Kristina Rose : rage anthracite
Tu vois Mikko, les gens confondent souvent violence et intensité, c’est comme vulgarité et grossièreté, il existe une frontière subtile qu’il s’agit de ne pas franchir. La subtilité ce n’est pas ce qu’on fait de plus simple dans le porno, le plus souvent c’est tout ou rien. Il n’y a pas tellement de place pour l’anthracite. Tu sais, ce gris si bien chanté par Gainsbourg, un gris qui tend désespérément vers le noir, d’une profonde intensité. Il court vers lui, mais pour rien au monde il n’y mettrait les pieds, il aurait trop peur de se salir. Plutôt ambigu pour ce qui est censé être la couleur du charbon ; mais tu vois c’est ça la subtilité, c’est effleurer un état.
Tout contre moi tu t’agites
Dans une rage anthracite
Mais qu’importe si tu mords
Je veux ton âme et ton corps
Belle entrée en matière, très cher Gonzo. Tu y soulignes, à mots couverts et à raison, l’indigente banalité de la quasi-totalité des productions de notre domaine de prédilection. Où trouver la jouissance, la vraie, dans cette infinie succession de scènes blafardes, molles et dépourvues d’âme ?
Cette jouissance vers laquelle nous tendons tous, je l’ai cherchée pendant très longtemps dans la sphère porno, sans succès. Nul besoin de nous envoyer dans des décors hors-norme ou d’atteindre le contre-ut sans fausset, pour toucher au réel. Gonzo, je suis las des simulations abrutissantes et de l’excès d’artifices. Je veux de la fougue, de la joie, du foutre mêlé aux rires et aux larmes, je veux un porno flaubertien ! Je crois l’apercevoir au loin, dans le clair-obscur d’un sous-sol anonyme…
Bitume & Amour
La perspective donnée par ces poteaux, un décor qui plairaît sans doute au regretté JG Ballard. La lumière est crue et grossière, la caméra est à l’épaule, on pose la scène dans son plus simple appareil. L’essentiel reposant sur ces deux monstres du porn ricain, l’infatigable jouisseuse Kristina Rose et notre fierté nationale Manuel Ferrara. Ces deux êtres qui créent une entité supérieure par la force de leur union. On est en pleine puissance triangulaire, et tu sais bien que je suis attaché à cette forme. En temps normal, tu as deux personnes qui se cognent dessus, c’est honnête, c’est pratique, c’est un support. Ici on est propulsé bien au delà, la pointe du triangle qui se forme au dessus de leur tête est clairement l’amour, je ne peux pas croire en autre chose.
D’un côté tu as Kristina qui supplie Manu de lui dire ce qu’il doit lui dire, comme un couple qui se déchire et veut se prouver une dernière fois qu’ils peuvent s’aimer. Et de l’autre Manu, sûrement un peu gêné qui lui susurre des mots incompréhensibles. Pour résumer la scène, leur amour physique est violent mais l’intensité de leur amour sublime le tout. Comment ne pas avoir des frissons quand Kristina lui hurle « I love you, I love you, I love you » ou quand elle le supplie de ne pas jouir car après il ne pourra plus la baiser ? Elle cherche l’éternité de l’instant. J’avais au début ma main fort occupée, et j’ai dû m’arrêter, je devenais complètement voyeur de la scène. Le caméraman lui-même se recule au lieu d’avancer. C’est très troublant.
14e minute, le choc
Je comprends ce trouble qui t’envahit en voyant cette union charnelle sans commune mesure se dérouler sauvagement devant nos yeux jadis blasés. Un grand moment de cinéma, j’ose le dire, où la pyramide tend vers le point d’horizon où disparaît le soleil. Quel tableau que de voir l’invincible Ferrara décontenancé face à la voracité sans limite de Kristina Rose, mais pas pour autant dépassé par les évènements. Se rend-il compte qu’il est en train de parvenir à son apex ? C’est effectivement entre ces piliers de béton que se joue le climax du porno US, nous sommes au cœur du temple ionique, celui de Kristina-Niquée. Elle squirte, il l’a au creux de la main, l’esclave gémissante prend l’étalon en bouche comme si sa vie de vestale dépravée en dépendait. Kristina veille au foyer qu’elle a allumé en chacun de nous, elle incarne le feu sacré. Avec elle, nous dépassons le cadre du hardcore, on touche au passionnel, à l’Amour, car elle ne baise plus notre prêtresse du bitume, elle fait l’amour. L’Amour avec un grand X cette fois, ce X que Gainsbourg dessine dans le dos de Samantha avant la petite mort.
Et quand il finit par éjaculer sur le corps en fusion de Kristina, elle retourne au casse-pipe et passe sa langue sous le prépuce, ultime métaphore. Manuel a Kristina dans la peau, et moi aussi, Gonzo, moi aussi…
Kristina Rose s’offre entièrement
J’ai aussi remarqué cette langue sous le prépuce. C’est l’ultime effort, l’extrémité du triangle qu’elle effleure de sa passion. Puis ils s’embrassent tendrement, la pointe s’est transformée en jetée où leurs pieds se sont tournés vers l’infini, plus d’hésitation, ils plongent leur regard au loin et se laissent couler. Ça peut te paraître un peu niais de dire ça, mais j’ai été touché par cette fin, j’avais envie d’être eux. J’avais envie de retrouver l’amour. J’avais envie de fusionner dans un déluge de regards.
C’est le moment de citer l’intéressée, elle répondait ceci il y a peu sur le blog de Dorcel, ce qui m’a mis la puce à l’oreille :
« Kristina Rose : Ma scène avec Manuel Ferrara dans “Kristina Rose is Slutwoman” produit par Elegant Angel est de très loin ma scène favorite. De nombreuses personnes savent que le lien qui existe entre Manuel et moi est incassable et dans cette scène, nous sommes réellement passés au niveau supérieur. Je n’ai jamais été baisée comme ça auparavant, même pas dans le privé. Je n’oublierai jamais cette journée.”
Nous non plus on ne pourra pas oublier cette scène, elle emmène le porno là où il n’arrive pas à aller : à la sincérité. C’est quelque chose de baiser comme une machine, c’est bien autre chose de vraiment baiser quelqu’un devant une caméra. Mais je n’arrive pas à me branler devant, on touche peut-être ici à une frontière psychologique, jusqu’où le regard peut aller sans se sentir gêné ? Pourtant je suis assez voyeur de mon état, mais là, j’ai l’impression de ne pas être à ma place. Pas toi ?
Laissons-les
Oh moi, tu sais Gonzo, j’ai la braguette ouverte et la gâchette facile. Mais je te l’accorde, rarement je me suis senti aussi voyeur. La tendance est au POV, à la 3D, tout ça pour nous faire plonger dans la grande illusion : l’actrice qui nous parle, qui nous suce. On s’y est habitués mine de rien, on commençait à y croire à notre Videodrome, donc forcément, quand on voit un couple qui s’éclate sans se préoccuper du reste, cela nous renvoie au mieux à nos grands moments de sport en chambre, au pire à notre violente condition de branleur.
Je vais te faire une confidence, de celles que l’on répertorie dans le dossier « secrets d’homme », oui je te le dis à toi, mon petit angelot, cette scène m’a touché car elle témoigne de ce qui peut se passer entre deux êtres en osmose parfaite. La caméra a disparu, le bitume s’est fait velours, Manu et K-Rose laissent libre cours à leurs pulsions, tu as raison Gonzo, nous ne sommes pas à notre place, nous ne regardons plus une scène porno, nous nous sommes déjà trop appesantis. Laissons-les rire tous les deux, de notre malaise. C’est comme si on avait oublié ce que c’était de s’extasier sans état d’âme, il aura fallu ces deux anges élégants pour nous le rappeler… Putain, Gonzo, lâche donc ta plume, on sort ce soir, on va retrouver l’amour même s’il ne dure qu’un instant, avant qu’il ne soit trop tard.
Mikko, viens on tourne comme des âmes en peine, de bar en bar dans la rue des illusions perdues. Laissons nos amis avec cette vidéo qu’ils comprennent notre impuissance. Ces deux-là sont au sommet de la pyramide du porn, représenté par Pierre Soulages et son outre-noir, un « peintre-passion » pour le climax du porno ricain. Nous sommes en pleine rage anthracite Mikko, nous sommes perdus. Le triangle, l’anthracite, comment t’expliquer, je me sens tout petit.
Extrait de Kristina Rose is Slutwoman, sorti chez Elegant Angel. J’ai mis l’extrait en entier, ça sera notre petit secret, ne leur dites pas. Merci.





































c’est du bon boulot les gars !
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Tant mieux parce que le like facebook fait défaut présentement !
Cet article, c’est un peu comme si vous aviez arraché une plume de cet ange qu’est K-Rose et que vous aviez écrit avec la semence de Ferrara en guise d’encre. Une douce mais virile giclée poético-pornographique.
Merci
SpongeJack
On est comme ça au Tag, on a un petit coeur de colibri qui bat fort.
Tigre de papier, je comprends mieux cette mention figurant dans mon bloc note I phone « Kristina Rose is a slutwoman. La scène avec Manuel Ferrara (dans le parking) »
Merci,
Après visionnage, l’érection encore perceptible, je viens rendre hommage à votre prose et à cette pépite du porn.
Dans votre article messieurs, le passage sur la recherche du frisson a retenu mon attention. A la recherche de la perle qui te fera partir sans prévenir, la minute intense qui électrocute tes synapses. Ce passage résonna toute la journée dans mon esprit, forcé d’attendre sa fin de journée de travail, espérant retrouver ce que je chine depuis des mois sur l’immense brocante interdit aux mineurs qu’est l’internet.
Comme vous l’avez décrit, c’est bien de cela qu’il s’agit, après plus de 15 années à observer ce porn game. C’est ce que tu recherches, le genre de scène que tu te réserves pour le soir de ton anniversaire. Comme un premier shoot d’héro tu exiges ces quelques secondes de bonheur, sans jamais en retrouver l’essence…
Autant vous dire que j’ai donné ce que j’avais de meilleur pour ce porn.
Maintenant errons ensemble.. tout petit.
Message pour les producteurs qui commencent déjà à trembler. Le caractère exceptionnel de cette scène rend exceptionnelle sa diffusion, il n’y aura pas d’autres « rip » de ce genre sur le Tag. Rassurez-vous.
WOW. Juste WOW (à la fois pour l’article et la scène). T’was fucking intense. J’ai pas pu décoller mes yeux de l’écran pendant 35 minutes. Thanks guys.
Je vous laisse, je m’en vais marcher dans une forêt sous la pluie en réfléchissant au sens de la vie.
Vous savez, on avait quand même au fond de nous un doute sur la puissance de cet article/vidéo, on est convaincu d’un truc maintenant, on vous aime.
« - Blog Dorcel : Est ce qu’il y a une question que l’on ne t’a jamais posée et à laquelle tu aimerais répondre?
- Kristina Rose : Question “Kristina, est-ce que tu veux baiser avec moi S’il te plaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit”, signé Bob Saget. Réponse : OUI »
Cette réponse de l’intéressée mériterait une enquête approfondie (cf. Bob Saget dans Entourage, aussi).
Elle est tellement tellement.
C’est bon, on peut changer la Profile Pic de la Fan Page ?
Si elle gagne aux AVN oui
Merde, moi j’avais lancé la vidéo innocemment, j’l'avais même laissée charger en regardant une autre vidéo inutile fraîchement téléchargée, c’est dire si j’ai sous-estimé. Et là c’est le choc, bim. S’il ne semblait pas y avoir ici une bande de mec dans le même état je me dirais que j’suis trop une putain de meuf pour être toute émue comme ça.
Merci. Et maintenant je suis amoureuse d’elle.
Merci pour l’extrait et bravo pour l’article !
Les filles commentent plus que les mecs, j’aime ça.
C’est puissant, violent, c’est beau. Merde les mecs, refoutez-nous du porno chirurgical, sinon je vais chialer.
Merci (35 minutes hors du temps)
perso je suis pas fan des délires de domination du genre claque dans la gueule en introduction, mais la scène est vraiment dingue et pour le coup, on sent que rien n’est joué, tout est vécu à 200%. en fait toutes les scènes porn devraient être une déclinaison de cette osmose. le reste parait bien fade après.
C’est la quatrième fois que je revois la scène, je suis à chaque fois sidérée et en même temps très enthousiaste, je ne connais pas très bien les films porno (j’ai pas grandi avec), mais quand ça ressemble à ça, c’est carrément fou ! Je ne sais pas si je me fourvoie en disant que j’y vois de la poésie
Voilà donc que le porn sort du porn. Transcende ce qui le fait fructifier tranquillement depuis le tout début et que le gonzo et autre POV exploitent depuis quelques années déjà : ce voyeurisme qui veut tout voir sauf lui-même.
Là c’est autre chose. La mise ne scène qui se détend rapidement, les fioritures merdiques qui devraient nous rassurer sur l’irréalité de ce que nous nous apprêtons à regarder, les supports habituels du « vous inquiétez pas, on fait semblant, vous n’craignez rien : rien de réel », bref tous ces prolégomènes pour une branlette innocente devant les pires crasseries qu’un corps peut donner quand il se donne les moyens explosent avant même que les hostilités ne commencent. Là c’est du pur qui s’présente. La ligne, seulement la ligne. L’essentiel. Je pense à mon père qui me disait que le beau, c’est le plus simple, et c’est aussi le plus difficile à trouver (il est poète parfois mon papa).
Pourtant ça commence pareil, les plans sont les mêmes et le scénario n’a rien de bouleversant. Non, c’est ailleurs que cela se passe. Un peu comme la pensée qui ne peut pas se réduire à la seule somme des synapses qui la compose pourtant ; il y a là un événement. Quelque chose advient. Quelque chose de brutal que sans votre texte, petite introduction très touchante, j’aurais probablement pris en pleine gueule. Une création. Un lien. On n’est plus dans le cul. Plutôt non, on n’y est dedans, en plein dedans comme jamais. De l’humanité pure jus. « La douceur qui fascine et le plaisir qui tue » disait Charles.
C’est bien là l’étrangeté du truc : si on défini le porn comme moyen de supporter le fantasme et d’arriver plus ou moins rapidement à faire monter la pression, il n’a en rien besoin de toute idée de profondeur. Au contraire, celle-ci ne pourrait que faire appel à la notre, cette condition un peut pathétique du branleur solitaire et risquer les reflux. Parce que c’est rarement aéré, le profond. Comme je le disais au début, le contrat qui lie l’acteur et les centaines d’yeux et de mains droites ou gauches qui vont frétiller fébriles au rythme imposé par l’avatar, c’est : permets moi de voir sans ne rien me renvoyer de réel, je risquerai de me voir tel que je suis là, réellement. La réalité crasse a parfois besoin d’être cachée derrière un rideau où tout est possible. Mais ce n’est justement qu’un rideau, fine pellicule, membrane opaque qui se suffit à elle-même et ne se gratifie d’aucun au-delà.
On entre progressivement dans un univers qui est autre. Les peaux en action résonnent avec la notre. Les frissons nous touchent. Les pupilles s’ouvrent, les gestes sont attentionnés. La sueur perle à mesure que l’acte se consume. Et puis ça parle, vient nous chercher dans nos expériences vécues. Pas besoin du regard cam genre « je sais que tu es là… ». Bien au contraire. Ça symbolise, suggère.
Merde, c’est la première fois que je pense à ma propre existence en voyant un porno. C’est même plus du voyeurisme. C’est du jeu, comme dans les bons films. Comme sur certaines planches. Le porno peut donc être un art, figurer quelque chose d’une vérité existentielle. Le porno peut dire autre chose qu’une rapide branlette entre deux trucs.
Merci pour ça. Je savais bien que c’était possible, que rien a priori ne pouvait empêcher que ça existe, sinon la lourde flemme de producteurs et l’ignorance et la frigidité des acteurs.
Pour répondre à ta/votre question dans ce post… Oui moi aussi, en regardant cette scène, je me suis sentie « de trop ». Au fil des minutes, le jeu s’estompe pour laisser la place au vrai, à la sincérité de l’énorme queue de Ferrara dans le petit trou de Kristina… Scotchée devant mon écran, je suis suprise à serrer les fesses tout en mouillant. On dit souvent que l’érotisme des uns fait la pornographie des autres et que rien n’est plus fragile que cette frontière entre l’impudeur et l’obscène… Mais là, je ne saurais dire ! Mais putain ! j’ai vraiment ressenti la rage qui te déchire le ventre pour t’arracher les tripes et le coeur.
(Cher Gonzo tête d’ange, j’ai posté un tracks de Nina Simone remixé sur Duel, je ne sais pas si tu le connais ?! Ecoute le jusqu’au bout, il tue)
Du bon ce remix
Hé, Meuf.
Oui toi, élément isolé sur qui la sauce ne prend pas …
Tu croyais qu’il n’y avait que toi. Du coup t’osais pas le dire.
Détends-toi, je te rends ta voix.
… C’est quoi en fait le problème ??
Tu sais pas. A la base tu es plus que bien disposée.
Tu sais bien que tu devrais mouiller grave, on t’a prévenue dans le texte que ça serait comme ça . D’ailleurs c’est vrai que tu mouilles en fait, rien qu’à cause de Manuel Ferrara.
Ce gars, il a tout : super bite, super technique, tout le vice qu’il faut mais enveloppé au cas par cas dans une tendresse hypnotique si jamais la fille est OK sur ce registre-là. Bref, de tous les acteurs X qui trainent sur le marché, je le considère comme le plus éminemment matable.
Au fond je m’en cogne de sa partenaire.
Si elle est du type transparent, on l’oublie et on veut juste être elle à la place.
Si elle est charismatique et bien bitch, on admire et on s’identifie, respect, enfin sauf que dans la vraie vie on n’est même pas cap’ mais c’est pas grave, le porno c’est à ça que ça sert aussi.
Mais Kristina Rose, quoi.
Quand je vois cette minette avec ses petites cuisses de bébé toutes tendres moulées dans latex et filet, ça me fait tout bizarre, déjà visuellement.
Je la trouve limite attendrissante, déguisée comme ça, vaguement ridicule mais touchante, on dirait une Mercredi Addams qui aurait piqué les fringues de Franck N’Furter pour aller faire sa grande mais qu’aurait l’air de rien, juchée comme ça sur ses godasses de stripteaseuses …
De base je lui donne sa chance. je l’ai déjà vue dans de bonnes scènes. Celle-là, aussi je vais la mater et je vais la kiffer si je peux, et même peut-être plus qu’une autre, parce qu’elle est spéciale, comme on m’a dit.
Mais presque tout de suite, je comprends que nan.
J’ai la sensation que ses larmes et ses halètements « du fin fond de ses tripes » arrivent trop tôt. Pour moi, pleurnicher comme ça, c’est quand on en chie grave.
OU, mieux, quand on est ultra, ultra, émue, après avoir été ultra, ultra bien baisée pendant au moins quelques minutes.
Donc est-il vraiment possible d’être déjà en mode « je suis allée au bout de moi-même » alors même que la scène commence à peine?
C’est con, mais pour moi, ça fonctionne pas.
Et de cette incapacité primale à accepter ce contrat simple, duquel doit découler la magie de la scène qui suit, provient ma déception. La collaboration requise entre le spectateur et la scène ne se fait pas. Que dalle.
Alors j’ai bien compris que ce que je vois c’est censé être l’absolue sincérité, celle d’au delà du porno, au delà de la frigidité coutumière des acteurs qui parviennent si rarement à atteindre ce niveau d’intensité et d’honnêteté.
Soit. Mais ça me fait rien et ça me désole. J’ai l’impression que c’est du fake, comme d’hab, sauf que c’est moins fun que d’hab.
Je regarde ma petite dodue se faire limer par les 3 orifices en minaudant comme une chatte qui feule, et je reste de glace ou presque. Je vois bien qu’elle kiffe et je suis contente pour elle. Mais au fond je me fais chier.
J’ai même pas l’impression d’être en trop, ni de voir quelque chose qui n’appartient qu’aux 2 protagonistes que je ne devrais pas voir. L’osmose parfaite, tout ça, peut-être.
Mais moi, au fond je me fais toujours chier.
Bon, nan, ok, je mouille grave quand même.
Mais c’est bien grace à Manu.
Je pousse le curseur et je finir par mater la scène en accéléré.
Je relis l’article, les commentaires, et je me sens comme la meuf qui sait pas reconnaitre un St-Emilion Chateau-sa-mère de 1983 dans une assemblée d’oenologues esthètes super calés.
Je me sens vaguement dans la loose.
J’ai l’impression que je rate un truc, et qu’il faut persévérer.
Je rappuie sur PLAY.
Merci Pomme Sawyer c’est exactement ca !
Rien de transcendent pour moi, je me suis fait chier pendant 35minutes (en fait seulement 10 du fait d’avoir cliquer tellement le debut est saoulant et faux)
Un mec.
Oh le beau commentaire de Pomme Sawyer! Content de voir que tout ça vous inspire.
Je vous rejoins. On est beaucoup à avoir eu l’espoir de tomber au détour d’une vidéo sur un vrai moment fort de baise (peut-on à ce niveau parler de simple « porno »?). Merci pour cette vidéo que l’on m’a vivement recommandé.
Je vis ça comme un nouvel espoir dans le cinéma porno.
C’est loin d’être la seule scène émouvante avec du VRAI.
L’amour et l’intensité dans le porno, c’est pas un truc nouveau et inédit, « un nouvel espoir » pour le futur, c’est un truc qu’on peut trouver si on cherche aux bons endroits.
Clairement Manuel Ferrara a un don pour ça, je suis complètement amoureuse de lui et j’ai envie d’être à la place de Kristina quand je mate cette scène.
Mais Nacho Vidal a fait des trucs assez beaux aussi, notamment avec Belladonna.
Hum très chouette vidéo parce que ca rappelle du vécu. Savant mélange de faux voyeurisme et de vrai professionnalisme.
Je pense qu’elle joue au début et le trip « gifle » pas mon délire en revanche elle bascule à un moment donné & là ca devient bon parce que j’ai pu m’identifier.
C’est bon de voir une scène comme celle là. Une scène qui met en scène l’alchimie de deux corps qui ne veulent que de la baise quand ils sont ensemble. Des cris, des soupirs, le coeur qui s’accélère, de la sueur, du liquide, et des mouvements de reins insoupçonnés jusqu’alors. Devenir chienne juste parce que c’est lui. Je vous le souhaite à toutes.
Le revers quand on perd un tel partenaire? On retrouve jamais un tel étalon mais putain ce que c’est bon de toucher les étoiles au pays du sexe, se faire baiser comme jamais plus.
c’est pas un anal à 5:49 ???
si oui c’est un perfect!!
Merci. Un article sur un sujet que j’aime écrit avec talent.
Merci
Putain j’ai failli pleurer.
Je suis loin d’être experte ou grosse consomatrice de porno, mais pas besoin pour se prendre une méga-claque par la gueule.
Vous avez déjà tout dit. Un grand, beau moment de cinéma (oui, parfaitement), une émotion incroyable, un moment de baise magnifique…
Nous sommes en effet tout petits.
Bon sang ! Article et vidéo à envoyer direct parmi les GOLD !!
Magnifique vidéo…
« Pour résumer la scène, leur amour physique est violent mais l’intensité de leur amour sublime le tout. » Merci pour l’article.
L’article m’a donné envie, à 6h du mat, de regarder le film.
Je n’ai pas encore tous les mots dans l’ordre pour dire l’effet… Mais je vous rejoins, en tout point. Absolument sublime. Merci pour la découverte.
notre best seller…! En espérant pouvoir tomber sur d’autres vidéos de ce genre, mais Kristina Rose se lâche vraiment dans ses vidéos, j’ai aperçu un gif sur tumblr où elle tombe dans les vapes avec James Deen… woutch ! Je vais essayer de récupérer ça.
Pour info technique, sur Mac avec FireFox dernière version à jour, le site s’ouvre sans me demander si je suis bien adulte. Je pense que c’est pour ça que la video ne s’affiche pas du tout (mais les photos oui !).
Par contre sur Chrome, tout fonctionne !
En fait y’a un système de cookie pour le disclamer, c’est normal, il se souvient de toi. Si la vidéo marche pas c’est surement à cause de Firefox et sa gestion mystérieuse du HTML 5…
La référence à Pierre Soulages est néanmoins fantastique, autant que le côté humain de Manuel quand il baise.
Presque 2 ans après, ça fait donne toujours une belle claque (au coeur, aux fesses, au cerveau) de le voir, et en entier! Magique! Mythique!
*fait (j’en perds mes mots hum hum)
Mouais… Je vois surtout une meuf qui si elle est sincère, est complètement pommée « i wanna be yours i wanna be yours i wanna… ». C’est surtout ça qui la rend dérangeante pour moi.
C’est assurément la meilleure scène de porn jamais vue de ma vie. Je ne sais pas si on peut encore appeler cela du porno d’ailleurs…
Parce que ça m’a beaucoup plus émue qu’excitée.
Quant à l’article…
Merci.