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Mickey Mod: « It’s difficult for men to have a fluid sexuality »

I don’t even remember how I discovered Mickey Mod. Might be through Kink.com, or in the queer porn Crash Pad Series or maybe when he was nominated for a 2011 AVN Award for An Open Invitation. The only thing I ...Lire la suite »

Famine Kommando Peste Noire Interview

Peste Noire : « Notre société est éminemment pornographique »

Avec ses 13 ans d’existence et des sorties ayant marqué au fer rouge une scène plutôt somnolante, Peste Noire (ou KPN pour Kommando Peste Noire) pèse lourd dans le paysage mauvais du Black Metal. Peste ...Lire la suite »

France Gall

Les filles c’est fait pour faire l’amour

Nous sommes actuellement dans la partie la plus critique de l’année, les filles sortent des cachettes où elles s’étaient terrées pendant l’hiver, les vêtements raccourcissent et à chaque coin ...Lire la suite »

farrah02

Farrah Abraham – Du renouveau dans la sextape ?

Le people nu fait frissonner les libidos depuis toujours. De Brigitte Bardot se baignant dans le plus simple appareil à la Madrague à Pamela Anderson suçant Tommy Lee sur un bateau, les stars ont fait vendre ...Lire la suite »

Veronika Radke

A la recherche de la nouvelle porn star : EMS EROS FILM

On est tous à la recherche de la nouvelle Sasha, de notre premier amour ou de ces filles irréelles croisées dans des rêves qui ne réapparaissent jamais (ou au bras d’un type baraque au regard froid, pas ...Lire la suite »

EMELINE_01

Avril 2013 – Emeline

Née :  1986 Ville : Paris Première image qui t’a servi de support masturbatoire ? Les premières « images » qui m’ont excitée avant internet se trouvaient plutôt dans des romans ...Lire la suite »

stoya la douceur

Stoya à la une

Stoya, la belle Stoya, est cette semaine en couverture du célèbre hebdomadaire new-yorkais « The Village Voice », qui lui attribue le titre de Prettiest girl in New York et lui consacre un article de quatre ...Lire la suite »

anicha white yann barthes

Anicha White, qui es-tu vraiment ?

Sur Twitter, nous avons vu passer un nom. Et encore. Et toujours. Le même. Avec les mêmes mots-clé. Le nom : Anicha White. Le tag : #dediboobz. Intrigués, nous avons voulu en savoir plus sur le nouveau ...Lire la suite »

Jesse Jane Digital Playground Interview

Jesse Jane : « Je suis une femme d’affaires »

A bien des égards, Jesse Jane est exceptionnelle. Véritable anachronisme physique, elle est le pur produit d’une imagerie « Baywatch »  qu’on pourrait croire limitée aux années ...Lire la suite »

Nikita Bellucci © Guilhem Malissen

Nikita Bellucci : « Chaque scène est comme un challenge »

Fraîchement rentrée des Etats-Unis, où elle a eu fort à faire avec, entre autre, les ateliers Kink, Nikita Bellucci, la belle et grande gueule du porn français, vient répondre à nos questions avec sa gouaille ...Lire la suite »

geek-x prod

Geek-X : revenge of the geeks

Les initiatives pornographiques se font rares en France, on compte les boites de prods sur les doigts de la main et aussi étonnant que cela puisse paraitre, très peu s’inspirent d’X-Art et consorts, ...Lire la suite »

Colette Guimond

Rencontre avec Matt Tracker, fétichiste des femmes musclées

Matt Tracker est un fappeur pas comme les autres, son porn à lui c’est les femmes musclées, les culturistes. Une obsession qu’il a développée étant petit et qui fait partie dorénavant de son quotidien. À l’aise ...Lire la suite »

bertrand_morane

L’homme qui aimait les tags

Que ce soit pour ses rayons de soleil, pour l’ouverture de la truite ou tout simplement pour son temps clément. Nous ne sommes pas indifférent à l’arrivé du printemps. Si je devais citer une personne ...Lire la suite »

vine

A la recherche du Vine parfait

Ces derniers temps, j’ai quelque peu délaissé mon compte Twitter pour naviguer dans les eaux troubles et poisseuses de Vine. Pour ceux qui l’ignoreraient encore, Vine est une appli téléchargeable gratuitement ...Lire la suite »

mehdi210

C’est quoi ton porn Medoc ?

Medhi Camprasse, aka Medoc, officie sur NoLife TV, aka la meilleure chaîne pour s’initier aux doux plaisirs de la j-pop. Pour les amateurs, sa voix est synonyme d’une bonne humeur salvatrice dans le ...Lire la suite »

asexuality flag

Asexuel, c’est quoi ton porn ?

Asexuel, mais pas abstinent. Beaucoup des personnes qui se disent « A » ont en réalité une vie sexuelle, seul devant un ordinateur et même en couple. S’ils assument fantasmes et libido, c’est ...Lire la suite »

attack of the 50ft woman movie

La revanche des femmes géantes

One pill makes you larger and one pill makes you small chantait Grace Slick en février 1967 quand l’acide coulait à flot dans les veines de nos parents qui prenaient leurs jambes pour des gratte-ciel ou ...Lire la suite »

Cakes Da Killa Alana Yolande

Cakes Da Killa : « Les rappeurs gays, ça n’existe pas »

Cakes Da Killa saute dans cette rap-scène comme une verge dans le vagin de Sasha Grey. Une technique impeccable et un goût prononcé pour le porn et le lyrisme des tags : il n’en fallait pas plus pour lui ...Lire la suite »

Brèves

david karp tumblr ceo

Quel avenir pour le porn sur Tumblr...
Le monde des Internets est en émoi : Tumblr, l’un de ses jolis jouets vient d’être ...

las vegas fun factory dildo race

Parier comme un god(e)
En France, aller au casino, c’est partir sur la côte, genre Granville, Deauville ou ...

aaron10

How big is your porn?
On le sait, le porn représente plusieurs continents sur la planète internet. Il y a bientôt ...

Art Porn Week

L’Art Porn Week de Berlin
S’il y a bien une occasion pour laquelle vous allez poser des RTT, sécher vos cours, vos ...

belle-de-jour

François Sagat se retire (officiellement)
Difficile pour le public de se séparer de ses stars, que ce soit Sasha Grey ou François Sagat, ...

table ronde sorbonne pornographie interessante

Le porn 2.0 à la Sorbonne
Le Tag passe – pour une très courte période – du fuck à la fac. Plus concrètement, ...

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La B.A. de Cam4
Pour pallier son manque d’argent, garder un toit et nourrir sa femme ainsi que ses cinq ...

Munk Villette Enchantée

Munk all night long release party ! +...
Le pont de l’Ascension arrive, et à part mater des séries affalé dans votre canapé sans vous ...

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James Deen chez Evil Angel
James Deen va devoir s’habituer à manier un nouvel instrument puisqu’il rejoindra ...

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Le magazine Lui renaît de ses cendres
LUI, l’ex-magazine de l’homme moderne fondé par Daniel Filipacchi et Frank Ténot et ...

And so should you

En mai, fappe comme il te plait
Le mois de mai est arrivé, apportant avec lui le soleil, la chaleur, les jolies filles en robes ...

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ClekClekBoom @ la Machine –...
Le label ClekCleckBoom revient à la Machine du Mouline Rouge après deux mois d’absence ...

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Joshua : smells like teen penis
Joshua est mannequin. Joshua est beau gosse. Et comme beaucoup de jeunes éphèbes, il se fait ...

Sasha Grey The Girlfriend Experience

Sasha en Lada
Quel est le point commun entre Sasha Grey et Vladimir Poutine ? Une Lada. Le départ de Sasha ...

Bandeau une Tout le monde tout nu

Tout le monde tout nu 3 : La quête de...
Ce jeudi le collectif « Pas de pitié pour les navets » (cousin germain de Panic! Cinéma, mais ...

20 mar 2012 - Dans : Food Porn

Epic Meal Time

Epic Meal Time : « We make your dreams come true and then we eat them »

Une tête de mort, une casserole et des couteaux de cuisine entrecroisés, la génération MTV a reconnu dans l’avatar d’Epic Meal Time une big fat ressemblance avec celui de son pote Jackass. Cette généalogie iconique, c’est un avertissement : le trash passe derrière les fourneaux.

Ce blockbuster Youtube tenu par une belle bande de bros détourne les émissions de cuisine du droit chemin. L’objectif : préparer sous nos yeux des plats ultra-caloriques dans des proportions démesurées et arriver à les manger. Car comme dans La Grande Bouffe, ils s’empiffrent à la fin mais ont (pour l’instant) la décence de ne pas en mourir. Une vraie prouesse.

Le boss – Harley Morenstein – a notre âge et 130 kilos sur la balance. Il n’est pas chef, mais il vient de Montréal, le headquarter de la poutine. Il part donc avec un sérieux avantage sur tous ceux qui n’ont pas grandi la tête dans un plat de frites arrosées de jus de veau et de fromage fondu. Elevé au Baconator de Wendy’s, aux zaps extra pepperoni et autres deep fried bonanzas, il commence sa carrière dans le food gonzo sur youtube en train de bouffer un burger, un peu comme Warhol. Chacun ses pères.

« We’re about to take sushi and give it a fast food bukkakee »

Oubliez tout de suite le food porn léché des Tumblr de minettes, avec leurs cupcakes colorés, leur mise en scène parfaite, leur scopophilie clean. Montage haletant, bande-son guerrière, Epic Meal Time est un objet hybride certes, mais gonzo quand même. Si l’image est mouvante, la jouissance du regard est immédiate, rapport à l’esthétique amateur et à la dimension immersive de la réal, avec ses gros plans voyeurs sur les ingrédients comme il en aurait été des chairs.

Les mecs d’Epic Meal Time nous balancent justement à la gueule de la chair fraiche, des bacon strips, du fromage qui coule, des bacon strips, du beurre qui fond, des bacon strips, du Jack qui brûle, des bacon strips. Pour fabriquer de tels spécimens, il faut déployer des trésors d’imagination ou être complètement saoul. Généralement, ils font les deux. Leurs recettes sont pourtant toujours appréhensibles, nos esprits arrivent à se représenter leurs concepts : un sushi, des tacos, une soupe à l’oignon, une salade, on sait à quoi ça renvoie, ça résonne en nous. C’est donc sur cette « promesse du genre » que se base Epic Meal Time pour créer des monstres.

Serious porn business

Monstre, monstrare pour la caution latin, terme qui désignait à l’origine les phénomènes qu’on exposait dans les foires, parce qu’ils allaient « à l’encontre de la généralité des cas » nous dit Aristote, « mais non pas à l’encontre de la nature envisagée dans sa totalité». Penchons nous sur le sushi d’EMT pour voir : comme un monstre, il va à l’encontre de la généralité des sushis qu’on a l’habitude de croiser dans le menu C, parce qu’il est visuellement différent d’eux. Pourtant, il ne va pas à l’encontre de la représentation qu’on a du concept de sushi dont font partie des éléments comme la forme en rouleaux découpés, les différences de textures entre ingrédients, la disposition sur un plateau de bois dans la tradition japonaise, l’ajout de wasabi, etc. Des éléments constitutifs de cette représentation que la bande s’applique à respecter dans son fast food sushi. Du coup, si chaque plat préparé devant nous est constitué en monstre, chaque nouvel épisode devient par effet d’association une foire qui le donne en spectacle. En plus court et en anglais, EMT est un peu un freak show. Et pour l’apprécier, le son du compteur de calories nous fait passer des niveaux de cris horrifiés, ce qui a le mérite d’exciter notre fibre gamer en quête d’achievement unlocked.

Everything is a remix

L’épisode le plus regardé de l’histoire du show date de Thanksgiving 2010, c’est le TurBaconEpic, poétiquement sous titré “A bird in a bird in a bird in a bird in a bird in a pig” (79 046 calories au compteur, ticket de caisse : 450$). Il incarne bien la notion de performance au cœur du projet Epic Meal Time. Mais ce qui est vraiment intéressant, c’est qu’il s’inscrit dans une généalogie culinaire. Boursouflés de références, les gars d’EMT vont chercher l’inspiration partout.Le TurbaconEpic  est une référence à une recette connue, celle du Turducken, contraction de turkey, duck et chicken soit une dinde désossée farcie d’un canard, lui-même farci d’un poulet, lui-même farci tout court avec un mélange de saucisse et de chapelure. Ce plat traditionnel typique des états du sud des US, particulièrement en Louisiane, s’inscrit lui-même dans la tradition des recettes gigognes Moyenâgeuses. Quand Morenstein et ses potes s’en saisissent, cet emboitement devient monstrueux. A ce titre, il nous fait penser au rôti sans pareil, recette extraite de L’Almanach des Gourmands de Grimod de La Reynière, critique gastronomique du XIXème siècle, considéré comme l’un des « Pères de la Table » (Sainte Beuve) de l’Occident moderne. Ce fameux rôti était aussi un monstre : 17 volailles en une seule, si j’ai bien compté, la plupart des espèces n’existant malheureusement plus car le temps fait des ravages ma bonne dame. Cela dit, le gourmet précise quand même dans le texte qu’on  « peut varier à l’infini suivant les lieux et les saisons cette manière de préparer plusieurs objets en un seul », ce qui offre à tous les aventuriers la possibilité de revivre la légende.

Référence aux références, EMT est très vite devenu un mème. Hop, d’un coup, c’est bacon strips everywhere, macros qui pullulent sur Google images et parodies qui font pas mal de vues, comme un EMT vegan, un EMT casher et même un Epic Peel Time chez notre cher Annoying Orange. Remix culture baby.

Is sex dirty? Only if done right

Massive Meat Log

EMT éveille ce sentiment trouble de répugnance et de fascination proche des premiers émois porn. Ces plats monstres sont moches, sales, ils puent probablement le graillon et la sueur mais nos yeux ont quand même faim, en veulent toujours plus, plus gras, plus riche, plus grand. Comme pour les scènes qu’on n’oserait jamais jouer dans son lit, les bros cuisinent des plats qu’on n’oserait jamais poser à sa table. On pense à notre panier bio hebdomadaire, à la famine en Afrique, aux obèses à la télé mais on clique quand même sur l’épisode d’après, histoire de purger nos passions fantasmatiques.

La consommation des plats dans EMT est clairement infusée par les codes du gonzo et le temps joue ici un rôle clef. Comme devant un six minutes d’action sur porn hub qui zappe l’histoire de la séduction, les mecs se foutent royalement du temps de la dégustation, de l’appréciation mesurée de ce qu’il y a dans l’assiette, des fourchettes et des couteaux. « Temporalisé, le goût connaît des surprises et des subtilités » disait Barthes, qui aurait pu dire la même chose du sexe dans sa lecture de la Physiologie de Goût de Brillat-Savarin, l’un des textes fondateurs sur la  gastronomie.  Ici, ils engloutissent à pleines mains, ils dévorent, ils s’empiffrent, se bâfrent, regard face caméra avec un air de défi, pour qu’on guette les effets de la nourriture sur eux, comme on guette ceux de la jouissance.

Le traitement des filles dans EMT s’inspire également du porn. Harley maîtrise les dirty words, il les traite de bitches avec son ton de rappeur US, toujours sur le point de te balancer des insanités. Des noms d’oiseaux qu’il coupe d’ailleurs avec des bruits d’oiseaux, en l’occurrence des mouettes. Les hotties arrivent toujours à la fin, au moment de bouffer.Regardez voir cette minute entière (à partir de 00:55) de food gonzo à base de Massive Meat Log. Comme dans les banquets de la Grèce Antique, les plaisirs des sens sont exclusivement réservés aux hommes, à l’exception des courtisanes. Mais elles ne sont pas toujours là, car Harley sait que les filles ont un effet sur les vues, alors il les utilise avec parcimonie, pour que les « pervers comme vous » attendent toujours la prochaine fois. Les mecs les regardent bouffer goulument « tels ces sadiques qui jouissent de la montée d’un émoi sur le visage de leur partenaire » (Barthes encore). Comme dans le porno, la mythologie de l’idéal féminin prend un coup : « On voit communément la femme en état d’amour ou d’innocence; on ne la voit jamais manger » comme si elle avait un « corps glorieux, purifié de tout besoin » (Barthes, décidément). Le porno déconstruit ces représentations élaborées par les hommes en montrant des femmes qui aiment ça. De la même manière, ici, on voit la femme qui se rempli le bide jusqu’à en vomir et qui digèrera comme les hommes, probablement d’ici deux heures, avec tout ce que la digestion implique.

Je vous laisse sur ces considérations physiologiques.

Bitches

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