez pas de liens, j’ai rencontré ça dans des internets tellement mal famés que mon cerveau a refusé d’en garder toute trace.
J’ai moins peur de trouver une bite dans le slibard d’une meuf super bonne qu’un anus prolapsé. Là, bourré, hiver glacial ou à 2000km de chez moi, je m’enfuirais avec la dernière énergie.
Du coup j’ai ri aussi. Dans la mansuétude j’aurais bien proposé mes bras ou mes draps mais je me dis qu’un an sans coucher ne fera pas de moi une vierge. Bon courage pour bander tes blessures. Le nutella marche pas mal niveau réconfort, parait-il.
Parfait parfait parfait… Putain quel style ! Quelle classe !
J’aime vraiment !
Merci.
(je parle du texte)
où est ce que je suis putain de tombé.
Merci pour cet article . Je découvre votre blog, je ne suis pas déçu.
Le développement de cette pratique me rappelle une phrase du film « Comme la Lune » de Joel Seria, sorti en 1977. Feuilletant un magasine pornographique avec des yeux stupéfaits, le taulier d’un bar s’exclame :
» Ah putain on se demande bien jusqu’où elles vont aller… elles vont quand même pas se faire ouvrir le bide pour nous montre leurs ovaires non plus ». Et si c’était ça, le futur du porno ?